X XX *X
Le chemin Kempt avait une longueur de 9734 milles, comptait 6 ponts et avait coûté 829,064, La longueur du chemin Matapédia était de 11012; il comptait 51 ponts et le coût fut de $187,870.85.
On peut se faire une idés de limportanca des travaux qu'il avait fallu exécuter, par l'énumération de ces quelques ponts et viadues, lesquels avaient été construits assez solides pour permettre le passage de la grosse artillerie:
Ponts Longueurs RAVIOTEPRIELISN ES TU ne 271 pieds Rivière Saint-Pierre o ,. oO . . . 184 Rivière Matapédia PAIE Rivière Causapseal . . . . . . 264 “ RUSSE AT RE 4 Ruisseau No mans Gulch . . . . SOLS Rivière Assémetquaghan . . . . . MÉDENS PRÉ MATIERE LE Vie 1 TS en PET CS RARE
Pans un rapport un Ministre des Travaux Publics, en date du ?+4 juillet 186%, M. Joseph Rosa, contrôleur du chemin, écrivait :
“Après l'ouverture du chemin Kempt, comme il y avait 75 à S0 millos sur ce chemin sans aucune habitation, le gouvernement a payé et paie encore annuellement à quatre pesonnes différentes $100 par année, en tout 8100, pour résid'r sur le chamin et assister les voyageurs.
“A présent que la colonisation commence à se porter sur le chemin Matapédia, ces fonds pourraient servir à son entretien, tant en hiver qu’en été,
“Dans mon humble aninion. après que le chemin aura été terminé et que les réparations auront été faites, cte so nme serait suffisante pour tenir le chemin en bon état de réparation, si elle est judicieusement employée.
“Voici de quelle manière je proposerais d'employer ces $400 pour le plus grand avautage du chemin: Donner $60 par année à une personne qui voudrait s'établir à la place nommée “le rocher de Louis Lachance”, sur la division sud, à la condition qu'il entretiendrait pendant l'hiver quatre milles de chaque côté du rocher, en tout huit milles. L'entretien de ces hut milles Consisterait à aplanir et jeter hors de la voie les avalanches de neige qui partent du haut des montagnes, tombent sur le chemin et l’obstruent, De plus, il devrait être obligé de tenir une bonne maison pour recevoir les VOYAgeurs,
La campagne vue de l'église de Saint-Alexis.
“La balance des $340 pourrait être donne à une autre personne avec la condition qu'elle passerait deux ou trois fois Par année avec deux hommes et une voiture, sur tout le parcours du esnemin, depuis Sainte-Flavie jusqu'à Pointe-à-la- Croix, dans les mois de juin et septembre; dans le mois de juin pour jeter en dehors du chemin les éboulis, souches, arbres, pierres, ete. enfin tout ce qui pourrait l'obstruer: nettover les fossés et réparer tous autres dommages; dans le mois de septembre, pour remplir avec du bon gravier les ornières et les “ravages” qui pourraient se faire dans le cours de l'été, et tous autres réparations ordinaires.”
Le même rapport constate que cette annéc-là, le chemin Matapédia était habité depuis Sainte-Flavie jusqu'au 14me mille, et que sur les 7? milles suivants, il n’y avait que 12 habitations. Lxs derniers 9 milles étaient aussi habités.
Une des conditions de l'entrée des provinces maritimes dans la Confédération de 1867 avait été la promesse de la consruction du chamin de fer Intercolonial qui les mettrait cn communications avec Ottawa, Ja nouvelle capitale fédérale,
Le chemin de fer fut construit, et il traversa la vallée de la Matapédia dans toute sa longueur, coupant ou longeant une dizaine de cantons. Les premiers trains circulèrent en 1874, et un vaste et fertile pays ne se trouva plus qu’à quelques heures de Québec et de Montréal.
Cependant, sa conquête fut lente, et la colonisation y muarcha à pas de tortue. Les voyageurs qui le traveisaient én chemin de fer étaient rebutés par les escarpements des gorges de la Matapédia, ct disaient qu'il n'annoncait rien qui vaille, Et personne, ni gouvernement, ni particulier ne se donnait la peine de détruire cette impression fâcheuse et injuste. Une vague mention de la région était faite dans une brochure incolore que le gouvernement publiait de temps à autre, mais etait tout.
En 18%5, une épidémie de petite vérole éclate au gin di la colonie acadienne de Matapédia, Le Dr. J.-M. Turcotte :st dépêché sur les lieux et il est accueilli par ce p'tit discours qu'on trouve dans son rapport: “C'est avec plaisir que la colon: acadienne de Saint-Alexis-de-Matapédia souhaite en votre pet= sonne la bievenue à un envoyé du gouvernement, Nous som es très sensibles à cette démarche de l'honorable Commissaire de l'Agriculture et des Travaux publics qui prend un <i grand & in de nos personnes et de nous préserver du fléau de Ja vari de. Nous remercions bien sincèrement l'honorable M. Garneau. en vous priant, monsieur le Docteur, de lui exprimer nos 8 1tments de gratitude, Veuillez lui dire aussi que notre colon souffre d'une maladie bien dangereuse: la maladie du “pont” et qu'il est le docteur par excellence.”
l'interprète des colons acadiens aurait pu ajouter la miladie du “chemin” et celle de “l'isolement”, faut: de colon: et d'une campagne de propagande.
Pendant que les Labelle, les Paradis, les Brossard et L's Hébert faisaient la conquête du Nord-Ouest de Montréa', du Témiscamingue, de Ja Mattavinie et du Lac Saint-Jean, la région Maiane-Matapédia restait dans l'abandon, souffrant toujours des mêmes maladies,
Le Ministre de l’Acriculture d'Ottawa publie, en 1886. une brochure de propagande colonisatrice sur la Gasptsie — Rimouski, Bonaventure et Gaspé. Au lieu de consacrer un cha-
pitre au moins à la Matapédia, on y trouve cette simple rmention:
“Au sud de cette chaîne, (il s'agit des monts Notre-Dame), il y a une grande vallée intérieure dont la surface est en plusieurs endroits accidentés par les hauteurs ou rétrécie par jes terrains montueux qui la bordent de chaque côté, au nord et au sud. Sa largeur varie de dix à trente milles, et elle offre généralement tous les caractères d'un plateau élevé. Le sol de cette grande vallée est pauvre et léger en certains endroits, pierreux en d'autres, mais il est généralement arable et fertile.”
Et c’est tout,
Vue du village de Suint-Alexis-de-Matapédia.
L'année 1890 se signale par un beau geste de Mercier: un collège électoral est créé sous le nom de Matane, embrassant la vallée de la Matapédia, moins les quatre cantons du sud qui restent dans Bonaventur:. La méme année. M. Arthur Buies y fait une exploration et son rapport est déposé sur la table de l’Assemblée Lécislative,
Ce fut la grande révélation!
Cinq ans plus tard, M. Buies consacrait une solide et enthousiaste brochure à la vallée de la Matapédia. Ce fut le commencement de la propagande par la publicité. MM. Eugène Rouillard et L.-E, Carufel devaient suivre sa voie, de même que des journalistes autorisés comme l’honorable M, Gharles Langelier et M. J.-P. T'ardivel.
Après 1890, Matane eût done son député à la Lézislature
de Quéec et son avocat et solliciteur auprès des ministères pu-
blics, au lieu de rester confondue dans l'immense comté de Rimouski.
Durant la dernière décade, le Ministère de la Colonisition a dépensé les sommes suivantes en travaux de colonisation :
1899-1900 à : ‘ . . 84,694,12 it St TO R 6,267.30 1901-1902 . , : : x ; 6,269.98 1902.1903 . : , . : F 6,510.81 1903-1904 . ? : ; ; ‘ 9,570.84 1901-1905 . ; ? : ; : 5,939.52 1905-1906 x } . ; ! % 5,40:.70 1906-1907 . : È : , ï D,885.63 1907-1908 : ; x ? , ; 7855.65 190$S-1909 ., : . : Se r 9,748.11
Total . . , . 874,451.63
Durant l’année fiscale 1909-1910, c'est dans le comté de Matane qu'il a été vendu le plus grand nombre de lots de terre; exception faite pour la révion Labelle. qui est trois ou quatre fois plus vaste.
Aussi, est-il intéressant de s'arrêter au résultat obtenu :
En 1890, il y avait dans la vallée de la Matapédia proprement dite, 64 familles; dix ans plus tard, 1,590, et en 1910, 2,848. C’est-à-dire que la population a presque doublé durant chacune des deux dernières dé-ades!
À la dernière session de Ja Législature, la région de Matane-Matapédia proclamait encore sa rapide et vigoureuse croissance en demandant d'être divisée en deux comtés pour les fins municipales et d'enregistrement, Cette demande fut sanctionnée par une loi.
Bientôt, on peut le prédire, sans être un bien gran | prophète, cette division des pouvoirs administratifs s’(tendra aux affaires politiques, et on aura alors le “comté de Mataré li”.
