RÔLE POLITIQUE DE L'ÉVÊQUE DE LIMOGES, HENRY DE LA MARTONIE
h Sous le règne de Henry m.
A. Promotion à Vépiscopat de Henry de laMartonie. Portrait dupréUU.
L'abbé Henry de la Martonie était depuis deux ans seulement doyen de la cathédrale d'Amiens et il portait le titre honoririfique d'aumônier ordinaire du roi et de la reine^ quand, moyennant une résignation réciproque et conditionnelle en faveur de Jean de Laubespine de l'abbaye de Saint-Just, près Beauvais, qu'il tenait en commende, il reçut de ce prélat en échange (mal 1587) le siège épiscopal de Limoges. Le roi Henry III consentit à cette permutation en faveur du doyen d'Amiens, sur la recommandation de la duchesse de Montpensier *. Cette princesse, fille de François de Guise et femme (depuis 1570) de Louis II, duc de Montpensier (branche de Condé), jouissait alors momentanément à la cour d'un puissant crédit, que lui valaient les victoires de Henri de Guise, son frère aîné 2,
Le nouveau prélat avait la qualité de « prêtre du diocèse de Périgueux », quand, c sur la présentation du Roi très chrétien », le cardinal de Sainte-Croix, ancien nonce, chargé des affaires consistoriales du royaume, le proposa officiellement pour l'Eglise de Limoges vacante par cession. Le pape Sixte-Quint l'institua canoniquement pour le gouvernement de ce diocèse dans le consistoire secret, qui fut tenu au palais apostolique du Quirinal, le jeudi 13 juillet 1587 3. Le même jour, on expédia de Rome au prélat ses bulles de provision épiscopale.
La cérémonie de son sacre eut lieu peu de temps après la réception des bulles *. L'évêque de Limoges nomma ensuite à Paris, le 12 octobre 1587, l'abbé Joseph de Julien comme vicaire général ^. Le 25 du même mois, l'un des amis du prélat, François Rose, chanoine d'Amiens, en faveur duquel il résigna bientôt sa dignité de doyen de cette Eglise ®, prit possession en son nom, à titre de procureur, du