‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 319 sur 470 · IS · texte numérisé non relu

IS

T^^^xr^^ssi^

quatre-vingt-trois ans pour avoir trop exactement observé le carême; il mangeait beaucoup et prenait peu d'exercice; son abord était sévère mais il se radoucissait bientôt et se faisait volontiers bienveillant. On ne lui connaissait aucune haine personnelle mais il ne semblait pas, non plus, avoir d'affection pour personne, hormis pour son fils Giacomo qu'il avait eu en 1548, dix ans avant d'avoir célébré sa première messe ^ D'ailleurs, sa vie avait été exempte de reproches'^; il n'était entré qu'assez tard dans les ordres ayant auparavant enseigné le droit; il le professa à l'université de Bologne où il eut pour élèves Borromée, Pôle, Alessandro Farnèse, puis il fut envoyé à deux reprises comme jurisconsulte au concile de Trente et adjoint à des légats ou à des gouverneurs comme conseiller légal; appelé à Rome en 1538 par le cardinal Parisio, il y avait exercé les fonctions de « collatéral » au tribunal capitolin, c'est-à-dire qu'il était chargé de juger les affaires civiles, les différends relatifs aux testaments, de désigner des tuteurs aux orphelins et des curateurs aux incapables^. Aussi s'occupa-t-il surtout, quand il fut pape, de l'administration de .la justice ; c'est en légiste qu'il suivait, et de très près, les procès de l'Inquisition; il suivait même les affaires de moindre importance dont il voulait qu'on lui

Page 1