Nunz. Napoli, vol. XYI, c
L'inconduite du clergé, que les mœurs du pays rendaient plus difficile à maîtriser, entrait pour beaucoup sans doute dans cette persistance des revendications qui allaient s'éteignant dans le reste de l'Italie. L'archidiacre Vincenzo Frassia fut convaincu en août 1572 d'avoir fait évader pour de l'argent un hérétique condamné à dix ans de prison; il s'était en outre approprié des biens appartenant à l'Église. Condamné et excommunié, il alla chercher refuge à Rome où il vécut sans être inquiétée Le nonce Antonio Saule écrivait au cardinal de Côme, à la date du 5 février 1573, qu'il y avait à Naples quantité d'évêques qui venaient y passer « non seulement des mois et des mois, mais des années » pour y jouir des plaisirs qu'on y trouvait en abondance ; aussi leurs besoins étaient-ils grands, ce qui les amenait à user parfois pour y pourvoir, des moyens les plus coupables. Le vice-roi, le cardinal de Granvelle, se plaignait au nonce, le 15 mai suivant, que l'évêque de Larino, Belisario Baldovino, imposait sans justice de lourdes amendes à ses ouailles et s'en appropriait presque la totalité^
En 1586, un prêtre homicide, Lugar, est condamné aux galères à perpétuité mais le pape commue sa peine en un emprisonnement. Le prieur du couvent de Somma Vesuviana donne asile à des bandits, s'associe avec eux, commet lui-même