‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 283 sur 470 · Rivista Cristiana, an. VIll, fasc. IV, p · texte numérisé non relu

Rivista Cristiana, an. VIll, fasc. IV, p

arrive chaque jour à Rome des prisonniers de 1 Inquisition envoyés de Bologne, de la Romagne et d autres régions. Le Saint-Office centralisait de plus en plus l'administration de sa justice^.

Le 20 septembre 1567, eut lieu une nouvelle abjuration publique entourée du cérémonial habituel; une quinzaine de condamnés y figurèrent parmi lesquels Carnesecchi, ainsi qu'un gentilhomme bolonais, Paolo de Lupari qui dénoncé, avait avoué ses opinions ; soumis à Rome à une torture rigoureuse parce qu'on le soupçonnait de n avoir pas dit à Bologne toute la vérité, il donna les noms de nombreux hérétiques et renouvela ses aveux. Comme il était noble, sa peine fut aggravée ; non seulement on l'emmura à perpétuité, mais il eut, en outre, à payer une amende de 1 000 écus destinés à la construction d'une prison où il serait enfermé ainsi que d'autres hérétiques.

Son frère Matteo fut condamné à la même peine comme ayant partagé ses erreurs et facilité la fuite de quelques hérétiques en leur remettant de l'argent. Parmi les autres condamnés était un moine augustin, Giulio Marosio ou Macerio, de Bellune, qui avait abjuré à Venise, en 1561; condamné à aller passer cinq ans en exil à Cracovie, il se rendit au contraire à Zurich pour y apprendre le grec et hébreu, y vécut en hérétique et eut néanmoins la témérité de revenir à Rome; il fut arrêté et condamné au bûcher.

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