Le poids porté par le cheval peut s'évaluer ainsi
Selle il kil. 500
CouYerture 2 500
Charge de la selle il 687
Sabre 3 »
Cavalier (moyenne avec son
fusil et son éqnipement). . 75 »
103 kil. 687
La selle une fois adoptée, sera la môme pour tous les corps et pour toutes les armes.
Dans les corps pourvus de voitures» les selles recevront les accessoires qui permettent la traction, rien n*est plus simple, et alors les mômes approvisionnements servent à toutes les troupes. Elles n*ont qu'à demander les pointures qui leur conviennent et elles sont servies par n'importe quel dépôt ou magasini absolument comme on le fait aujourd'hui pour les souliers.
De la bride.
594. I^ harnachement de tôte est beaucoup trop lourd tel qu'il est actuellement, et c*est une cause de fatigue pour l'animal. Tout est trop gros, trop fort,
trop résistant. On peut réduire assez notablement la dimension des objets sans en compromettre la roH* dite. Il vaudrait mieux, du reste, voir se briser quelquefois une rêne de bride, ou se fausser un mors que de charger si pesamment la tête de tant de chevaux.
Elle doit être aussi dégagée que possible et ne supporter que juste ce qui est nécessaire pour conduire ranimai.
La muserolle ne sert à rien, le licol de parade est un double emploi, quand on a déjà la corde d'attache et l'entrave.
La bride renferme des boucleteaux trop nombreux et qui l'alourdissent.
Le filet est bon à conserver ; il remplace le bridon , qui est à supprimer.
Corde à fourrage.
595. La corde à fourrage sera installée sur le modèle du lasso mexicain, mais plus courte; c'est un engin fort simple, très-pratique, et très-commode pour toute sorte d'usage : ces caractères le rendent précieux au cavalier. On en fait au besoin un licol. C'est un moyen commode de rattraper le cheval quand il est lâché; il sert à ficeler le fourrage ou le bois. C'est une corde de chanvre tressée d'une certaine manière, qui coûte peu, et ne pèse pas beaucoup. En route on l'enroule autour du cou du cheval, ou on la suspend au pommeau de la selle.
A l'occasion elle peut remplacer la corde à entrave et une seule suffit pour 4 chevaux.
La besace.
506. La besace mérite d'être conservée, mais à la condition d'être extrêmement réduite; sa dimension porte à exagérer singulièrement les approvisionne-
ments et à transformer le cheval en bête de somme. En temps de guerre normale, dans une armée pour-« vue d*un bon système d'approvisionnement, le cheval ne doit porter qu'un repas de grain, soit 1 k. 500 et au plus une ration, soit 4 à S kilos.
C'est une faute insigne, qu'on ne saurait assez relever, parce qu'elle est passée en habitude, d'avoir toujours sur les chevaux un et même deux jours de grain. Gomme on remplace sans cesse la quantité consommée, il en résulte qu'on impose à tous len chevaux d'une armée une surcharge perpétuelle de 4 à 1 0 kilos, pour parer à l'éventualité d'un corps qui manquerait un jour de distribution.
Dans une armée de 100,000 hommes, il y a environ 24,000 chevaux, soit tous les jours pour eux un fardeau de 96,000 à 240,000 kilos. A une moyenne de 30 kilomètres par jour, c'est un effort quotidien énorme. C'est-à-dire une précaution immense pour se garantir d*un petit dommage. C'est donc une fausse combinaison, et la prime est hors de toute proportion avec l'assurance.
La besace actuelle, surmontée d'un bissac, bat sur les flancs du cheval et le fatigue. On conçoit très-bien une besace beaucoup plus courte, qui servirait en môme temps de musette. 11 y a plusieurs manières de résoudre la question, mais l'essentiel, c*est que l'objet soit fort petit.
Des harnaii.
597. Les harnais ne peuvent subir une grande modification, mais il faut les alléger. Ils sont d'un poids plus grand que ceux dont l'industrie fait usage et dépensent en pure perte une partie des forces des animaux.
On se précaulîonne excessivement d'une foule d'objets de rechange pour parer à des éventualités pea fréquentes^ et la charge des animaux est augmentée d'autant.
La bricole est préférable au collier pour le cheval de guerre. Elle blesse moins et on peut modifier sa position sur l'animal, ce qui ne se peut avec le collier.
Tous les harnais seront en cuir fauve, et soigneusement graissés. On cire trop aujourd'hui et on ne graisse pas assez. 11 en résulte des cuirs secs, durs, se fendant et blessant les chevaux.
Un modèle unique existera pour tous les harnais, qu'il s'agisse de l'artillerie ou du train, afin de faciliter les approvisionnements.
Mode d'attelage.
598. Le mode d'attelage variera. Les batteries seront conduites en Daumont, mais toutes les autres voitures à grandes guides. Pour les manœuvres des pièces, il faut des postillons, c'est-à-dire des hommes à cheval. L'animal qui porte le cavalier est presque perdu pour la traction, ou, si l'on s'en sert, il s'use très-vite. Les voitures d*approvisionnement, munitions, vivres, effets, etc., n'ont pas besoin de manœuvrer, et il faut leur donner des cochers au lieu de postillons. Quatre chevaux à grandes guides traineront un poids plus grand que six chevaux montés par trois hommes. En supprimant les postillons, on économise deux chevaux et un homme par voiture, on porte un poids plu6 considérable et on réduit d'un quart la longueur des convois. Ces avantages sont très-appréciables si Ton considère que le nombre des chevaux de trait du service des transports réguliers d'un corps d'armée s'élève à 2,276.
L'attelage à grandes guides économise donc environ 1000 chevaux et 500 hommes par corps d'armée, soit pour iS corps une économie de 18,000 animaux et' de 9,000 hommes. Ces chiffres sont significatifs.
La conduite des voitures à grandes guides n'offre aucune espèce de difficulté ni d'inconvénients. Il suffit d'adapter un siège sur l'avant des voitures actuelles. Une application de cette méthode a eu lieu à Paris au 1'' régiment du train des équipages^ et elle a donné d'excellents résultats.
Dépense da harnachemeDt.
599. D'après le tableau G (page 178), le nombre des chevaux de selle (troupe) est de 49,806. Les chevaux de trait s'élèvent à 36,692.
Le prix de la selle se trouverait diminué de celui des sacoches (19 fr.), d'une dés deux poches à fer (2 fr. 25), de la lanière de pistolet (0 fr. 40). La schabraque(36fr. 91) serait supprimée^ ainsi que le licol de parade (6 fr.). Il résulte de ces modifications une économie considérable.
Sjstëme actuel.
Bride 20 fr. 20
Selle 95 05
Couverture 12 65
Schabraque 36 91
164 fr. 81
Système proposé.
12 fr. 20 72 »
96 fr. S5
Durée.
Dépenses de
renouTellemeot
annuel.
20 ans.
20 ans.
Sans.
» fr. 61 3 60 1 60