Investigationes, vol. V, fol
MŒURS DU CLERGÉ
il eut perdu sa maîtresse. Lorsque la peste éclata à Messine, l'archevêque se réfugia à Lercara-Friddi où il fit venir une femme. Aussi se montrait-il indulgent ponr les autres. Au cours des tournées qu'il faisait dans son diocèse, il lui arrivait de découvrir que certains prêtres vivaient en concubinage; parfois il les punissait, mais le plus souvent il les laissait faire en se contentant de leur imposer une amende. Ces faits étaient, paraitil, de notoriété publique.
L'évêque de Nicosie, Aldobrandini Orsini, maria une fille qu'il avait eue à un noble de Viterbe nommé Paolo Gordella et lui donna en dot 200 écus payables par quarts en quatre années. Il eut également un fils auquel il céda une vigne près de la porte du Peuple à condition qu'il fit une pension de 500 écus à sa mère Ambrosia de Pirani; celleci est qualifiée dans l'acte de « concubine de l'évêque de Nicosie » (25 mars 1516) ^
On voyait des courtisanes dans le carrosse d'un évêque; on fit un procès à une Espagnole, Ippolita, qui au sortir d'une maison où l'on avait festiné et dansé, était montée dans le carrosse de l'évêque de Rimini, neveu du cardinal Ascanio (1555)2.
L'évêque de Pesaro, Lodovico Simonetta (1536- 1560), qui devint cardinal en 1560, et vivait constamment à Rome, semble avoir eu pour maltresse