CARTE DE LA REGION DU LAC TEMISCAMINGQUE
Eee bnerer
primer
arrosé par plusienrs petites riv!ères ot ruisseaux, ét &ur chacune de ces rivières il sora facile d'obtenir des pouvoirs d’eau en construisant des chaussées,”
Comme nous l'avons dit plus hant, nous n'avons päs voulu dire des généralités sur la qualité du sol de là région du Lac Témiscamingue, nous ävons préféré donner des extraits dos rapports des arpenteurs, pour ne pas âtre accusé d’en exagérér la väleur, dé même, lo lectour pourra sé convaincre que, sur de grandes étendues, à cause ‘des brûlés qui 07’ fit des vastes déserts, le défrichement y est bién moins pénible qu'en pleine forêt.
Nous avons mentionné la “Baie dos Pères, il nous faut dire w mot dé cette localité qui est le chef-lieu de Ja région du Témiscamingue ; ct lé centre du service roligieux qui se fait par los Pères Oblats ; ils y ont’ bâti une belle église de 45 pisds sur 90, un presbytère, une résidencé jour les Séuïs de la charité, joli corps de bâtisse à deux étages, avec deux ailes, une ‘pour l’h6.
pital et l’autre pour l'orphelinut et l'école, car les bonnes sœurs ‘ y soût éri mêmes temps religieuses hospitalières et institutrices.- Il ÿ à encore à la Bais des Pères un raédecin résidant, un bureau de poste, deux magasins généraux dont l'un tenu par la Compagnie de la Baie d'Hudson, un moulin à scie, des artisans de différents métiers,
Enfin, nous avons parlé des chantiers du comté de Pontiac, nous pouvons dire qu’ils. sont les ‘plus importaris de la Province ; c'est une res:
source Considable pour les colons qui
uvent y aller travailler: pendant hiver, et gagror de l'argent pour leur aider à faire progresser leurs terres ; et, si l'on considère le nombre d’horn:
mes ét de bêtes nécessaires pour ces grandes exploitations forestières, il ne pout y avoir de mcilleurs marchés pour l'écoulement des produits des: colons.
De ce qui précède: il- est facile de conclure que, de toutos les régions qui s'offrent à la colonisation, celle du Lac Témiscamingue n’a pas de supérieure,
“ Ce cantôn est avantägensement : LES CUT NS DU TEMISOA ii Gi
Sucoès remarquable de il. Le. Pilun,
Je soussigné suis venu de St-Jérôme à Témiscamingue au printemps de 1886 avec ma femme, mon fils agé de dix-sept ans, et ma fille dé huit ans.
J'avais cinq piastres dans ma bourse, mais une partie de mon bagage était 1 ‘6 en chemir, et il m'a fallu dépenser vingt piastres vour l'avoir.
Je me suis mis aussitôt au service dos Révds Pères Oblats avec mon fils J'ai pris ua lot et j'ai fait quelques défrichements.
“Je l'ai revendu pour mé placer plus à mon goût.
En 1888, j'ai pris trois lots dans le 7ème rang de Duhamel. J'ai commencé à les défricher, et j'allais travailler l'hiver dans les chantiers, #insi que mon fils, En 1892, j'ai vendu un de mes lots 275 piastres.
J'ai maintehant ‘environ 80 #rpents de belle \arra en culiure, sans roches, ni sou:
ches,. J'ai maison, grange, écurie; j'ai huit bêtes à cornes un cheval de travail, un .
poulin d’un an, quatre cochons, une douzaine de poules,
- d’ai une charrüe, une herse, un rateau à cheval, une faucheuse,
Je ne dois rien à perscnne et j'ai en caisse au-delà de deux cents piastres,
- J'ai vendu cette année du foin et de l'a.
voine-pour. $312.00,
J'ai réca!té des pois et des patates pour la déÿense. de ma maison et pour mes en:
grais,
J’estime ma terre à 52000.00 et mon maté riel roulant à #400.00.
Je n'ai jamais manqué de nécessaire.
Louis PiLoN.
- Je soussigné, ai reçu la déclaration de I. Pilon et je suis porté à croire qu'elle est plutôt au-dessous qu’au dessus de la vérité. Je me ra pelle fort bien quand js suis arrivé à émis.
camingue, M. Pilon demeurait avec sa famille sous une tente au bord duLac.
Il est parfaitemené à l'aise comme l’atteste sa déclaration. Si sa terre se trouvait à St-Jérôme d’où il venait, elle vaudrait au moins $6000.00 et comme je l'ai déjà fait voir dans d’autres correspondances, une terre ici rapporte beaucoup plus que les terres de nos vieilles paroisses, à cause du. haut
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