Réserve des Indiens.
Sur les confins de la vallée de la Matapélia 82 trouve une réserve indienne. Or, comme la vie des Indiens est un peu mêlée à celle des colons des cantons Voisins, NOUS croyons devoir donner les renseignements suivants qui émanent de source officielle :
Réserve.—La réserve est située sur la rive nord de la jolie rivière Restisouche, dans le township de Mann, comté de Bonaventure, province de Québec, vis-à-vis la ville de Campbeilton, N.-B.
Tribu.—Ces sauvazes sont tous de Ja bande des Micmacs.
Population. {La population est actuellement de 506, soit une augmentation de 8 depuis l'année dernière. Il y a eu ?0 naissances et 1? décès au cours du dernier « xercice,
Santé et hygiène. Aucune maladie contagieuse n'a &vi durant l'année dernière. Les précautions sanitaires ont é!é bien oh rvcees, Les MiaisoNs dans] que ls à entours des propriétés sont proprement tenus,
Ferme et paysage à Saint-Alexis-de-Matapédia.
Occupations.—Les ressources de ces Siuvases sont divers: : ils cultivent, exploitent le bois, chargent les Vais@aux, Cote duisent le flottage du bois et servent de guides aux touristes, Sur la réserve se trouve un moulin exccilent. lequel tou: en leur procurant de l'emploi les fournit convenablement de bois de chauffage,
Bâtiments—En général, ke: bâtiments sont assz bons. Les sauvages ont de bonnes maisons, bien meublées, bien nues. Ils ont Scalement de bonnes granges et des établie.
Bétail.—-Leur bétail est en très bon état. [ls ont des vaches et des chevaux excellents et d'autre bétail.
Instruments aratoires, Les Sauvages qui possèdent assez de terrain pour cuitiver sont bien munis d'insttuments ar. toires. Ils connaissent la facon pratique de s'en servir, et les entretiennent en bon état.
Religion.—"l'ous ces sauvages sont catholiques, Des Pores Capucins les desservent et prennent grand soin de leur bicêtre spirituel et temporel, (1)
Traits caractéristiques et progrès.—(Ces sauvages sont de bons travailleurs et obtiennent de bons salaires, mais quelques uns sont encore très imprévoyants, Cependant, je suis heureux de constater, à ce sujet, une légère amélioration,
L'agent de la réserve est M. Pitre.
Noms Géographiques. 2)
Alléganys. Dans la langue des Delawares, “montagne continue”,
Awantjish. (Canton), En langu s miemaque, “petit portage”, Cours d'eau qu'on a soudain en face de soi, aprés une courbe, lorsqu'on remonte en canot la rivicre dans laquelle il se jette. Las mots soulignés composent le nom,
Amqui, (Canton). En langue miemaque, “Là où l'on s'amuse”.
Baie des Chaleurs. Ainsi nommée par Jacques Caitier qui y avait souffert de la chaleur dans son vovage de 1534.
Blais, (Canton), Mgr, André-Albert Blais, deuxième évèque de Rimouski,
Bonaventure, (Ile et comté), Nom d'un navire qui portait le sieur Court-Pré Ravillon dans une exvéditir, à Is baie des Chaleurs.
Cabot, (Canton). Jean Cabot qui découvrit l'He de Tureneuve en 1497.
Capucins. (Paroisse), Ainsi nommé à cause de la présence dans le voisinage d'un rocher qui affeetat la forme d’un moine capucin, vêtu de sa cagoule et coiffé de son capuchon,
Cascault. (Canton), Mgr. Caseault, fondateur de l'Université Laval.
Causapscal. (Rivière et canton), En langue micemaque, “Pointe rocheuse”, où “Fond pierreux et brillant”,
Cedar-Hall. (Paroisse). Nom donné à la première maison construite à cet endroit par un nommé Grant.
Cherbourg. (Canton). Port de mer et ville fortifiée de France.
(1) Cette mission des R.R, P.P. Capucins fut détruite par le feu au mois de janvier 1912.
)?) Voir les ouvrages de HW, P.-G, Roy ct Eug. Rouillard.
Dalibaire {Cubton), Un d directeurs conoraux de fa Come pagnie des [ndes Occilentales,
Fleuriault, (Canton). Le comte de Fleuriaul , aile de camr de Napoléon, ambassadeur de France en Angleterre et allié au marquis de Hansdowne, gouverneur du Cana
Gaspé (Comté, ete.) En langue mi maique, “Bout, extrémité”
Jetté. Canton). Sir LA, Jetié, ancien lieutenant gouverneur de fa province de Québec,
Kempt. (Chemin). En l'honnour de Sir James Kempt, administrateur du Canada (Dalhousie étunt gouernur). de IN?1 à 1N50,
Une ferme à Saint-Mexis-de Matapédia.
Lepage. (Canton). Germain Lepage, premier scisneur de Rimouski.
Massé, (Canton). Le KR, P. Emmanuel Mass, missionnaire jésuite,
Matalik. (Canton), En langue micmaque, “Cours d'enu sautillant”.
Matane. (Comté et paroisse). En langue micmaque, “Vivier de castor”,
Matapédia, (Rivière. ete.) En langue Hicmaque, “Rivière qui fait fourche.”
Méchins. (Paroisse). Les méchins sont de cros:es ro 1e l'on voit au loin dans la mer. On croit que € A corruption du mot “méchant”,
MeXider. (Canton). Mathew MeNider acheta lo fief de Métis en 1802.
Nemtayé. (Canton). En langu: micmaque, ce mot désivne une région accidentée,
Métis. (Fief, village, ete.). En langue micmaque, “Bouleau”,
Milnikek. (Canton). “Terre où il y à beaucoup de baies.”
Patapédia. (Canton et rivière). Jn langue micmaque, “Courant impôtueux, capricieux, ete.”
Pinault. (Canton). Le colonel Félix Pinault, ancien député de Matane.
Rimouski. (Ville, comté et diocèse). D’après Mgr. Laflèche, ce mot, en langue miemaque, signifie “Demeure du chien”,
Restigouche, (Rivière et canton). En lansue micmaque, ©Rivière aux cinq branches”, à cause des îles qui se trouvent près de son embouchure.
Sainte-Klavie. (Paroisse). En l'honneur de Flavie Drapeau qui donna le terrain de la fabrique en 1850.
Saint-Jérôme-de-Matane. (Paroisse). En l'honneur du célibre
abbé Jérôme Demers.
Saint-Pierre-du-Lac. (Paroisse). En l'honneur de son fonilateur, labbé Picrre Brillant.
Sandy-Bay. (Paroisse). Vient de l'Ance aux Salls des Fran- Gais. Les premiers colons de cet'e localité furent des Ecossais.
Suvabec. (Rivière ei paroisse), En laneue mi maque, “Rivière remplie”,
Fessier, (Canton/ete.) L'honorable Juge Ulrie Tessier,
Instruction Publique.
Sous | rapport de Pinstruciion pu lique a révion Matane- \Motapédia ne le cède gui AUX contré < los mieux favorisées de la Province,
Il ya, à Rimouski. un collôve classique. une école normale pour Ds filles, un couvent et une nca lémie commerciale pour les ga'cons.
La fondation de l'Ecole Normal: en 1906, à été un hionfait peur la réxion, Le nombre des institutrices non diplômés Seat al aissé considérablement. et les traliements ont auwmenté d'une facon encourageante.
Des académies pour 1 & garcons, dirivéos par les Frères existent à Mont-Joli. Matana ot Savabce. Les paroisses suivantes ont d'excellents couvents pour les filles: Saint-Alexis-de-Matapédia, Saint-Benoit-Joseph-Läbre-d"Amqui. Sainte-Marie - de - Sayabee,
Saint-Pierre-du-Lac. Sandy-Bay, Saint-Ulrie, Mont-Joli et Matane.
Si l'on veut se faire une ilée des progrès réilisés, depuis dix ans, on n'a qu'à interrowr les rapports annuels du Suriatendant de l'Instrusti à Pub]; ue :
1900 1910 Valeur de la pro riété impna lo . 81.785.191 $°.47,451 Valeur du mobili runs ele. , 53.978 112,685 Nembre des élève. ! 0 SE : ES Re 6,09 Nombre des religieuss . . . dl) 28 Nombre d$ relivieux (1) 7 6
Résidence d'un partieutier à Saint-Laurent-de Matardin.
En 1897, la contribution du gouvernement au fonls des écoles élémentaires du comté de Matans: était de $2,163.13 : elle s'élevait à $1.245.85 en 1910.
En 1908, M. l'inspecteur Chabot énumére les t d\aux sutvants dans son rapport :
Lac-au-Saumon: construction d'une école, $3.000: achat d'un mobilier, #175: auom ntation des traitement:, 850.
Sayabec: agrandissoment d'une école, 81,480: achat de mobiliers, $110 : augmentation des traitements, 865.
Causapscal: construction d’une école, 425.
