ÉQUIPEMENT
CoDsidératioos générales.
567. L'uniformité d*équipement est encore plus désirable que celle du costume. C'est un avantage considérableà la guerre, et une grande économie de transport comme de dépense , d*avoir des objets qui peuvent servir indistinctement à tous les corps d'une armée.
Il faut réduire l'équipement au strict nécessaire pour en diminuer le poids. Il faut que son entretien ne demande point ou du moins fort peu de dépense. L'artillerie est arrivée au harnachement en cuir fauve naturel. C'est une simplification heureuse qu'il est désirable d*étendre à toute l'armée, harnais, selles, bâts, ceinturons, bretelles de sac, bretelles de fusih gibernes, fourreaux, etc.
Le cuir Fauve naturel résiste aussi bien que les cuirs noircis ou blanchis. Il est toutaussî élégant et en outre plus propre, car les enduits blancs ou noirs sont plus ou moins entraînés par la pluie. Ils obligent K^ hommes à porter des boîtes et des brosses, les entraînent à des frais inutiles, et tes forcent à des soins minutieux. Tout cela est contraire aux nécessités dv la guerre et conséquemment ne doit pas exister.
ÉqaifMMDl dl fiiiiMierie.
568. Sauf la npaace des buffleteries , l'équipement de l'infanterie ne donne pas lieu à des réfonnes sérieuses. La giberne peut être améliwée dans ae forme et ses agencements, mais, comme principe, elle est bonne.
Le ceinturon et le porte-sabre sont bons et apprO' priés à leur usage, sauf la nuance. On pourrait réduire un peu leurs dimensions, ce qui les allégerait.
Le sac est trop grand si l'on admet la réduction du nombre des effets. Sa dimension ne doit pas permettre aux hommes d'y insinuer des objets superflus. Userait à désirer que le logement des cartouches fût disposé plus commodément pour leur extraction durant le combat.
Le petit bidon atteint bien son but ; le bissac serait supprimé» nous avons dit pourquoi, art. 549; la petite gamelleadebonnesdimensions,elleesttrès-commode; il faudrait seulement donner de plus grands bords au couvercle, de façon à contenir la viande et les légumes pendant que l'homme mange la soupe. C'est une modification très-simple (chap. 40).
Teate-abri.
569. La tente-abri est trop grande, cela est certain ; avec 4 d'entre elles on abrite 6 hommes ; elle est donc trop vaste d*un tiers. Elle pourrait remplir sa destination avec des dimensions moindres. La tente dressée serait sans inconvénient moins haute, tout en offrant la même étendue au pied. La superficie nécessaire à chaque homme se réduirait en largeur seulement, et on obtiendrait ainsi une diminution de poids sur la toile.
570. La demi-couverture est employée par les sol* date pour s'isoler du soL Ployée en deux, elle s'étend parterre» et c'est sur elle que l'homme se couche. Il ne s'en sert pas pour se couvrir la nuit. Cela montre l'importance qu'il attache à s'isoler du sol. Cette nécesailé pourrait être résolue autrement et avec moins de poids, par une feuille de feutre imperméabilisée.
Des essais tentés en ce genre montrent que la solution du problème est possible.
UsCensiles de campemeot
571. Les ustensiles de campement ne sont point appropriés aux nécessités de la guerre. Ils sont trop peu nombreux, trop lourds et s'arriment mal sur le sac. Une marmite estdonnée pour 8 hommes, quelquefois pour dix; si l'homme qui la porte reste en arrière ou est blessé, tous les soldats de son groupe se trouvent le soir sans moyen de faire la soupe.
Ces diverses considérations indiquent qu'il faut augmenter le nombre des ustensiles en réduisant leur dimension. Ils seront ainsi plus solides et plus commodes à transporter. Cela est surtout vrai pour les corps montés, car la difficulté de l'arrimage est plus grande encore pour eux que pour les troupes à pied. Aux allures vives, les ustensiles de campement ballottent, gênent le chevalet beaucoup sont perdus.
Marmite.
