‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 273 sur 470 · Archiv. Vat. Arm., 44, vol. XVIII, fol · texte numérisé non relu

Archiv. Vat. Arm., 44, vol. XVIII, fol

les monastères de cette ville ; on a voulu appliquer les prescriptions de la réforme ; tout ce qu'on a pu obtenir a été de faire cadenasser les grilles et murer quelques fenêtres. »

Un moine traduit le 4 novembre 1564 devant le gouverneur de Rome, avoua avoir introduit dans un couvent des femmes de mauvaise vie déguisées en hommes^

Le curé de S. Cecilia fut mis en prison le 14 octobre 1566 pour avoir caché une femme dans sa maison pendant six mois ^.

En 1567, un moine de S. Salvatore commettait un assassinat en compagnie de plusieurs « sicaires » puis se mettait à l'abri dans son couvent et, pensant qu'il n'y serait pas assez en sûreté, gagnait la frontière voisine de la Vénétie ^.

La même année, on sut que deux hauts prélats ayant joué aux cartes, l'un avait perdu 800 écus. Le pape obligea le gagnant à les verser aux œuvres pies de la ville et publia un décret défendant aux ecclésiastiques de jouer soit aux cartes, soit aux dés, sous peine de se voir privés de leurs titres et bénéfices^. A Gênes, un moine, Francesco de Levante, appelé en qualité de confesseur auprès d'une malade, viola sa sœur; son frère irrité vint à son couvent avec quelques amis et, l'ayant fait appeler, lui porta des coups de poignard; les

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