(1) L'académie de Matane n'existait pas encore,
Naint-Laurent-de-Matapédia: construction d'une école, 8300 ; achat d'un mobilier, $62,50 : réparations aux écoles, 8163 ; augmentation des salaires, $20.
Sainte-Florence-le-Beaurivage: construction d'une écul”, $55%; achat d'un ameublement non approuvé, $57.
Naint-Alexis: réparation aux écoles, $60; achat d'un molilier K6Y.
Amqui: réparations aux teoles, 803 achat d'un mibi ie. $6% ; augmentation des traitements, S15.
Cedar-Hall: réparations aux ccoles $i0; augmentation des traitements, $20. ;
Saint-Léon-le-Grani : iéparations aux écoles, $?S :; auzmentation des traitements, &20.
Restisouche: réparations aux écoles, 812.
Saint-Francois-d'Assise: achat d’un bureau d'institutric , $10: augmentation des traitements. #10,
Deux ans plus tard, il dit encore :
“Moni-joli, depuis un an. possède une académie comme ciale, dirigée par les Révérends Frères de la Croix de Jé-us. Cette Lelle et crane maison d'éducation. qui est appelée à faire béaucoun de bien, est un vrai monument pour cette petite vil naissante ; elle est pourvue de toutes les améliorations mcd'rnes. Enfin les classes, QUE SONt as-e7 spacicuses, sont très b'en aménagées. Deux seulement ont cie ouvertes; elles figurent comme étant sous contrôle.
fE& promoteur de cette b'Ile oeuvre, le z:l5 et infatisable M. J.-A. Verreau, curé de l'endroit, mérite certainement de sranls éloges et surtout les remerciements sincères de la porulation de Mont-Joli. Ce même endroit compte aussi comme maison d'éducation un couvent: les clasces, au nombie de 4, en sont confiées aux Dames du Saint-Rosaire: elles sont fréquentécs par des filles de tous âges et par les petits garcons a 1dessous de 1? ans.
“Matane, village, possèe aussi un Magnifique couvent : il est très bien situé, grande cour, bien ombracée, ete. Les Dames du Bon-Pasteur en sont los propriétaires. Los 5 classes dont 3 sous contrôle, sont bien meublées et bien tenues. L’éc: le ‘de garçons comprenant 3 départements est dirivée pir des institutrices laïques: cette maison est une des belles habitations d:
De son côté, M. G.-E Marquis dit dans son rapport de 1910:
SA Pastomne de 1909, k
al été appelé à aller r COVOIT Six écoles construites au cours des vacances, Cinq l'ont été d'après députement, Il n'y ä
qu'à Saint-Jéon-le-Grand où les € minIssiires (nt aïi en marve
des règlements scolaires, à ce sujet,
des plans et devis approuvés par votre
“Ces maisons ont coûté KS,505.00. Jo rois devoir faire jei une mention toute spéciale de celle qui à été construite à Siyae bec, dans le comté de Matane. M. le curé JC,
Saindon, prés sident de la commission scolaire, dont le
dévouement, l’abnéga-
Une ferme à Saint-Alexis<le-Matapédia.
tion et la générosité sont au-dessus de tout éloge, à fait bâtir
cette école de ses propres deniers et l'a ensuite donnée à 1 mu-
nicipalité, Cette académie a coûté plus de $5.000.00. Voilà un exemple qui mérite d'être signalé à Ja province fout entière,” Et dans celui de 1911:
“Les traitements continuent lentement leur marche ascensionnelle: chi va sano va lentano, dit un proverbe italien.
“En 1965, la movenne était de 109, et de $14%, pour les écoles élémentaires et modèles respectivement, Aujourd'hui, elle est de $124.50 et de #165. Soit une augmentation de $14.50
dans le premier cas, et de KIS, dans le second
“A cette date, pas moins de S municipalités ne paya ent pas
encore une moyenne de $100. Voyez le chemin parcouru depuis :
Cedar-Hall donnait alors $# 95. Aujourd'hui $ 114
Savali . .. 91. LE FR Causapscal ss & De de 150.
Naint-Bénoit-Läbre-d \neui 9. E LEO:
“Cotte année, 1la été paré au-d Ja de $1.000 de plus que année dernicre pour les traitements seulement, La moyenne, pour les institutrices des écoles élémentaires, a été rchaussée de
Agriculiure et Industrie Laitière.
L'asriculture est et restera toujours la priucipale ressour e le Ja région Matane-Matanédia. Certes, l'industrie y a aussi un vaste champs d'action à cause du voisinage de forêts pour ainsi dire intpuisables et la présence d'importantes chutes d'eau, 1 va d'ailleurs un bon pas de fait dans eutte direction, Mais c'es: vers l'agriculture que le colon doit diriger son esprit ct son activité. Nous compren’ .s, cependant, que dans les d‘buts d'un établissement, le col: à, sans capital, doive recourir au “‘chandcr” pour subvenir aux premiers frais de son installation et <e nourrir avec sa famille. Le aéfrichour qui e:t dans cette nécessité est du reste assuré de trouver de ce côté des gages varian: de $25 à #35 par mois. Mais le coton qui veut fonder un foyer durable doit bien se mettre dans l'idée que cet à son bit qu'il doit donner le meilleur de ses pensées et de son travail.
Il nous fait plaisir de constater que si le colon de la region Matane-Matapédia a trop souffert dans le pass® de la maladie du “chantier”, if y a maintenant une louable émulation pour tirer du sol tout ce qu'il produit si gén'reusement.
Un colon de Saint-Léon-le-Grand écrivait récemment à La Presse”: “Notre population est travaillouse et aim. à ne pas rester en arrière, Elle se donne à l'acricu'ture avec une
va d'une manière encourageante depuis quelque temps. L:s denrées ot les nraduits de la ferme se vendent bien ainsi que le bois. Les colons ont renoncé, semble-t-il. à faire la nivette entre la paroisse et les Etats-Unis, (Cest là la raison qui avait retardé la paroisse.”
l'initiative des colons s'est très hour uscment portée vers la coopération. 11 ÿ à dans ie comté de Matun un’ siiété d'agriculture et quinze cercles agricoles. Neuf eomtés seulement dans la province en ont un plus grand nombre
Ces quinze cercles comptent 1.2S3 membres, et ce chiffre n'est dé} pisse que par onze cotes, Les Membres ont contribue $3.610, et de ce chef, Matane arrive le cinquième comté dans la Province,
A méme le montant versé par les membres ct l'allocation du gouvernement de la Province, laquelle a été de $618.56. il a été acheté pour 8220.25 d'instruments aratoire S, 8595.11 d'unimaux et K3,501,62 dé à graines de semence.
La ferme de M. Aquilas Heppelle de Causapscal.
Les proportions sont à peu près les mêmes pour la sociétés l'agriculture, d'après le dernier bilan:
Nombre de membres . ,. . . 35 Souscription des membres , . . $55?
Allocation du Gouvernement . . #6:0
Autres recettes . , . . . . $l 076 Achat et entretien d'animaux . $1,117
Achat de graines de semence . . $557 Comme on le voit la coopération est entrée dans l'esprit et
ls moeurs des colons, V oyons maintenant les résultats : Cercle de Saint-Léon-le-(rand. Ma > que Ce cercle n'ait été érigé que tout récemment, les résultats qu’ Pres toujours ces sortes d'associations ont déjà eu jeurs effets à Saint-
Léon-le-Grand conime purtout où existent des cercles agricoles. Le choix dans les graines de semence et l'usage d'une plus grande quantité de graines fouragères ont obtenu des résultats qui ont suscité un encouragement qui ne pourra que s'étendre à tous les cultivateurs qui aiment leur profcssion, Les pers pectives sont belles.”
(Signé) Z.-0. Gendron, pur. $S. T.
Cercle de Sainte-Marie-de-Sayabec, “Les membres de ce cercle constatent avec plaisir les heureux résultats que leur institution a obtenu dans leur région agricole depuis l'existence de ce cercle et les progrès considérables que l’agriculture a fait. L'achat de grains de semence de premier choix a amené de bien meilleurs rendements et les soins apportés à l'amélioration des animaux de la ferme, par leur croisement avec des reproducteurs enregistres, ont produit des résultats plus que satisfaisants.”
(Signé) Alphonse Rioux, ST.
Cercle de Sainte-Elorence-de-Beaurirage. Ta cercle agricole dr cette paroisse rend beaucoup de services à Fagriculture en facilitant et en encourageant les cultivateurs dans Femploi de bonnes graines de semence. L'animal de race que le cercle s'est procuré pour la reproluetion à rendu de grands services. Les troupeaux de vaches laitières se sont donc beaucoup améliorés, ainsi que les prairies et les paturages.”
(Signé) J.-P. Cyr, ptre, S. T.
Cercle des cantons unis Romtu-Dalibaire. ‘Le cercle à bien fonctionné cette année et à la satisfaction des membres. Ses résultats ont été très satisfaisants, surtout au point de vue de l'achat des grains de semence de première qualité.
