‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 349 sur 470 · Cod. Cas., 2653, fol · texte numérisé non relu

Cod. Cas., 2653, fol

3. Tacchi-Venturi, p. 529 j Cantu, Eretiei, vol. II, p. 469; RicoTTi, p. 308.

SOUS peine de 50 ducats d'amende mais cette mesure ne fut pas sérieusement appliquée ^ Au contraire, les Anciens publièrent, le 19 novembre 1540, une ordonnance par laquelle, sous couleur de venir en aide aux pauvres gens, elle supprimait un grand nombre de jours fériés; en même temps, certains règlements relatifs au carême et à l'obligation d'assister aux offices, étaient abrogés^. Sans doute, l'influence des prédicateurs n'était pas étrangère à ces dispositions; Celio Secondo Curione était venu à Lucques et il y avait trouvé d'actifs auxiliaires parmi les moines augustins et les chanoines réguliers de S. Fregionaia et de S. Fredianio. Un chanoine du Latran, Costantino da Carrara, fut parmi ses plus dévoués adeptes; en 1542, il était prieur du couvent de S. Fregionaia qui, grâce à lui et à Vermigli (Pietro Martire), devint un « séminaire de réformistes ».

On s'inquiétait à Rome; le cardinal Bartolommeo Guidiccioni écrivait aux Anciens, à la date du 28 juin 1542, qu'il apprenait de divers côtés les progrès à Lucques de l'hérésie luthérienne « qui, lorsqu'on la croit éteinte, n'est qu'assoupie et se réveille plus dangereuse qu'auparavant )>. Le 22 juillet suivant il mandait aux anciens de faire arrêter Celio qui, réfugié chez un habitant, Niccolo Ardinolfi, semait l'erreur et c< avait, disait-on,

1. Archiv. Stor. Ital., vol. X, Florence, 1847, article Carlo MiNUTOLi, Doc, p. 162.

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