‹ La régence Décembrostein; vaudeville politique en cinq actesChapitre 30 sur 30 · CLAMEURS · texte numérisé non relu

CLAMEURS

Hurrah ! pour Clodoche ! hurrah !

{On porte un danseur et une danseuse en triomphe. La fête continue. — De temps en temps on voit U7i aide de camp traverser la scène. — Tout à coup on entend un bruit lointain^ le bruit du canon.)

LE DORMEUR EN HÉMORRHOÏDES {se réveillant).

Tiens, c'est gentil ça!... c'est un feu d'artifice sans doute?...

{Tout le monde écoute. — On entend d'autres détonations. — Puis un murmure lointain, qui devient bientôt une immense clameur.

' — Lht chant domine vaguement le bruit.) {En sourdine : )

Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé I L'étendard sanglant est levé !

{L'orchestre s'est arrêté. Les danses ont cessé. Tous les masques attendent anxieusement. — A'i^^ve un aide de camp.)

LA SULTANE {à voix bassc).

Eh bien?

l'aide de camp {de même).

Le général dit qu'il résistera jusqu'à la dernière extrémité.

LA sultane.

C'est donc sérieux?

l'aide de camp.

Très-sérieux.

{Le chayit se rapproche.)

Nous entrerons dans la carrière, Quand nos aines n'y seront plus !

UN CREVÉ, en Hercule.

Ça, d'abord, c'est pas do jeu!... N'en faut pas!... C'est pas de l'OfFenbach !... Mauvais! mauvais !

{Le chant arrive sous les fenêtres nuhnes du %Kdais. — Immense clameur. — Tumulte confus.)

deuxiÎ':me aide de camp {accourant).

Madame, tout est perdu ! les troupes fraternisent avec le peuple!...

Fuite générale. Tous les masques se bousculent aux ptf^v'tes. La scène se ride. Le chant grandit.

Les fenêtres volent en éclats. De tous côtés, des hommes anués escaladent la scéue...

Ccst Je PexipU. Cris de triomphe. Formidable imigissement.

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