“La récolte en général a été excellente, les patates exceptées ont rendu un peu moins que la moyenne, mais la qualité en a été bonne.”
(Signé) G. A. Verreault, S.T.
Voici d'autre part ce que nous lisons dans la “Presse” du 16 juin dernier: A Saint-Fidèle, les produits laitiers, bien que nous n’ayions encore de beurrerie, s’élèvent cette année à une
douzaine de cents piastres, au bas mot. Nos produits se vendent bien, Cinq de nos colons ont des centrifuses dont ils tirent parti très avantageusement. On porte, en général, une att à- Uon spéciale aux vaches laiticres qui sont de la meilleure race.”
Au sujet de l'industrie laitière à Causapscal, nous lison< ‘ans 1e même journal, à la date du ?1 juin 1911: “Nous avons deux fromageries qui fent de bonnes affaires. Le nombre de: Vaches laitières est de 400, et le chiffre des revenus peut se chiffrer, au bas mot à $3,000,7
De Siint-IéonJe-Grand, “La Presse”, du 22 juillet 1911, dit: “L'industrie Jaitiire est parante, Nous avons une fromuserie alimentée par 200 vaches à lait, La valur de nos produits laitiers est de $8,000 pour éette année, et nous avons un marché rémunérateur pour tous nos produits.”
La ferme de M, Joseph Heppelle de ( dusapseut.
Sous ce titre “Heureuse Initiative” voici ce que nous trouvons dans un récent numéro du “Prosrès du Golfe”, de Rimoutski :
“Nous sommes un peu en retard pour venir annoncer à nos cultivaturs des districts de Matane et de Rimouski, une nouvelle qui ne manquera pas de les réjouir,
“Aprés bien des difficultés à surmonter, des obstacles de tous genres à vaincre, ue nombreux préjugés à faire tomber, les champions de l'industrie laitière des paroisses de Rimouski, St- Octave. St-Gabriel. Ste-Angèle, Ste-Flavie, Mont-joli et St- Toseph-de-Lepage, ont pénet à f F OUh svhdicat avant pour but la vente plus facile et plus équitable du produit de leurs fabriques de beurre ou de fromage,
“C'est une organisation fondée, non à prix d'argent; une organisation qui ne se maintiendra pas à prix d'argent; une prganisation dont le fonctionnement ne se fera pas moyennant finances à M, un Tel où à M. un ‘el. Non non: fondée sur le dévouement de ses membres, c’est sur le dévouement et la bonne volonté de tous les intéressés qu'elle doit <e maint nir et progresser.
“Voici conmnent fonctionne la dite organisation.
“Tous les vendredis, à 4 hrs, pem., des agents représentant quelques exportateurs de Montréal, se rendant à Sainte-Flavie- Station, se réunissent dans une salle, dite salle de vente, à hôtel de M. LP. Pelletier: puis, la, en présence des représentants de toutes les fabriques intéressées, achètent à l'enchère la quantité de beurre et de fromage mise sur le marché. Actuellement la quantité mise en vente est d'environ 600 boîtes de fromage, et 300 de beurre par semaine,
“Cette organisation offre de précieux avantages. Entr'autres celui de ne pas voir les patrons exposés à sacrifier leurs produits à l'arbitraire d'in seul acheteur, ecmane ecl1 a pu se pratiquer dans le passé, Puis, un second avantage fort appréclable, est que la maison qui achète, doit avoir ua crédit ouvert à la Banque Molson où le payement se fait au conrptant”
Espérons que ce mouvement finira par s'étendre à toute la vallée de la Matapédia.
Et
A l'agriculture proprement dite se rattachent d’autres industries qu'il serait trop long de considérer ici, même brièvement; cependant nous consacrerons quelques lignes à le culture fruitière et à l'aviculture.
Dans son dernier rapport à l'honorable Ministre de l'Agriculture, M. Auguste Dupuis, directeur de la station d’arboriculture fruitière de Village-des-Aulnaies, dit que les sols légers de la région de Rimouski conviennent aux pruniers de la meilleure espèce. Le froid v est aussi gran que dans les cantons de l'Est, cependant il n'affecte pas les pruniers, car la température est modifiée par le Saint-Laurent qui ne gèle pas. La neige qui protège les pruniers de novembre à avril est une protection assurée contre les dégels trop fréquents à l'ouest de Québee.
Une station d’arboriculture fruitière a été organiste, à Rimouski, par les soins du gouvernement de la province de Québec, sous la direction des RR. FF. de la Croix. Les coions peuvent s'y procurer des pommiers élevés en pépinière, au prix de 25 et 30 cents la pièce,
dt:
Les pPonimes 86 peuvent pParlaltement cultiver dans toute la vallée de fa Matapédi 1, de mon qu le pruties ot les cerises. Les expeéri nees our ont été fa tes, dans la re lon de "lé nis-
sua. et les succès obtenus levratient en
orE dre “érieuses Lente tatives dans la Matapédia.
\ la station de Rimouski. on & Vire atissi à l'apiculture, et on peut toujours <'\ P'ocurer des essiims d'abilles
“L'exploitat on de Îa VOIE CRE une in iustrie qui peut être développ aie avantage en cette partie de la province de Québec, appelés Pégion du Golfe Saint-Laurent”, cotuime partout ailleurs, POUFVU que lon se serve des méthodes <cientifiques d'élevage, de bon logement, d'un choix intelligent de bonne: poules, que l'on ait à sa disposition l'espace de terrain
La fern e M, J-lNte Hippelle de ( atisapseut,
suffisant, une connaissance approfondie de cette science. ot que l’on soit armé de patience, d' nergie et de courage, pour faire face aux contre-temps et aux MAUVAISES SAISONS qui accoinpagnent cette industrie comme toute autre.”
Et nous serions tentés d'ajouier: “Pour réunir toutes ces conditions, 1l sera suffisant de lire, méditer et maitre en pr'ätique la belle brochure de M. le notaire Louis de Conzagie Belzile, de Rimouski, “Le Poulailler de Rapport”. Dans catte brochure, M. Belzile raconte les succès qu'il à obtenus avec la poule de la race Wyandotte. (C'est celle de l'avenir de la région.
Ces trop courts extraits du beau et solide travail de M.
Belzile donneront une idée des avantages et des profits qui dé coulent de cette industrie
“C'est l'une des branches les plus avantageuses de l'agriculture, car ce sont les volailles bien tenues qui rapportent le plus sur la ferme, du moins actuellement, le coût de l'installation mris eu considération, En effet les chiffres officiels du recensement de 1901 indiquent que la poule rapporte #39 pour cent de profit, la vaches à Fait, 5 pour « ent et le blé 351 bour cent. Une poule avec un soin ordinaire donne un produit d'au moin: $2.00 par année, c'est-à-dire au moins huit douzaines d'oeufs à 3 cents la douzaine, Déduisons de ce revenu brut, £1.00 pour le coût de son alimentation, (chiffre reconnu) il reste done un revenu net de #1.00, et la poule valant environ 7 cents, c'est done un profit net de 133 pour cent du capital, et ceci sans tenir compte des poulets,
“L'élevage est également payant. La poule engraissé: coûte environ 8 centins la livre, et le prix de vente sur Île marché est de 12 à 18 centins la livre, donnant un profit net de 125 pour cent.”
Et ce notaire philos phe conclut :
“Rien n'est plus profitable et en même temps plus agréable
e lélevage des volailles.”
Des réponses au questionnaire de 1895, nous citerons les suivantes :
“Les céréales et les légumes cultivés comprennent le blé, le seiule, le sarrasin, l'avoine, lorge, les patates, Is navets, les choux, les pois, etc.
“Le rendement varie quelque peu suivant les localités mais se maintient toujours à un chiffre remarquable, relativement aux autres régions agricoles, Ainsi le rendement moyen lu blé, par arpent, est de 29 à 25 minots: celui de l'avoine et de l'orge, 40 à 45 minots: celui du seigle, 25 à 30 monots; celui du sarrasin 60 minots, Les pois donnent de 30 à 35 minots par arpent, et les autres lésumes rapportent dans la méme proportion à peu pres.
“La valeur relative des biens des colons dépend, bien entendu, du degré et de l'étendue de la culiure, En général, ils suivent une progression allant de cinq cents à trois mille dollars. Les terres de cent acres, habitées depuis huit à dix ans et cultivées en partie, valent de 1,000 à 2,000 dollars. En certains endroits, dans le canton Causapscal, par exemple, on
trouve les Proprieles, Comme celle de M. Blais, qui va'ent #3,000: celle de M, Valois, SE,900; de M. Lepaise ot d M. Hoppel, CHaCUNe NE OO, é “EI sit OURS noetit} Il nous sembl, die conti loppement, donnant en si De dl devrait être micuvx c«
ë susceptible «l un t | deveuüunhees de semhl iles « plus pettplée,
Le gouvernement de fa province de Québe à fait sa lire part. Ce sont crovons-nous |
s Colonti
s CUX-memes qui devra ent
faire davantage. Publier leurs snccée par tous les inoyens pos-
UN CON HE Villowe de Causupseal,
isble, Le Minisièro de FAvriculture offre, outre les sociétés d'agriculture ot les cercles agricoles, l'enion « expérimentale, les concours des produits Jaitiers, Jos Sociétés d'hortieulture, les concours du mérite agricole ete,
Nous ne conn: 1iSsons
pas dé meilleure réclame que los mono-
gre phies de fermes qui atcompagnent les rapports des juges du mérite agricole. Eh Lien! NOUS avons parcouru ces rap ports depuis vingt ans et nous n'avons tronvé que denx c!ons de Ha rérion Matane-Matapédia qui aient
pris part à En de ces Concours —- celui de 1903.