572. La marmite devrait être plus haute et moins large. Sa hauteur serait la largeur du sac et son diamètre un peu plus que l'épaisseur du sac. Sa section serait elliptique, ce qui permettrait de la placer couchée sur le dessus du sac. Elle serait donnée pour 4 hommes et pourrait au besoin suffire à 5 ou 6. Si donc un porteur de marmite n'arrivait pas , ses trois commensaux seraient immédiatement répartis dans trois autres groupes et ne souffriraient pas. Quatre marmites peuvent être accolées sur un même feu de bivouac, comme on le fait aujourd'hui avec deux.
Un seul cuisinier suffit pour les quatre comme pour les deux. Le travail n'est pas plus grand.
Grand bidon.
573. Le grand bidon n'a pas une utilité bien constatée. On peut aller chercher de Teau avec les marmites ou avec les pclîts bidons. C'est un ustensile pesant à supprimer.
Grande gamelle.
574. La grande gamelle est également inutile. La petite gamelle individuelle suffit. Elle permet de renfermer à l'abri de la pluie et de la poussière, des vivres de campagne ou un repas de viande. Elle permet de faire griller du café , de confectionner un ragoût de viande pour plusieurs hommes, et par conséquent la grande gamelle est sans avantage. Elle a rénorme inconvénient de peser beaucoup, donc sa suppression est nécessaire.
Poids des ustensiles.
575. Dans l'état actuel on donne pour 8 hommes : 1 marmite, i grand bidon, 1 grande gamelle. Leurs poids réunis forment un total de 4 k. 176, soit en moyenne 0 k. 522 par homme.
Dans notre système^ il n'y aurait plus que 2 marmites pesant ensemble 2 k. 200 pour huit hommes également, ce qui fait par hommeunpoidsdeO k. 275. Ce serait une notable économie de poids et de dépense sans compter une plus grande commodité de transport.
Uniformité d'équipement.
576. Autant que possible tous les corps doivent avoir le même équipement. Les corps montés ont quelquefois des nécessités différentes des corps à pied, mais il faut y pourvoir en tant que faire se peut au moyen des mêmes effets.
Le corps du ceinturon sera le même pour toutes les
If
armes. Dans les corps montés gui ont un très-petit nombre de cartouches, on supprimera la giberne portée par un baudrier et incommode à cheval. On la remplacera par une cartouchière suspendue par un large passant au ceinturon, de façon qu'elle soit bien maintenue contre le corps de Tbomme.
Le sabre du cavalier, à cheval, sera placé le long de la selle à la façon arabe. Pour les exercices à pied, les deux courtes bélières du sabre se fixeront à deux boucleteaux du ceinturon. Inutile d'ajouter que les sabretaches doivent disparaître comme une futilité dispendieuse et ridicule.
L'homme monté sera armé d'un mousqueton à grande portée ou d'un fusil court ; c'est là sa défease s'il vient à être privé de son cheval, et il faut le débarrasser du sabre, qui genèses mouvements et paralyse sa marche quand il est à pied.
A part ces légères différences, il n'y a pas de raison pour que le même équipement ne s'applique à toutes les armes.
Comme le havre-sac, le portemanteau du cavalier aura des dimensions moindres, puisqne nous diminuons la quantité d'objets à y introduire.
Effet* ée ctmpeiiMit des eorps montis.
577. Latente-abri et les effets de campement seront les mêmes dans les corps montés que dans ceux à pied.
Il faut absolument proscrire les tentes de sous-officiers dans la cavalerie et surtout dans l'artillerie. Destinées à un homme seul, elles sont trop grandes et par conséquent trop lourdes. Comme on l'a vu (art. 286), ce modèle de tente sera affecté aux lieutenants et aspirants.
Les sous-officiers ne doivent avoir qu'une toile de
tente eomme celle de la troupe, et, réunis ensemble par compagnie, escadron ou batterie, former une tente unique pour eux tous.
La nécessité d'une tente séparée pour les sous-officiers comptables se trouve remplie, puisque le maréchal des logis chef ou le sergent-major étant aspirant a en cette qualité une petite tente pour lui seul.
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