‹ La réforme de l'arméeChapitre 24 sur 142 · D'après les proportions ci-dessus, il faut · texte numérisé non relu

D'après les proportions ci-dessus, il faut

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Pour 18 corp, d'armée . . . . j ,î| ^'H^'^i,^^!!,'^ âeli \ *« Pour 4 divisions de cavalerie à 2 batteries à cheval de 4 8

Total 314

11 serait prudent d'avoir 10 batteries de remplacement; ce qui porte le total à 324.

L'artillerie actuelle de la ligne et de la garde en possède 232 : ce serait une augmentation de 92. II est facile d'y arriver sans grande dépense.

Fusion du génie et de l'artillerie.

1 52. 11 paraît temps de revenir à un système ancien et très-préconisé de nos jours , la fusion du génie et de l'artillerie, dont les fonctions se touchent par tant de points. La solution de cette question par l'unification produit une grande simplification dans les rouages de l'armée, et surtout une économie considérable, sans que le service en souffre. Les sapeurs des régiments remplaceraient les compagnies divisionnaires du génie, et, en cas de siège, les bataillons d'ingénieurs fourniraient le personnel spécial nécessaire.

Orgeaisatloo du corpi unique de rartillerie.

153. L'artillerie aurait à pourvoir en guerre aux services ou fonctions suivantes :

1' Les opérations géodésiques et topographiques d'un ordre élevé (le corps d'état-major étant supprima, comme il a été dit article 1 i 1 et suivants);

2* L'établissement des ponts de tous genres ;

3* La réparation des chemins de fer en campagne;

4* L'établissement ou la réparation des télégraphes;

5* Les travaux de siège;

6* La direction de la construction d'une partie des ouvrages de campagne ;

7* Le service des batteries de toute sorte.

Elle y ajouterait, en paix :

8^ La direction ou la surveillance de tous les établissements de confection d'armes^ de munitions et de voitures de toute espèce ;

9^ La direction de la construction, de la réparation et de l'entretien de tous les établissements militaires et des fortifications.

La mission de l'artillerie se simplifiera notablement par l'emploi, plus étendu qu'à présent, de l'industrie (art. 25 et 87). Les officiers des corps de troupes suffiront à la remplir, en temps de paix, comme il est dit article 22, et comme il sera expliqué article 167.

Les compagnies d'ouvriers, d'armuriers et d'artificiers, commandées par des officiers, n'existeront plus (art. 37). Les ouvriers nécessaires seront attachés aux établissements, mais ne formeront plus des compagnies.

Pour la bonne instruction des troupes et de leurs officiers (voir art. 52), il faut que l'artillerie soit en permanence, durant la paix, dans les divisions et les corps d'armée, comme elle doit l'être en guerre. On est donc conduit à créer, dans chaque division, un régiment d'artillerie divisionnaire, à 5 batteries. Ce nombre de batteries entraîne un personnel de 550 hommes et de 500 chevaux sur le pied de paix, et excède de beaucoup l'importance d'un régiment de cavalerie.

Dans chaque corps d'armée, il y aurait un régiment d'artillerie à 8 batteries sur le pied de paix ; sept d'entre elles formeraient la réserve du corps d'armée en guerre, et la huitième serait détachée aux divisions de cavalerie.

Enfin on organiserait 2 régiments d'ingénieurs-pontonniers, non endivisionnés en paix, afin d'assurer rinstruction des diverses fractions qui doivent ôtre détachées en guerre (Voir art. 159 et suivants).

En résumé, Tartillerie comprendrait :

2 régiments d'ingénienn-pontonniers.

36 — divisionnaires à 5 batteries. iS — — à 8 —

iSO batteries.

Ces 56 régiments remplaceraient les 25 régiments d*artillerie et du génie qui existent actuellement; et le personnel d'officiers des deux armes, en activité à présent, est plus que suffisant pour pourvoir à la nouvelle organisation.