A propos d'un récent concours de p ulains, M. L.-N. Desrosicrs, de Sandy-Bay, écrivait au Ministère de l'Agriculture: “Les sujets exposés étaient très beaux; malheureusement, il est très regrettable qu'il n'y ait eu un plus grand nombre «d'expusants. Les directeurs espèrent qu'une autre année la «hs sera mieux comprise et qu'il y aura un plus grand nombre d'inscriptions, Un M. Romain LeBel a vendu un poulain de { ans $99 et une pouliche #75, sur le terrain même de lexposition, Avec ses primes, ce monsieur est retourné chez Jui avec la jolie somme de K159.°
Les colons de la Matapédia ne devraient pas se tenir à l'écart du mouvement fait en faveur de l'avancement. de Paz culture, de l’industrie laitière, de l'élevage, ete., surtout etan donné qu'ils pourraient prendre une place fort enviable parmi les comtés les plus avancés de la Province, Et dans touts les branches de l'activité agricole!
Lauréats de Mérite Agricole (Concours de 1903)
Joseph Valois. (Causapscal).
eee
La ferme de M. Valois, d’une superficie de 200 acres, ne" pas encore toute défrichée. 100 acres sont en rapport dont 74 labourables, en bon état de culture, épierrés, clôturés de plusicurs manières: en fil de fer, en zigzags, en piquets et perches de tremble, faute de cèdre sur la propriété.
Cette ferme est située sur la rive est de la rivière Matapélia, à 2 milles de la station de l'Ir ercolonial, Le bas de la terre est un excellent sol d'alluvion, le versant de la cîte est un peu rocheux par endroits et le haut sur le plateau est en benne terre jaune profonde, planche et point ou peu rocheuse, comme partout, dit-on, sur les hauteurs dans cette interessante vallée. !
M. Valois tire maintenant de sa ferme des revenus suffisants pour lui assurer une existence aisée, mais non sans travail. {l n’y a que huit ans qu’il a quitté, avec son pre et un ou plusieurs frères, la paroisse de Saint-Cvyrille-de-Wendover, pour venir s'établir à Causapscal. Il n’y avait alors sur som lot que trois acres d’abattus et brûlés, mais repoussés en taillis. Aujourd’hui M. Va’ : possède une installation agricole su périeure à bien d’autr. dans les vieilles paroisses, sous le rapport des hâtisses des améliorations at de la culture, et même
du confort général.
La maison, de 26" x 20" vost finie, pointure urvue d'une cuisine extérioure où d'été v attenant et faisant partie du corps d'une bonne grand dépendance de 247% 60, renfermant, outre Ja cuisine SUS-NOIHINO6 — DO x une laiur
boutique, un hangar à bois et à voiture:
‘, Un:
Un aquedue d'une forte pression, prenant l'eau d'une source abondante à LH arpents, alimente la maison et la forme, et un puissant jet d'un pouce de diamètre coule constamment dans la cour pour abreuver les animaux. laver les Voitures ste,
La grange-ctable, mesurant 126 x 40° x 15° de r au, élevée sur solace et piliers en pierre, pour donner à un bout où le terrain baisse, la hauteur suffisante pour une remise sus
La ferme de M. Louis Plante de Ca
la tasserie et une cave à fumier 0 l'étable, Celle-ci et
l'écurie sont économiquement et eommodément disposés et reitiVement assez éclairées, Cotti ranue, au jo! (| economique de l'ensemble, est une des plus avintaseus |: nous
avions visitées cette année. mais malheureusement la charpente en est un peu défectueuse sous le rapport de la solidité, Cette construction est l'annonce d’ut progres rapide opéré en huit ins.
L’outillase est suffisant, l'ordre général est bon.
La pierre ramassée des champs est en partie utilisée en deux arpents de clôture et en remblais devant la gran
Les troupeaux comprennent 1 étalon canadien, ? chevaux o travail, 1 taureau Avrshire, 10 vaches canadiennes croisée, 7 taures, 3 veaux, 40 moutons jeunes et vieux, 8 pores Chester
| Le:
blancs, Ce heal qui peut suffire pour le présent aura besoin d'être amélioré en nombre et en qualité, avec le temps .
La récolté est bonne—environ 90 à 95 pour cent—mais peu avancée à l'époque de la visite, 6 septembre, à cause des semailles tardives et de la froideur de la saison, Nous avons noté 1 arpent de blé, 24 arpents d'avoine, 14 arp. de patates, 25 arpents de foin, 6 arpents de fourrage vert, et 40 arpents de pâturages, partie en souches,
L'année dernière, M, Valois aurait vendu pour K50 d'avoine, $20 de beurre, $115 de fromage, $135 d'animaux—$#50.
Tous les ans, il fait plusieurs arpents de terre neuve ct agrandit sa surface labourable, Ainsi, l'année dernière, il a labouré pour la première fois ?0 arpents de terre nouvelle.
La famille Valois se distingue par l'activité et le savoirfaire avec lesquels elle transforme la forèt en vastes champs de grain et de foin.
Rodolph À: Blais. (Causapscal e
M. Blais est un concurrent d'une classe particulitre: il est agent (le la Station du chemin de fer 1. C. R. à Causaps:al, et a aequis de son père, M, Alfred Blais un lot de 120 acres où il n'y a encore que 40 arpents de labourable. 11 s'occupe de défrichement et de culture par goût et par aptitude, mais il fait exécuter tous ses travaux par contrat et par main-d'oeuvre salariée, de sorte qu'il ne tient pas d'animaux de travail ni d'inetruments de ferme,
En fait de hätises, il n'a qu'une grangotable bonne et commode—(le 60° x 32 x 15° de poteau, renfermant une batterie, une étable et écurie—15° x 32 —de 4 placcs d: vaches et de 2 places ce chevaux avec une stalle où box à part deux autres petits coripartunents pour volailles, ete.
Le grain est lozé temporairement sur le grenier de la cuisine «d'été.
La maison—18" x 32—est suffisamment grande pour deux logements et n'est pas encre entièrement finie, m::s est destinée à faire une excellente demeure pourvue d’un système de chauffage à air chaud, d'un aquedue et des accomodations modernes,
La ferme située dans le voisinage de la station est formée d'un plateau intermédiaire en pente douce vers la rivière et vers un cours d'eau qui s'y jette, dont le sol est une excellente terre jaune, peu rocheuse, profonde et d'apparence marneuse et très fertile.
Ja récolte est belle partout et consiste en blé, 10 arpents, avoine 574 arpents, pois 214 arpents, patates l4 arrent, prairie de trèfle 20 arpents—coupé à la 1ère fleur et repoussé jusqu à la seconde floraison le 6 sept, très beau- paturage: 25 ar|ents en souches mais trés fourni de trèfle blanc, Lt it de «es dernières cultures annonce un excrllent pays pour les herbaurs,
Nole.—M. Blais nous a déclaré avoir labouré, à titre d’essai, une planche de son champs de blé le 1S avril et lavoir ensemencée en méme temps que le reste du champ fraîchement labouré, entre le 5 et le 10 de mai. Or, le blé sur cette planche est sensiblement plus beau qu'ailleurs,
Suns avoir cherché la cause certaine de ce phénomen: local, nous Savons qu'en général les labours de printemps sont meil-
La ferme de Paul Dubé de ( ausapsent, leurs où moins mauvais quand ils sont faits le plis 16 possiile. Le sol a le temps de <e raffermir un peu et d'absorher plus d'air
et de calorique. qui Y provoquent l'élaboration plus hätive et plus abondante des éléments de li nourriture des plantes,
En fait d'animaux, M. Blais n'a que six bêtes à cornes, dont 3 vaches, et ? pores, Il vent ss produits en natute. Son svstème n'est pas recommandable on prineine pour le maintien lo Ja fertilité du sol, mais sa terre neuve. avec le trèfle ot l'abondance des éléments de fertilité accumulés dans ce sol par les
cendres de l'épaisse forêt primitive incendiée dans le , ar €, jeut le supporter quelques années.
M. Blaïs conduit ses travaux avec art, ordre et calcul, et les fait exécuter avec perfection, d'apres ss plans étudiés et tracés d'avance. [l prend la peine de m:surer ses champs et en connaît la superficie exacte.
