CLAMEURS
Hurrah ! pour Clodoche ! hurrah !
{On porte un danseur et une danseuse en triomphe. La fête continue. — De temps en temps on voit U7i aide de camp traverser la scène. — Tout à coup on entend un bruit lointain^ le bruit du canon.)
LE DORMEUR EN HÉMORRHOÏDES {se réveillant).
Tiens, c'est gentil ça!... c'est un feu d'artifice sans doute?...
{Tout le monde écoute. — On entend d'autres détonations. — Puis un murmure lointain, qui devient bientôt une immense clameur.
' — Lht chant domine vaguement le bruit.) {En sourdine : )
Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé I L'étendard sanglant est levé !
{L'orchestre s'est arrêté. Les danses ont cessé. Tous les masques attendent anxieusement. — A'i^^ve un aide de camp.)
LA SULTANE {à voix bassc).
Eh bien?
l'aide de camp {de même).
Le général dit qu'il résistera jusqu'à la dernière extrémité.
LA sultane.
C'est donc sérieux?
l'aide de camp.
Très-sérieux.
{Le chayit se rapproche.)
Nous entrerons dans la carrière, Quand nos aines n'y seront plus !
UN CREVÉ, en Hercule.
Ça, d'abord, c'est pas do jeu!... N'en faut pas!... C'est pas de l'OfFenbach !... Mauvais! mauvais !
{Le chant arrive sous les fenêtres nuhnes du %Kdais. — Immense clameur. — Tumulte confus.)
deuxiÎ':me aide de camp {accourant).
Madame, tout est perdu ! les troupes fraternisent avec le peuple!...
Fuite générale. Tous les masques se bousculent aux ptf^v'tes. La scène se ride. Le chant grandit.
Les fenêtres volent en éclats. De tous côtés, des hommes anués escaladent la scéue...
Ccst Je PexipU. Cris de triomphe. Formidable imigissement.