Il est indispensable de n'avoir qu'un seul corps de transport, comme il sera dit chapitre 19. L'artillerie n*aura plus à s*occuper du transport des réserves de munitions, mais seulement de leur surveillance, de leur conservation et de leur distribution.

Le train d'artillerie sera fondu dans le corps unique de transport, et ne comptera plus dans l'arme de l'artillerie.

CooipositioD do matériel d'one batterie.

154. Le personnel dépend du matériel admis. La batterie, instrument très-actif de combat, doit être débarrassée le plus possible d'accessoires, pour être très-mobile. Elle serait ainsi constituée :

Pied de guerre.

6 pièees 36 chevaux.

6 caissons (b) 36 —

i affAt de rechange 2 —

i forge 4 —

i chariot de batterie (a) 4 —

15 TOI tares —

Chevaai hant-le-pied.

82 chevaux.

92 chevaux.

Pied de pais.

6 — 24 chevaux.

15 54 chevaax.

60 chevanx.

(a) L'aflftt de rechange est organisa de manière à former tine v^ri

La pièce de 8 et son caisson portent 100 coups. Le supplément sera à la réserve divisionnaire ou de corps d'armée (art. 179 et 182).

La pièce de 12 et son caisson portent 76 coups. Le supplément sera à la réserve du corps d'armée (art. 182).

Officiers.

Troupe.

Personnel d'une batterie.

Pied de guerre.

1 capitaine commandant. 3 cher.

i capitaine en 2* 3 —

2 lieatenantâ on son9>lieatenants 4 —

3 aspirants (c) 3 —

2 fonrriers (d) 2 —

8 maréchaux de logis (b)..

6 artificiers

8 brigadiers condact. (b).

!6 brigadiers pointeurs (f) 12 canonniers poin* teurs (f)

36 canonn. serrants.

À reporter.

31 cLey.

Pied de paix.

1 — 2 chev.

3 aspirants. 2 —

23 chev

table Toiture. Un seul chariot de batterie est nécessaire. Ces deux véhicules suffisent à porter les harnachements disponibles, les cantines de santé, les fourrages et les bagages trés-restremts des officiers. (Voir art. 290.)

(b) On donne aujourd'hui 8 caissons aux batteries. Pour ne pas exposer aux coups de l'ennemi plus de voitares et de monde qu'il n'est strictement nécessaire, la batterie laisse toujoars en arrière ses 2 caissons de supplément. Il parait plus rationnel de les incorporer à la réserve divisionnaire et d'en décharger la batterie comme surveillance, conduite et administration.

(c) L'adjudant est une inutilité. Il vaut mieux mettre trois aspirants par batterie, remplissant les diverses fonctions énumérées art. 142 (g) et les porter à quatre, en guerre, pour assurer un recrutement certain de bons officiers.

(D) Deux fourriers sont inutiles en paix, 1 seul suffit avec un effectif restreint de moitié.

(b) Il faut un maréchal des logis chef de pièce. Les éventualités de guerre obligent à en placer 8 par batterie pour que chaque pièce soit toujours dirigée. — Mêmes raisons pour les brigadiers chargés de la conduite du caisson de manœuvre.

(r) Il est urgent de créer des pointeurs brevetés soumis à une éducation spéciale et à des épreuves. Il v en aurait de deux ordres : brigadiers et soldats de 1'* classe (Voir cnap. 47).

(g) Une pièce peut être servie par 4 hommes et même par 3, si elle

Troupe [Suite,)

Pied de guerre.

Revori. . • . 31 che?.

60 condaetean (h) 92 —

2 ouvriers en bois • • • • »

2 — en fer »

2 bourreliers. •••... »

1 bottier (i) »

i taillenr (i) »

3 maréchaux 3 —

3 trompettes 3 «—

6 ordonnances des officiers

de la batterie »

8 ordonnances des officiers hors de la batterie et

personnel détaché ... «

ii69 (j).

129chev.

dont : 37 de selle

et 92 d*attebge.

Pied de pais.

23chê?.