Il a déjà fait des améliorations foncières assez considérables sur son lot, entre autres: un chemin de ferme remblayé en pierre, de la bonne clôture, l'épierrage complet de 7 à 8 arpents, l’utilisation de la pierre en ponts ;remblai de cîte, ete., 600 pieds de fossé neuf pour conduire l'eau d’un champ dans un cours d'eau naturel, nettoyage d’un ruisseau sur une llongueur de 2016 pieds. On a aussi remarqué 25 à 30 arbres forestiers bordant le chemin de front.
En 1901, M. Blais a nettoyé et ensemencé 25 arpents
d’abattis — le pâturage ci-dessus mentionné — et fait 20 arpents de prairie neuve, le beau champ de trèfle que nous voyons maintenant. C'tte année, il a Jahouré et semé, en crains et
graines fou'ragères, 15 arpents. Lors de notre passage, des bûcherons étaient à faire de labatis, et le printemps prochain, après l'enlèvement du bois utile ét le brûlage des branches, le sol sera nettoyé ct ensemencé en graines de mil et trèfle. pour former un nouveau pâturage; celui de cette année doit être dé barrassé des souchs et semé en grains et graines de foin, et ainsi s'effectue sans arrêt et à coup sûr la noble conquête du sol.
Le bois est dense mais jeune et petit: les souches de sapin, épinette ct tremble, pourrissent et s’enlèvent promp'ement et facilament.
Le père de M, R. Blais est le premier ou l'un des premiers colons de Causapscal, où il possède et cultive une jolie grande ferme bien établie. Son fils a hérité de ses goûts et de ses aptitudes pour la colonisation pratique. Il a done le mérite de donner un bon exemple en améliorant le sol de sa paroisse et en agrandissant l'étendue productive de la province,
Chasse et Pêche.
La vallée de la Matapédia est un pays de chasse et de pêche. C'est le royaume par excellence de l’orignal. [1 est si bien dans son domaine qu'on n’en saurait trouver ailleurs de plus beaux spécimens et en ausi grand nombre. (Cela tient sans doute à la conformation du pays et à l’existenæ de nombreuses prairies où il trouve une nourriture saine et abondante. On y rencontre ausei le caribou, et le chevreuil est ahondant.
Signalons encore: l'ours, la marte, le vison et le castor: mais ce dernier est plus rare, à cause de la chasse effrénie qu'oi tai a faite dans le passé,
Les rivières et lacs legoruunt de trülie, e: on trou. le Saumon dans les riviores Métis. Amqui, Causapscal, Matapédia et Restisouche, Ces deux dernières j'uissent d'une grand: renominés. Malheureusement. co Püiss
au temps du frai, la loutre et quantités d'oeufs,
M roval tend à diminuer:
le Vison mangent de grandes
La plage de Matane offre, en méme temps que là “he de mer, toutes les variétés d'oiseaux aquatiques, surtout les
canards qui sont en quantités innombrables,
Pont et fromagerie dans le rang des Heppelle.
Les principales fosses des rivières à saumon sont affer. mées à des clubs où à des particuliers, et un système de protection efficace est mis en vigueur. Le club Restisouch: a dépensé, l'an dernier, Ja Jolie somme de 82,500 en salaires de gardes-pêche, pour la seule rivière Restiscouche,
D'un autre côté, le gouvernement fédéral a établi à Flatland, près de Campbellton, NB. une p'eifactuie qui ét nd ses opérations dans Ja Matapédia et le voisinage, M. Alexandre Moffat à la direction de cet établissement,
Durant l'été de 1910, plus de ?,000.000 d'alevins de saumon ont été distribués, et la Matapédia à eu, conme du reste les années précélentes, sa bonne part.
ni
On a fait des expériences concluantes de Ja possibilité d'acclimater le saumon dans les lacs. Il s'y développe en movenne à raison d'une livre par année,
Les gardes-pêche du gouvernement fédéral pour cette partie de la province sont: Louis Verreault, Petit-Méchins, pour le comté de Matane et Georges Forest, de Bonarentuie, pour le comté du méme nom,
Sur les lacs et dans les forêts, le braconnage s'e:t longtemps pratiqué avec une désinvolture qui ne connaissait aucun ein. M. C.-Sam. Lepage, arpenteur-géomètre, dit dans un de ses rapports (1903): “IL est regrettable que les lois de chasse ne soient pas mieux observées qu'elles le sont. Ainsi, il avest arrivé de trouver vers la fin de mars dernier (1902). dans le canton Jetté, la viande de plusie urs orisnaux qui avaient été abattus peu de jours auparavant à en juger par les pistes toutes fraîches sur la nei se des chasseurs et des animaux. D’ailleurs, c'est un fait connu que plusieurs personnes, chasseur:, uens de chantiers de bois et amateurs de sport, ne se gênent nullement d'aller en tout temps de l'année faire un tour de chasse dans la vallée de la Matapédia et d'en rapporter fréquemment beaucoup de venaison, fort varié, que lon vent assez ouvertement et assezfacilement aux consommateurs?
Quelques années ; 1: tard, le même arpenteur revient encore à la charge:
“Il est de mon devoir d'informer le gouvernement que les lois de chasse sont outrageusement violées, J'ai fréquemment rencontré Ve le cours du mois de mars dernier (1906) des partis de chasseurs avec des petits traineaux à bras bin chargés de viande et de peaux de caribous, orignaux et chevreuils. J'en ai aussi rencontré d'autres qui étaient à la poursuite du gibier; je les ai menacés de les traduire devant un magistrat, s'ils ne s'en retournaient tout de suite chez eux. Comme je n'étais pas là pour faire de la police je ne m'en suis pas autrement occupé. Il s’est fait un massacre sans merci de tous les animaux de Ja forêt pendant tout l'hiver jusqu “aux premiers jours d'avril, et c'est bien mon opinion que si un pareil massacre se répète l'hiver prochain, il ne restera plus de ces animaux pour en perpétuer l'espèce dans ces parages.
“Je sais qu'on pratique ce carnage tout aussi librement pendant l'été comme pendant lhiver, et cela ouvertement; tout le monde semble se protéger et il est bien difficile de se procurer les noms des délinquants.”
Heureusement que depuis quelques années, la situation s'est considérablement améliorée, grice à une surve illance plus active de la part des officiers di “ou\erNement et à certiins amendements apportés à la loi, surtout quant à ce qui regard la poursuite des délits commis par des non-résidents.
La surveillance sénérale du district de Matapédia est con fiée à M. L.-N. Desrosiers. de Sand\-Buy, comté de Matane.
Les gardes-chasse ei car
les-pôche pour cette contré» sont :
Edouard Boudrault. (
“tusapseil; Léon Vander Burdell. Amqui;
La fromagerie du village de Causapseal.
Ignace Lavoie, Amqui: Arthur-J, Rioux »Causapseal : Dusai Myles, Restisouche: Fabien Marin, Sainte-Félicité : Perey Baker, Alfred Dawns, John-J. Gillies, Dan. Lawler et Dan. Prentice, Matapédia; John Porter Pratt, Flat-Land:: David Fergusson, Seigneurie de Métis.
* * * Il est difficile de préci de chasse et de pêche, car dans tout l'intérieur de la vallé» de
la Matapédia, on trouve du gibier et du poisson en alondance et à peu de distance du chemin de fer, L’arpenteur Lecendre dit du canton Matapé lia :
“A part la fertilité du sol, j'ai admiré trois beaux petits lacs où la branche est du ruisseau Cleaden prend sa source. Ces petits lacs sont remplis de truite. Leur pourtour est regouvert d'un foin naturel fort long, que sillonnent les foulées d'orisnaux et de caribous qui, parait-il, Y paceagent pendant la nuit.”
Ceci peut donner une bonne idée des autres lacs de la conirie.
De la région de Causapscal, M. C.-Sam. Lepage dit :
«J'ai œnstaté, au cours de mes opérations d'arpentage et dans mes voyages à travers la forêt, que le gros gibiei abonde dans ces parages, ayant plusieurs fois rencontr” des orignäux, des caribous, des chevreuils et souvent plusieurs ensemble.
“J'ai vu au lac MeKinnon, sur la petite branche nord et la grande branche nord de la McKinnon, de très nombreusts pistes de loutres, et aussi partout ici et là des pistes de loupsœrviers, de pekans, de martes, de visons ct de caribous, orignatix et chevreuils.
“Jai aussi constaté qu'il y a dans la rivière McKinnon et dans ses affluents de la truite, mais en prtite quantité, et elle n’est pas bien grosse; j’ai même vu un saumon d'eau salée qui à dû hiverner dans la rivière MeKinnon.”
Le même, du canton Amqui:
“Les lacs rencontrés dans cette région sont la plupart trepoissonneux. La truite rouge est le seul poisson qu'on pren en quantité, autant qu'il m'a été possible de le constater. Cependant, nous avons vu sauter du saumon dans le grand li de la branche est de la Patapédia; dans le grand lac Amqui. on pêche le poisson blanc, la carpe et la touladi; l’autre petit lac, à l'intérieur, est peuplé de belles grosses truites. Il y a aussi de la touladi dans le lac à Côté, une des sources de la rivière Sifrois ; et dans les eaux mortes de la Mi-tigouèche, il y a beaucoup de truite.
