‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 338 sur 470 · Reff, dtlle Giuslizie, vol. XI, p · texte numérisé non relu

Reff, dtlle Giuslizie, vol. XI, p

ments; quoi qu'il en soit, il eut la tête tranchée dans la cour de la prison Torro di Nona pendant qu'il récitait le Miserere. Son corps fut brûlé au Campo

di Fiore^

Le bourreau avait reçu 8 écus 77 b. pour l'exécution de Enriquez et peut-être aussi pour celle de Lopez s'il faut en croire certaines chroniques qui parlent de trois personnes brûlées.

C'était l'Espagne qui surtout fournissait alors l'Italie d'hérétiques; le 9 mai 1583, Luigi Olivo, gouverneur du château de Mantoue, informait son maître qu'un Espagnol, c< lequel s'appelait Giacomo en Italie et Diego en Espagne » et dans les deux pays Medrano de son nom de famille, passait pour donner dans le luthéranisme; le gouverneur était fort en peine car Medrano vivait à la cour; le duc, qui était absent, permit qu'on se saisît de lui, même dans son palais « pourvu que ce fût sans éclat » ; ainsi fut fait. Medrano fît amende honorable; il se rétracta de vehcmenti et en fut quitte pour une admonestation ; s'il s'était rétracté de levi, on l'aurait mis en prison'^.

Le 3 septembre 1583, les familiers de l'Inquisition s'emparèrent d'un moine du nom de Jérémie, favori du grand duc de Toscane, déjà arrêté une première fois et auquel on reprochait d'effroyables crimes et d'être hérétique^.

Dans la nuit du 20 j uillet 1 584, deux carmes et un

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