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A. Bertolotti, p. 70. D. Grand, p

2. Il avait été arrêté à Fondi près de Gaète en avril 1582 et livré par le vice-roi le 4 mai, ainsi que le nonce à Naples, l'archevêque Savelli, en informait le cardinal de Côme. Nunz. Napoli, vol. vin, c. 127, 20 avril 1582.

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idées protestantes; jadis le Saint-Office l'avait tenu quelque temps dans ses prisons mais il s'en était échappé quand elles furent ouvertes par le peuple après la mort de Paul IV. Pie V reprit l'affaire mais dut se contenter de le -brûler en effigie ; il s'était réfugié en France puis en Autriche ; après de longues négociations, le nonce obtint de le faire arrêter; on l'enferma dans un couvent de Vienne, avec des fers aux pieds, sous la garde de quatre hallebardiers ce qui ne l'empêcha pas de tenter une évasion ; cependant le nonce continuait ses démarches pour que l'empereur consentît à se dessaisir de son prisonnier et à l'envoyer à Rome; finalement Rodolphe II céda. Paléologue fut donc conduit à Innsbruck avec un sauf-conduit du duc de Bavière, de là à Trente mais par un long détour, car on redoutait que les populations ne fissent quelques tentatives pour le délivrer; sa popularité était, en effet, très grande dans tout le pays. De Trente il fut amené à Bologne et à Rome; le 4 août, le dépositaire général, autrement dit le trésorier de l'Eglise, remboursait à Tévêque de Verceil, Bonuomini, une somme de 300 écus pour les frais de ce voyagea

On lui fit promptement son procès et il fut condamné à être brûlé, mais on réserva le prononcé de son jugement pour une occasion solennelle^.

l.Cod. Vat. Urb., 1050, sans pag., 1051, sans pag.

2. Turin, Archiv. di Stalo, Sez. I, Lett. Ministri da Roma, Mazzo VIII. Lettre de Giacomo Conte au duc de Savoie en date du 19 février 1583.

PONTIFICAT DE GREGOIRE XIII

Le 13 février 1583, qui était un dimanche, dans l'après-midi, tous les cardinaux présents à Rome se rendirent à l'église de S. Maria sopra Minerva; trente hérétiques disent certains documents, dixsept disent d'autres, dont Paléologue devaient y entendre leur sentence. On condamna à être brûlé vif un docteur fameux, Borro d'Arrezzo, qui avait enseigne dans plusieurs universités et professait cette a opinion folle » que l'âme est mortelle^ On condamna à la même peine un Portugais Diego Lopez, qui avait eu une existence singulièrement agitée ; à l'âge de vingt-cinq ans il s'était fait circoncire et avait embrassé la religion israélite; puis il avait séjourné à Ferrare quelque temps et s'y était employé en faveur du protestantisme ; on lui attribuait plusieurs conversions; le Saint- Office sollicita donc et obtint du duc son arrestation et il fut envoyé à Rome avec un de ses compatriotes, Gabriello Enriquez, converti comme lui au Judaïsme. Deux autres hérétiques, un prêtre, Domenico Danzarello de Piperno^, et « un Africain de Barbarie », Prospero d'Imperatore, entendirent également la sentence qui les envoyait au bûcher.

Outre Paléologue, il se trouvait un autre accusé mystérieux « seigneur de deux châteaux » parmi ceux qui figurèrent à la cérémonie d'abjuration;

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