A ceux qui seraient tentés de faire une longue excursion de chasse et de pêche, M. Lepage donne ces renseignemnts :
“Depuis quelques années, de nombreux “sportsmen”, favorisés de la fortune, venant des Etats-Unis, se transportent À cheval, à leurs camps de chasse, soit sur les bords du lac Mitis, soit dans le canton Patapédia, par le chemin Moffat, lequel a son point de départ à un mille de la gare d’Amqui et est d’une longueur de cinquante milles. On ma même dit que quelquesuns de ces nababs se rendent ainsi, chaque annév, avee leurs amazones, jusqu'aux lacs Mistigougèches et Kedjouik<, toujours en suivant le chemin Moffat.
on
“Tout le territoire que j'ai arpenté et celui qui l'environne est abondamment pourvu de gibiers Citons: l'orisnal, le earibou, le chevreuil, l'ours et beaucoup d'autres animaux recherchés pour leur fourrure.”
Il existe plusieurs clubs dans la récion Matane-Matapé lia. Mentionnons ceux de Matane, Montagnais. Chamberlain’s Shoals, Matamajaw ct Pesligouche. Ces deux derniers sont les plus importants et les plus renommés, Le Premier est installé à Causapscal, dans l'ancienne propriété de lord Meunt Stephen et le second à Matapédia, dans celle de lord Strathcona, Ces elubs sont très “fermés,” et leurs membres sont des Américains. dL. Percy Baker est le secrétaire des deux clubs,
La ferme de Jos, Valois de Causapsea!,
La plus srande partie des eaux et forêts d: cette région est ouverte à tous ceux qui veulent y faire la chasse et la pêche.
Cependant, la rivière Restisgouche est affermée aux clubs Chamberlain's Shoals et iestisouche: les Matapédia, Causapscal et Amqui au club Matamajaw; la Matane au club Matane, pour la partie soumise à l'influence de la marée; M. Réné Dupont est le locataire de Ja partie supérieure.
Lis lacs sous bail sont: Grand et Petit-Causapscal et Huit- Milles, à John Champoux: lac Quinze-Milles. dans Cabot, à Lévite Moreau : quelques petits lacs dans Massé à John-JT. Ross lac Matalick à JB. Bourassa, M, Wm. Cahagan à affermé 11 Milles de territoire d: chasse dans Matalik: JB. Michaud. 14 milles dans le canton Matane et le club de chasse et de pêche Montagnais, 64 milles dans Massé,
His)
Nous terminons ce chapitre par ees quelques extraits qui donneront une bonne idée de la valeur ichtyologique d: la rivière Restigouche et de la Matapédia et ses affluents,
En IS, MS. Wilmet a éerit en parlant de la rivicre Restigouche :
“Personne ne regretterait un voyage dans le haut de la Restigouche, au point de vue de la nature où de l'admiration de ce qui est réellement beau. Nes eaux claires, transparentes, limpides et bien aérées sont aussi fraîches et aussi agrér bles au palais, au milieu de l'été, que l'eau de source elle-même. L'aspect sauvage et les scènes grandioses qui s'offrent à la vue sont presque indescriptibles. A plusieurs des détours que fait la rivière, un vaste panorama se déroule. nous fait penser à l'esistence d'un vaste afphithéatre dans ces Hieux agrestes, charme les regaris et remplit l'âme d'émotion. Ajoutez à cela le son harmonieux des rapides éeumants, étincelant au soleil ct à travers lesquels vons passez constamment et vous verrez que tout est combiné pour faire de Ja fameuse Restisouche une des rivières de ce continent les plus agréables à visiter, pour les touristes où pour les amateurs. La Rostigouche, avce ses nonihreuses ramifications, est une des principales sourecs auxquelles les pêcheries de a baie des Chaleurs s'alimentent de saumon.”
En INS53, il a été pris dans cette rivière environ 300,000 de saumon: en 1S$ 4H ilen a été pris à la mouche 1,300, dans la rivière même et ses affluents. Le poids moyen du saumon est de 16 livres: mais on en prend souvent de 35 à 60 livres, (Description des Cantons Arpentés, 1889.)
Il faut croire que la situation a quelque peu changé depuis cette date, car les derniers rapports n'indiquent que les quantités suivantes :
Quantités Poids
tt REITOACNE SU LE (2e 1,893 Club Chamberlain<s Shoals 15 89 CD MARRAINE Se nn 79 1,301
Voici maintenant ce que M. Rowand dit de la Matapédia :
“Dans cette rivière, le poisson est presque aussi gros, sinon plus gros que dans la Cascapédia. à laquelle elle ressemble sous tous les rapports. Le saumon pèse en moyenne 20 livres, Dans inutes los rivières de la baie des Chaleurs, il est digne de remarque que le saumon est d'autant plus gros que le courant est plus fort. La partie de cette rivière propre à la pêche a environ quarante milles de longueur. Le meilleur endroit se tiouve aux
Fourches, à 35 milles de son cmbouehure. Le chemin de fer Intercolonial suit, sur un parcours de 30 à 40 milles, Les Lo ds mêmes de la M itapédia, qui est peut-être la plus ac csil ] g rivicre du Canada.”
Le même, de la rivière ( iusaps'al, affluent de la Mautue péd'ia :
“Cest une rivière au cours tonrme nte et rapide, fr'qu tée pur les plus gros poissons de Ta Matapédia.” Après avoit dit que le poils Moven du Snmmon est de 25 in 6s, il ajont
La ferme de M, Elie Dufor Fe Causapeent.
“La pêche s'y fait très rarement. à 1aion de: grands (| fficultés qu'on rencontre pour Ti remonter et + pécher, Une fois je lai remontée dix milles avec box " “aistre, Le lit de la rivière est si accidenté et Si rocher, le courant si fort, que cest une tâche hereuléenne que d'y eciduire un eirot: e le< berces forment de tels précipieos, Qu'il ot impossible x marcher. A un endroit, j'ai trouvé une ] nie zorge, dans laquelle l'eau se précipite en écumait, vacant par dessus de: banes de roc à la suite desquels &+ forment des bassins. Dans cs bas- Sins, iv a du saumon en abondance: mais if m'a été presque impossible dv pêcher, Le canot ne pouvait pis t'nir e: ulace, les berges i'étaient que des précipiess et dars le eas même où j'aurais pu jeter ma ligne et piquer un saumon. je n'aurais pas pu, une fois sur dix, le tirer de l'eau.”
La riviore Amen, un autre tributaire d'la Matapédia, est aussi fréquentée par le saumon, et elle renferme plusieurs n#4guifiques endroits de pêche, L'Assémet uaghan, qui débouche du côté gauche dans la Matapédia, est une rivière fam'us: pour la truite,
La réserve de Gaspé se trouvant immédiatement à l'est de la vallée de la Matapédia, nous en donnons ci-après la descripe tion, telle que nous la trouvons dans la loi qui l'a eré:
“Commençant à la ligne de division entre le comté de Matane et le comté de Bonaventure, à l'intersection du 67e méridien de longitude est avec la ligne de profondeur dx comté de 3onaventure: de là, le long de la dite ligne de profondeur du comté de Bonaventure et son prolonsement, dans la mème «ire-tion, atteignant le C5e méridien le longitude et, au lac Edouard, dans le comié d' Gaspé: de là, au nord, le long du dit 65e méridien jusqu'au 19e parallèle de latitude nord; de là, à l'ouest, le jong du dit 196 parallèle jusqu'à son intersection avec la ligne de profondeur du einton de Cap Chat: de là, suivant les lignes de profondeur des cantons de Romieu. Dalibaire et de Cherbourg, dans le comté de Matane, jusqu'au 67e méridien su-dit; de là, au sud, 1: long du dit 6%e m‘ridien, au point de départ, Le tout compresant une superficie d'environ deux mille cing cents milles carrés, plus où moins.”
Ce territoire a été mis à part, dit le Statut 6, Edouard VET, chapitre 15, comme réserve forestière, endroit de chasse et de pêche, pare publie et Heu de délassement, sous le contrôle du ministre des Terres et Forêts, pour | de Québec.
