LE NOUVEAU QUERE
C’est le nom sur lequel on désigne le Témiscamingue québecois. Voici ce qu’en disait le regretté Buies: “Le pays situé à l’est du lac, dans la province de Québec, forme une admirable séri: d’ondulations, sans rocher, où croissent le pin blanc, l’épinette, le cèdre, le sapin, le tremble et le bouleau. Quelquefois anssi, à de rares intervelies, on y trouve des érables et des merisiers par groupes clairsemés et solitaires.”
Voici d’un autre côté le témoignage d’un missionnaire :
“Le sol du Témiscamingue est d’une richesse sans égale dans toute la vallée de l'Outaouais. Terre grise, noire et jaur+; pas une seule roche sur des étendues de vingt à trente mille carrés. D’autres étendues aussi considérables ne sont que des prairies faciles à égoutter ou bien de vastes “brulés” où les arbres sont déracinés et renversés. Chose remarquable; en très peu d’endroit, la terre paraît avoir souffert des ardeurs de l’incendie, ’humus y est parfaitement intact et d’une profondeur dépassant partout de six à huit pouces; cette riche couche de terre noire repose presque toujours sur une terre grise très friable et douée elle-même d’une
fertilité”.
“Ah, la belle et luxuriante terre promise aux colons de Pavenir, s’écriait abbé Proulx, et comme on songe, en la contemplant, avec une amère et douloureuse mélancolie, à toute cette vaillante et vigoureuse jeunesse canadienne qui déserte les foyers e‘ s’en va consumer sa force dans les fabriques américa. es.”
Voici nn court aperçu des centres de colonisation dans cette région, anciens et nouveaux: