‹ La réciprocité [microforme]Chapitre 3 sur 6 · LES AUTRES INTERETS NATIONAUX · texte numérisé non relu

LES AUTRES INTERETS NATIONAUX

Je n’ai parlé jusqu'ici que de lagri* … culture parce qu'elle est l'intérêt du … plus grand nombre et le plus important. »

Mais il ne faut pas croire que c'est le seul qui profiterait de la réciprocité; au contraire, tous en bénéficieraient,

A la seule exception des animaux et de leurs produits, nous expédions une beaucoup plus grande partie de notre … production aux Etats-Unis qu'en terre, comme le téwoïgne le tableau vant de notre commerce avec Ces deux pr pendant l'année expirée le 30 juin

UNercre lentes 402839, 519,940

dire que nous vendons pour 6 de rpg de nos pt le ais de plus que nous ne vendons ngleterre. Qui peut prévoir l’ex-

19 développement que chacun de

qi affectent toutes les pars du Canada, prendrait sous ‘ l’opéraw.d'un traité qui abattr:it toutes les barrières ? En peu d'années, nous aurions agaéle terraia perdu depuis 1866, notre marche vers le progrès et le une prospérité qui n'aurait d'exemple que celle des Etats de l’ouest.

. Le Canada a fait des sacrifices qui ont 606 rendus stériles par la politique étroite du gouvernement canadien, Des *\céntaines de millions ont été dépensés pour la construction du Pacifique, et ce- . pendant, les Territoires du Nord-Ouest ne sont ni peuplés ni cultivés: le creu- « sement des canaux a coûté 30 à 40 mil- … lions; ils trausportent moins de farine et de blé qu'ils n'en transportaient il y à quinze'ans : l'Intercolonial a été cons-

Léruit.au prix de 45 millions; il s’en faut d'un million par année qu'il paie ses vrais d'exploitation sans jrrler de l’intérêt sur le capital qu'il a soûté.

Ouvrons les avenues an commerce, rompons les barrières, laissons les affaires suivre leur cours naturel, soyons de notre temps et de notre continent, re:uplagons los utopies par la raison, les rêves par la . réalité, secondons jes intentions de la

Providence et notre Canada chéri war- 2 chera d'un pas ferme et rapide vers ses

grandes destinées, ‘ | LES OBJECTIONS

. Nos adversaires, qui vont témoigner Un grand amour pour la réciprosiis,s'em-

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114 q autant que l'Europe, ses proléts travail peu ou point réaumé à bon marché sont concernés, Eu laissant circuler librement les produits du ro et ooux des Etats-Unis dans les nous conservons réciproquement À droit de faire les tarifs que nous voudrons contre les autres puissances qui se treuvent dans des conditions écenowiques différentes. Nous devrons évidemment garder un tarif protecteur, parce nous voudrous conserver et notre propre marché et celui des Etats-Unis,

20 Cela va ruiner nos wanufactures,

Quelle erreur ? Il faudruit commencer par démontrer que le Canada v'offre pas aux manufacturiors des avantages aussi nombreux et aussi importants que les Etats-Unis. Or c'est tout le contraire qui est vrai.

Nous uvons les plus beaux, les plus puissants pouvoirs d’eau du monde ; nos chemins de fer et nos riviñres navigables sillonnent le pays en tous sens, nos ponts et nos mines sont d’une richesse incaloulable, notre fleuve offre le plis court et le meilleur chemin entre l’Europe et l’Amérique, les travailleurs canadiens sont re-

nowmés pour leur iutelligence,leur amour.

du travailleur frugalité, qualités qui les fout rechercher dans tous les ateliers des Kitats-Unis ; nos machines sont des derniers modèles, Elles nous viennent des Etats-Unis.

En quoi donc pouvons-nous craindre ls concurrence de vos voisins ? Ils viendront chez nous, nous 1rons chez eux, et s'ils uous apportent les capitaux uécossaires pour développer le pays, exploiter vos immenses ressources, qui aura le droit de s’en plaindre ?

Déjà d’ailleurs, ce préjugé se dissipe ; une bonne païtie des manufacturiers désirent la réciprooité dans les objets uanufaoturés et se déclarent prêts à eutrer en conr“rrence avec les Américaius sur leur propre terrain,

Cela ne doit pas surprendre lorsque Jon songe que malyré toutes les entraves,

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