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Quoique adressée à l'Inquisiteur d'Avignon, cette bulle

semble avoir une portée générale.

procureur fiscal et les autres officiers du tribunal, d'invoquer le bras séculier, de recevoir les abjurations, de commuer et d'annuler les sentences rendues par d'autres juges, d'effacer « l'infamie », de replacer les condamnés dans leur situation antérieure, de recevoir la soumission des hérétiques, des apostats et même des relaps, d'envoyer des commissaires en Italie et au dehors, bref <k de faire tout ce qui leur paraîtrait utile pour extirper l'hérésie ». Enfin, en 1564, il établit par la bulle « Cum nos » que les décisions prises par la pluralité des cardinaux engageraient la congrégation entière.

Le 24 mars 1564, il avait approuvé dans la bulle « Dominicis gregis » la nomenclature des livres dont la commission déléguée par le concile interdisait la lecture, et il avait fait défense de posséder ces ouvrages tant aux ecclésiastiques séculiers et réguliers qu'aux laïques quelle que fût leur situation. Même il ordonna, afin que cette bulle eût plus de publicité, qu'elle fût lue dans Féglise Saint-Pierre et dans celle du Latran et affichée à la porte de la Chancellerie, au Gampo di Fiore et en d'autres lieux publics.

CONDAMNATIONS

Il y eut plusieurs exécutions à Rome sous ce pontificat*.

1. Bertolotti, /i'V/aWm...,p.28.... D. Orano, Liberi Pensatori,.., p. 13.... Cod. Vat. Urb. 1039.

Ul uéFORME EN ITALIE. — II. 16

â42 PROGRES ET EXTINCTION DE LA REFORME.

Le il mai 1560 arrivèrent cinq suspects envoyés par l'inquisiteur de Naples; l'un se nommait Aloysi di Pascale; il avait appris à connaître, alors qu'il se trouvait à Lausanne et à Genève, les doctrines calvinistes dont il s'était fait ensuite M'apôtre parmi les Vaudois des Fouilles, c'était un hérétique de marque; tout fut mis en œuvre pour l'amener à abandonner ses opinions; son frère appelé à l'aide, ne peut le fléchir. Il fut supplicié le 16 septembre 1560; plusieurs cardinaux, Garpi, Aracœli, Alessandrino, Reuman tinrent à assister à son exécution; lorsque le cardinal Bartholommeo délia Gueva voulut à son tour monter sur l'estrade, elle s'effondra et Aloysi s'écria que c'était là le jugement de Dieu. A vrai dire, personne ne fut blessé^.

Le 10 juin 1562, un moine grec du nom de Macario, archevêque de Macédoine, disait-on, fut conduit au pont Saint-Ange pour y être pendu puis brûlé comme hérétique.

Le 23 juin 1563, Gornellus de Hollande subit le

même supplice.

Le 4 septembre 1564, Francesco de Rodi fut brûlé vif, le bourreau reçut 27 giuli pour le bois et pour ses autres dépenses^.

Le 16 décembre suivant (1564) un prisonnier du Saint-Office, Giovanni Micro de Naples qui, à en juger par son nom, devait être comme Macario,

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