‹ La réforme de l'enseignement secondaire (volume 2)Chapitre 29 sur 84 · Pages a · texte numérisé non relu

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On ne saurait mieux dire. Ce péril, signalé avec tant de justesse, n'a pas toujours été évité. Les grammaires savantes et obscures ont remplacé les anciens rudiments. La philologie a envahi l'enseignement. L'empereur d'Allemagne s'en est plaint dans son discours de 1890. Cependant on nous assure que ce n'est pas des gymnases allemands que nous est venue cette maladie*. Le sens pédagogique qui n'est que le bon sens appliqué à l'éducation, s'est égaré. On se complaît dans les curiosités, dans les détails oiseux. Depuis qu'on ne fait plus de vers latins, ne s'est-on pas imaginé d'enseigner aux élèves les secrets de la métrique la plus compliquée*!

Un certain pédantisme a toujours été la plaie de l'enseignement classique. Arnauld s'en plaignait au xvif siècle. 11 traçait, avec une raison lumineuse, les méthodes simples qu'il faut suivre pour enseigner les langues anciennes : « ... Ne pas faire apprendre par cœur tout ce qu'on appelle règles.... Ce qu'il faut surtout, c'est de faire lire de bonne heure les auteurs classiques, de revenir tous les jours à cette lecture, d'y obliger les élèves, de telle sorte qu'il soit moralement impossible qu'ils n'entendent pas le latin facilement et qu'ils n'aient pas lu la plus grande partie des auteurs qu'on appelle classiques. »

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