Cod. Vat. Urb., 1081. sans pag
4. Archiv. di Steto, Giuslizie, vol. XVI, fol. 79, §. Cod. Corsini, Lincei, 35, G. 25, p. 148.
Le 1" juillet 1616, Francesco Maria Sagni de Raguse fut pendu et brûlé ^
En 1626, le vicaire d'un couvent de Broni dans le diocèse de Plaisance apostasia à Ferrare et abjura ensuite à Pavie ; un frère mineur de l'observance fut traduit devant le tribunal du Saint-Oflîce ; un moine qui s'était marié quinze ans auparavant fut emprisonné et jugé; un carmélite abjura de vehementi; un moine minime de Bologne, deux moines de Palerme, un ermite de Foligno, un capucin et un dominicain furent poursuivis par le Saint-Office mais pour ceux-ci on ne sait s'il s'agissait d'erreurs religieuses ou bien de faits ayant trait à la discipline ou à la morale*. On le voit, la plupart des condamnés étaient des clercs, le reste de la population se désintéressait de la Réforme.
La preuve que le péril était considéré par l'Église comme définitivement écarté, c'est la modération progressive de la rigueur du Saint-Office; les absolutions qui étaient l'exception autrefois deviennent fréquentes.
En 1626, l'inquisiteur de Pérouse libère un suspect à condition qu'il remette à l'évêque de Gubbio une somme pour ses œuvres pies; la même année, il est fait grâce de l'exil à un habitant de Foligno; l'inquisiteur de Bologne permet à un condamné de faire sa prison dans sa propre