‹ La réforme de l'enseignement secondaire (volume 2)Chapitre 21 sur 84 · De même ceux d'Arbois et de St-Claude · texte numérisé non relu

De même ceux d'Arbois et de St-Claude

Si RKKOHMK DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE.

coiivnî la inarcliandisc, cl celle-ci est souvent de (|ualilt» tivs inrérieure. Ces établissements comptaient pirs (hî onze mille élèves. Ils ont gagné à cette translorinalioii de se rehausser aux yeux des familles et d'avoir plus de facilités pour recruter leurs professeurs. Tandis que les maîtres de l'enseignement priiiiiiirc^ doivent justifier de certains titres de capacité. In loi n\'.xig(î aucune garantie des professeurs libres de renseignement secondaire.

On rcîlrouve la môme note dans les académies de (laen, de (Ihambéry et de Clermont. Le recteur de Dijon a icmarqué que, partout où un directeur de e(»llèg(î a eu riieurcuse idée d'organiser un cours de IrcMs années équivalante l'ancien enseignement spécial, il a conservé et môme accru sa clientèle. Il en es! (le môme dans l'académie de Grenoble. Le Conseil généial des Basses-Alpes est frappé du succès (iu'()l)li(^ini(^nl les collèges comme ceux de Manosque el d(î la Seyne, où les programmes de renseignement motlerne ont été adaptés aux besoins de la région. Partout ailleurs, les collèges ont perdu une partie (U\ leur clientèle. « Sur 80 enfants, écrit le princi|)al du collège de Vienne, il y en a 50 qui ne viMilent pas rester au collège pendant six ans. »

On i(;lève les mômes plaintes dans l'académie de Lille. « Partout, dit l'inspecleur du Pas-de-Calais, les écoles libres ont organisé un enseignement moderne

qui se rapproche de l'enseignement primaire supérieur. Le plus souvent, les langues vivantes ont été remplacées par des cours de comptabilité, de chimie agricole... Il y a dans cette orientation de plus en plus marquée une indication dont nous pouvons faire notre profit. » Le recteur de Lyon tient à peu près le même langage. Celui de Nancy n'hésite pas à déclarer que l'enseignement moderne de six années convient aussi mal que possible au public auquel il s'adresse. Il juge « indispensable de revenir sur Terreur qui a été commise. »

Dans la région de Poitiers, l'inspecteur du département de l'Indre, favorable à l'enseignement moderne, est obligé de reconnaître qu'il a fait Je vide dans le lycée de Châteauroux et dans les collèges.

« On ne saurait croire, dit-il, combien l'obligation d'apprendre d'une manière littéraire deux langues vivantes a fait perdre d'élèves à l'enseignement moderne de l'État. » Il conseille ce qu'il appelle un remède héroïque : réserver renseignement moderne aux grands établissements, rétablir partout ailleurs un enseignement plus adapté aux besoins des populations*. C'est aussi l'avis du recteur de Toulouse qui se défend pourtant de toute hostilité contre l'enseignement moderne. II voudrait que cet enseignement ne fût donné que dans les lycées et dans les

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