‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 117 sur 480 · Registres consulaires, t. III, p · texte numérisé non relu

Registres consulaires, t. III, p

15g UN SIÈCLE DE VIE ECCLÉSIASTIQUE EN PROVINCE

Depuis trente ans^ cette sainte femme était alitée d'une maladie étrange et incurable^ De violents tremblements et des agitations dans tout le corps, l'empêchaient de manger et de boire. La communion, qu'on lui donnait tous les jours, était devenue son unique nourriture et son seul remède. La sainte hostie n'était pas plutôt suc sa bouche, que les émotions et les tremblements cessaient. L'évêque de Limages et son ami admirèrent la vie et les actions surprenantes de cette c nouvelle thabite 3», ils la consolèréht dans ses peines, et lui procurèrent tous les secours spirituels qu'elle pouvait attendre d'eux. Elle obtint ainsi de notre prélat, d'avoir dans sa chambre, près de son lit, une petite chapelle et un autel, sur lequel un prêtre lui disait tous les jours la sainte messe, et consacrait l'hostie dont il la communiait ^.

Charles de Lévis épousa en 1645, Marie de la Guiche, fille du maréchal de ce nom. Cette femme, des plus distinguées par sa naissance et ses vertus, fut uqe bénédiction pour sa nouvelle famille, et une vraie providence pour le Limousin. Douée d'uneâme d'apôtre, elle catéchisait divinement la noblesse et le peuple de ses terres 2.

La mort prématurée de Charles de Lévis, décédé à Brives, à l'âge de quarante-neuf ans, le 18 mai 1649, fut un deuil universel dans la province de son gouvernement. L'évêque de Limoges, son ami, se fit un devoir de lui rendre des honneurs extraordinaires. Le ÎK) mai, le corps dit gouverneur fut porté dans l'église d'Egletons, paroisse de Ventadour, et ensuite à Ussel, où le duc faisait habituellement sa demeure. Le chapitre et la paroisse d'Eymoutiers firent, le même jour, un service solennel. Celui de la cathédrale de Limoges, que présida l'évoque, eut lieu le 11 juin 3. Le lendemain, il y eut, à Saint-Pierre-du-Queyroix, musique, chapelle ardente et oraison funèbre du gouverneur, qui fut prononcée par le P. Etienne Petiot, Jésuite de Limoges. Notre prélat assista à la cérémonie funèbre, en la dite église ; et Messieurs du présidial vinrent prendre les consuls de Verthamon, de la Fosse, etc.. en la maison de ville, pour s'y rendre ensemble *.

François Christophe de Lévis, duc d'Anville, frère puîné de Charles et gouverneur du Limousin, après lui, vint à Limoges, pour la première fois en 1650, et ne voulut pas, qu'on lui fît d'entrée solennelle, ni d'honneurs extraordinaires. Il logea à l'évêché, et accepta la dédicace de quelques thèses de théologie, qui furent soutenues aux Jacobins de cette ville et auxquelles il assista, accompagné de « M. de Limoges. » Après quelque séjour, il alla à Uzerche

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