TRÉSOR ET POSTES
CoDsidéntions géoéraleB.
247. Ce service est monté avec beaucoup trop d'ampleur dans les armées. II y amène des voitures, des agents et des chevaux en excès. Il est constitué sur un pied peu en rapport avec la simplicité de sa mission. C'est une organisation luxueuse et coûteuse qui est devenue un grand service aux armées, alors qu'il doit être en réalité fort modeste. Ses fonctionnaires se sont fait donner des rangs, des soldes et des broderies exagérés. Il y a une proportion d'employés supérieurs tout à fait anormale. Ce système, loin de favoriser le service, n'a pour résultat que de l'entraver. Les agents se considèrent trop comme des personnages. Us ont des heures pour l'ouverture de leurs bureaux. Ils montent à cheval, parcourent les camps, suivent les opérations au lieu de s'occuper de leur métier. Ce service demande une réforme très-radicale, et surtout une grande réduction. Aux armées, il ne faut point de gens inutiles, et les gens utiles sont tenus à beaucoup de travail comme à une grande simplicité d'installation.
L'administration du trésor et des postes a des voitures spéciales. Elles demanderaient des modifications, mais elles suffisent déjà, telles qu'elles sont, à constituer des bureaux oii l'on peut opérer en toute
situation et par tous les temps. Uu compartiment est réservé à l'intérieur pour les agents. Us peuvent s'y tenir durant la marche et y travailler en station. Us n'ont donc besoin ni de tentes, ni d'objets de campement, ni de chevaux. Ces réductions sont indispensables et produiront une notable économie.
Organisation do personnel.
248. L'unité de direction du service aux armées n'est pas plus utile pour la trésorerie et les postes que pour les autres grands services de l'armée. Le payeur général d'une armée, comme un intendant général, est superflu. Ce sont ses principaux lieutenants qui agissent ; lui est seulement l'éditeur responsable ; il doit disparaître comme toutes les autres grandes charges d'une armée.
La centralisation des fonds ou des lettres ne doit pas se faire à l'armée, mais en arrière, dans quelque ville ou place. C'est là que les corps d'armée envoient leur correspondance; c'est de là qu'ils reçoivent les lettres et les fonds.
Les commandants de corps d'armée demandent les fonds nécessaires au commandant de l'armée, qut donne des ordres au bureau de centralisation. Rien n'est plus simple ni plus logique.
En arrière de l'armée, le bureau central comprend la centralisation de la comptabilité, la réserve des fonds et la direction du service des postes. 11 nécessite i payeur principal et 6 agents de trésorerie, i chef du service des postes et 5 agents.
Au quartier général de l'armée, il n'est besoin que d'un payeur principal avec 3 agents; leur service de trésorerie est nul ; leur unique besogne est le ser* vice de la poste.
Au quartier général d'un corps d'armée, il suffit d*un payeur principal et de 2 agents.
Chaque division d'infanterie réclame 1 payeur particulier et 1 adjoint. Ces deux fonctionnaires suffisent. Au Mexique, durant des années» il n*y en a pas eu davantage, et le service a été fait.
Les divisions de cavalerie n'ont pas de service de trésorerie. Elles se font payer à la caisse la plus rapprochée d'elles, et reçoivent leur correspondance du grand quartier général.
Nombre d'agents nécessaire.