Cod. Val. Urb., 1040, fol
3. Cod. Vat. Urb.. 1041, fol. 15. Cf. Lettre du légat à Venise, Falchinetti, adressée au cardinal Alessandrino le 27 septembre 1567 sur le vêtement des prêtres vénitiens. Nunz. Ven., vol. VII, c. 42. « Les prêtres non titulaires, dit-il, portent le manteau et le chapeau ; les prêtres titulaires portent un costume long et sévère mais avec la même barrette ronde que les gentilhommes, ce qui déplait aux nobles ambitieux, lesquels délestent le clergé. Les prêtres portent les manches ouvertes comme les sénateurs principaux, privilège qui leur crée bien des envieux. Leur costume diffère du costume laïque en ceci que seuls les sénateurs en portent un semblable. »
profane et d'un peu païen dans la célébration du culte fut plus ou moins aboli ; Pie V fît amender le bréviaire romain ' conformément aux décisions du concile de Trente et publia un nouveau missel. La bulle « Quod a nobis » du 9 juillet 1568, en ce qui concerne le bréviaire, et la bulle « 'ouo primum » du 14 juillet 1570 en ce qui concerne le missel, en fixèrent le texte et défendirent d'en employer d'autres. Trois théologiens furent chargés de rédiger un catéchisme conforme aux décisions du concile de Trente.
Un évêque, Cipriano Pallavicini « qui n avait pas fait observer à Gênes les fêtes imposées par 1 Eglise en l'honneur de Dieu et de ses saints » fut vertement réprimandé (8 juillet 1569)2.
Paolo Tiepolo, représentant de Venise, écrivait en 1569, que le pape avait fait examiner les églises de Rome et remettre en état celles qui se trouvaient délabrées, qu'il avait réformé les mœurs du clergé et surtout les mœurs de la Cour, qu'une grande sévérité avait été déployée contre les moines et contre les nonnes, que tout était changé
Trid^Z'uTZ,^''- Tr.^r''''' ^'"^'''•' '^ ^'^reto Concilia
I net. iome 1566, in-tol. L'emploi des nouveaux bréviaires ne
ut in roduit que difficilement dans le duché de Savoie parce a^J
es prêtres y étaient si pauvres qu'ils ne pouvaier^/re racq^
sition du volume qui coûtait . au moins 1 écu . dU le nonce
Vincenzo Laura, évêque de Mondovi, dans une lettre adressé!
oanT^'r' ^^^^«^"^""- ^ '- <late Sjuin 1569. Auss^prifit- lî^
E d^œntr^r'/r ^''" '^''' ^™P""^^^ «" Piémont où la main-d œuvre était bon marché, et il l'assurait que. tout reliés
vol. l! C01T24 '''"' "^'^ ' P'"' ^'"" demi-écu. Nunz. Savo^ 2. Archiv. Vat. Arm., 52, vol. 19, col. 66.
dans Rome et qu'il en résultait de grandes lamentations, des pleurs, des désespoirs et même la fuite de certaines personnes*.
Le 5 janvier 1569, le pape adressa des lettres aux Universités de Pérouse, Bologne et Macerata pour les mettre en garde contre l'infiltration des idées nouvelles^.
Pie V travailla énergiquement à l'amendement des mœurs du clergé; il restait fort à faire tant en ce qui concernait le clergé régulier que le clergé séculier, pour qu'il ne donnât plus lieu à scandale. Le cardinal Carolo Garafa, alors qu'il résidait à Marino, se prit de passion pour la fille d'un maréchal ferrant; mais celui-ci s'opposait aux désirs du cardinal, lequel, profitant de ce qu'un jour le maréchal avait mal ferré un cheval, le fit jeter en prison comme un criminel, puis il obligea sa fille à venir dans son palais demander sa grâce et obtint d'elle ce qu'il souhaitait. Le père se rendit à Rome dès qu'il fut délivré et se présenta à l'audience publique du pape demandant que « sa fille fut réintégrée dans son honneur ». Le pape chargea de ce soin le gouverneur; on négocia; enfin le père accepta de reconnaître, moyennant 200 écus, que « l'honneur de sa fille était intact » (13 raars-3 juin 1559)^.
Le cardinal Innocenzo del Monte assassina un
1. Archiv. Vat. Arm., 52, vol. XIX, c. 19. Arm., 44, vol. XVII, c. 31, 32.