36 (H) — dO — i - »

108 86 cbev.

dont : 26 de selle et 60 de trait.

Réonion de deux batteries.

i 56. Selon le cas, il y a un chef d'escadron pour deux ou trois batteries.

se charge par la culasse. En donnant, en paix, 5 hommes par pièce et 4 supplémentaires par batterie, on peut assurer l'instruction. -* En ffuerre, cbaaue pièce sera largement pourvue avec 9 hommes, dont 3 pointeurs brevetés.

(b) Les conducteurs se calculent k raison de i pour 2 chevaux da trait, soit, 36 en paix y compris un supplément de 6, et 60 en guerre y compris un supplément de 14.

(i) Le bottier et le tailleur sont, à la vérité, oonducteurs ou servantij, mais exempls de service et de certaines manoeuvres pour pouvoir faire les réparations; ils ne comptent pas effectivement à la batterie.

(j) La batterie à cheval a la même composition que les batteries mootéas : seulement le nombre des servants doit être augmenté de i par pièce, en paix et en guerre, et tous sont montés. L'effectif devient alors :

Ed guerre :

4«vK hAmmi». i 97 cbovaux dc sollc, 17» hommes I ^ ^.^^^^/

189 chevaux.

ii4 hommes

En ptii :

166 chevaux de selle.

60 — . de trait.

126 chevaux.

(Four wUmoin), La batterie à pied a un cadre analogue aux autrei; elle n'a ni conducteurs, ni maréchaux^ ni bourreliers ^ et quelques hommes en moins. Elle se réduit à :

En guerre : I En paix :

97 hommes et IS chevaux de selle. 66 hommes et 8 chevaux de selle.

Officiers.

Pied de guerre.

i chef d'escadron 3chey.

i adjudant-major faisant fonetions de major et de commandant en 2* (a) ... • 3 —

ii commissaire chargé du détail. 2 —

1 médecin 2 —

1 vétérinaire 2 —

/i brigadier-trompette. ... 1 — i i brigadier chef-oavrier. . . i> l i secrétaire du commissaire. »

Tronpe. j2 conducteors (c) 4 —

\5" 47chev.

dont : 13 de selle et é de trait.

Pied de paix.

2 cher.

10 chev.

dont : 8 de selle et 2 de trait.

Composition d'un régiment d'artillerie à cinq batteries.

Offieien. { { ^^

Pied de guerre.

colonel 3 chev. de selle.

lieatenant-colonel. 3 —

1 trompette-major. 1 —

1 secrétaire da colo- Tfoape. I ne! n

2 chefs ouvriers en bois et fer ... . y>

1 chef artificier . . d

1 vaguemestre . . . 1 —

6 8 chev. de selle.

Pied de paix.

f — 2 chev. de selle.

6 chev. de selle.

En ce qui concerne les fonctions de major, la suppression du dépôt, du peloton hors rang, du capitaine-instructeur , et du capitaine d'habillement , mêmes considérations que pour Tinfanterie (art. 144).

L'effectif d'un régiment à cinq batteries est :

Pied de guerre.

Etat- [ 6 ofiBciers. . . . 34 chev. de selle. '. ( 6 fonctionnaires 8 — de trait.

major.

Pied de paix.

6— 26 oh. de selle.

5— 4 — de trait.

(a) Même observation que pour Finfanterie à Farticle 143.

(b) Tons ces hommes sont mentionnés pour mémoire. Ils sont compris dans les 8 hommes attribués à cet effet à chaque batterie (art. 155).

(c) Ce chariot de batterie sert au matériel des ouvriers, aox cantines du médecin et do vétérinaire, k la comptabilité et aux bagages des officiers.

Pied de guerre.

4balter««( i6 officiers. ... 148 — de selle, montées. (676 h. de tronpe. 368 — de trait.

i batterie ( 4 officiers. ... 97 ^ de selle, à che?al. ( 175 h. de troupe. 92 •» de trait.

Pied de \mi»

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