Un ordre en conseil du 3 avril 1905 dit que bot ‘otre cidessus décrit est éminemment propre aux fins pour uelles il a été érigé en réserve, vu qu'il est tout à fait improj : à la colenisation, que plusieurs grandes et importantes rivières y premnent leur source, qu'il est riche en poisson et en gibier, toutes choses qu'il est dans l'intérêt public de protéger
es citoyens d: li province
Exquisse géologique et ressources mineurs,
La péninsule saspésienne, bornée au nord par le ficuve . l ; “ . . , l .
baie des Cha ‘vrs et à l’ouest par les derniers étiblis‘ements d*
(1) Communiaué par M. J.-H. Valiquette, du Service des Mines. On remarquera que cette étude embrasse toute la Gaspésie.
ul
Saini-L'aurent, à l'est par le golfe Saint-Laurent, au sud par la la vallée «d la Matapé bia, Content Pete énotnu ke 135.330 milles carrés en sup rficie,
Cet immense territoire, au point de ue séoiu:i (ue, conlope mément à la carte du br R,-\WV, EI pulié: pur ls Service G'ologique du Cana la, en ISST, est couvert à ill! it plu rande partie par les formations dev MIOnn's, Cirhonferes inférirures, siluriennes, cambro-siluriennes ot pré ami nres, avec de rombreuses intrusions de dobérite, de granit et d'oliiine souvent totalement transformé on à PORN comme au mont Albert,
Le carbonifère inférieur, avec ses sch ses vris ct litumieux, 8e trouve presqu: partout sur la côte aul de la péninsule, formant une bande de deux où trois milles d'larceir en s’étendant depuis la Malais Jusqu'au milieu du canton Nouvelle, avec quelques intervalles, comme dans le cintin \ ewpo t et à certains # ‘à elroits où cette forma li 1 inqie ce mpl te ment.
La ferme de Auguste Bellarvance de Cansapseal,
La formation devonienne occupe Île plat’au cencral de le péninsule et s'étend en bande. sensib'ement parall les depuis les cantons Causapscal et Lepage, à l'ouest, jusqu'au golfe Saint- Laurent à l'est, couvrant ainsi, avec des interva’les de siliri n, près de la moitié de Ja superficie totale de la pininsule, Ce
surto prescnté jar des grès et des schistes roug: 4
tn è L à
système ect
Î et gris, parfois dur et Sthleux, et ans la partis inféieure asso ciés à des lits considérables de calcaire. De nombreuse: intrusions de roches éruptives ont éér Matïquies sur la rivière Caue
ed 6?
sapscul, au lie Sainte-Anne, En jiusieurs autres endroits, iles sont surtoi nhostes de granit et de roches trappeennes et doléritique | gisant sur es assises de juerre sabletise, et en subissant nnsequences, est plus où moins gt: rie
Le <vstèm ut est le silurien qui oceup: au:si un immense superli Il est surtout représenté par les calar et Jus gris ci en forme irréguliore, d puis les cantons Asémetc l stisouche, jusqu'à Pextrémité et de la péninsule étant genéalement plus tendres q celles demi le la chaine des Shickshock< ne se trouvent qu'en n e s'élevant guère plus de 509 p'els at dessus de Ja rontante, laquelle s: trouve à une hauteur movenn pie ls au-dessus de In mer. TL: s0! couvrant ces ro utivres calcaires jai suit: de l'érosion es! l gétation, et on V voit de bel 8
foréts, Ph
Haibles à celles citées pus hau ont aussi été Fr Hart
Le eatmbr iluri que présentant des développemet n'oceupe qu'une superli unités, D'abonl, sur le c'té nr, où il se trouve sur une bunle large de trois où quatre milk: = qui longe le fleuve à partir du cap Marsouin, dans le cantonr Duchusnav. jusqu'au cap Reser. Ensuite, il a été remat
aux alemours | rivières Pabos et East, où il end de
côte jusqu'à une douzaine milles dans Fiñté jeur des tirre
Cette formation est caractt risce par des Ceres sable UX résst mblan
à ceux de Nillerv. Ils sont souvent associés à des: ardoises plus ou moins calcaires et de couleur rouge, verte et noir»,
La formation exmbri nne présente un immens? dévelo} pement sur la côte nord, \ parti du Jace Maui ipé lin et du cant n MeXider elle sétent assez régulirement jusqu'à la bai Gaspé, à l'est. Les roches qui la caractérisent sont les schi trs
gris ct noirs, le caleaire et les conglomérat il |
ures de la Fr mation de Lévis. Le sol couvrant cette r de raghes est f rable à la végétation et de belles Forêts v co s& nt. Tes mo tagnes ont une allure arrondis et le plateau de cette formation environ 1,500 pieds au-dessus du niveau de 1 mer, mai:
taines montagnes à l'est de la Fab'e Top Séle
pit ds.
Vent JUSQU à : (E
La plus vieille série de la ré-ion est le pré ambrien qui cb-
tiont son principal développement sur le bord sud de }n Yx ee TS Pare dés UE D n'entend te fu
jiti iii QUULIEX UULIC IOFIRRLAUIE CO 'ILIC
meuse chaîne des Shickshocks dont certains sommets s'élèv nt jusqu’à 3.700 pieds, ce qui est considéré comme la plu gran le hauteur de montagne dans la provinée de Québee. Le: roches
de cette région sont sénéralem nt lortement cr Ilisé 8 e re présentées par de grandis étendus d'épiloate, de nes cr t& tifère, d'amp ibode, de schiste of è micaschiat ee «ds 1a8sifs de serpentine souvent ben tratiliés,
En con l lérunt lintitiotis os « ot} ‘| EST t l'ob. jet de cette étude ainsi que la varu de fornation go ocique qu ON V toile ot des tr Sque les représentent, est pi «(de supposer la présence de min: rais éono niques, En effit, mal gré les explorations sommaires Del Géquentes, un bon nombre
de minerais ont été 'éCONNUS Corine étant dos iulic:s pl in+ de promesses quant au développement futur de ce district, Il se
rait trop long d'en donner : description complet , colle-et
Vue de l ferme de M. Charette de & nt-LéondteGraned. avant d'ailleurs été publiée dans les sa ports du Server Gé:lo. gique du Canada et dans ceux de n tre Sorvice des Mitus de Québec. Nous nous contenterons don d'en donnr une énum’ ralioh sommaire avec indication des lo dites Du resto te énu- MOrALION, quelqu complète qu'elle ptlisse etre faite avi i COP-
NLISSANCS ACUISeS sue Je terrain. jusentà ce our, he bout dorier qu'une idée incomblete dos FesSsSOUreSs minieris, çar co'nme il est dit plus hit, les explorations n'ont &4 que des teconnaisances sommaires, les géologies ou explorateur: devant couvrir de grandes étendues de terrain en un t mp: r lativement limité. Le produit minéral qui a le plus attiré l’atten ion du pros-
té je pétroie des environs de la baie de Gaspé, et c'est certainement la localité qui a été In plus exploré”, b'en que les résultats aient été peu satisfaisants. Do la galène à au-si été trouvée à India: Cove et à d’autres endroits de la baie de Gaspé.
pPéciwur à été
Dans les cantons Saint-Denis «t Tes:ier, comté de Matane. des travaux importants ont été faits sur une bande considira Î+ de calacire cuprifère, Le cuivre qui s’y trouve sous la frme chalcopyrite et le bronite est distribué dans toute la mise, et à certains endroits, les analyses ont montré que c'e +u fures «ontenaient de l'or en quantités appréciables. Enour:g's par «le belles indications certains pro-pecteurs ont aussi crwrchés de l'or dans la vallée de la Matapédia, Des échan illons de chrôme et d'amiante ont été rapportés de la chiîne des Shicksh ck:, et des espérances fondées sont entretenues sur la piss bilité dy trouver, dans les immenses dévelopyements de s rpntin’, ds minerais en quantités exploitables.
Les lits du devonien de ce district pourraie:t ‘ournir un? excellente pierre à bâtir et des pierres à dilles ass’ gran les et de toute épaisseur. Des ardoises s'y trouvent en gran | quantité ainsi que les calcaires. Signalons surtout des gisements de pierre à dalles sur la rivière Métis et à l'embouchure de 11 Maia élii; de la pierre meulière sur les bords du lac Mata élia et d° la pierre de construction sur l’espace compris entre les lics M'ti: et Matapédia: enfin une riche carrière d° eim nt ex ste to t près de la gare du chemin de fer de la rivière Blinch.
Il est donc permis, en tenant compte des ind ca'irns décou vertes jusqu'à ce jour dans lintéri ur de ce disiries. d'espéret que l’industrie minière sv développera à mesure que le col n travailleur et intlligent ouvrira ses terres enecr: pre:qu: i:connues. (1)
Ie gouvernement de la province de Quéhec se rend hen compte que le développement minier d’un pays dép nl presque entièrement du prosp eteur. C'est le travail ardu et acharné de ce hardi explorateur, ne craignant ni les fatiguts, ni ls pvations, ni les danzers, qui met en lumière: 1 s re sources minérales cachées des rémicns vierges et inexplorées. Aussi la loi des mines de notre Province a-t-elle ét conçue de faïon à p o-
(1) “est très probable que la bande magnésienne où se trouvent les veines d'asbeste affleure dans l'axe des montagnes Notre- Dame et même des Shickshocks. Par conséquent nous devons nous attendre à de nouvelles découvertes, en d'autres points de eette chaîne. depuis Québec jusqu'à la Gaspésie. Les Shickshocks sont encore très peu connus au point de vue minier. Les explorations sérieuses et suivies sont encore à faire, et, à l'heure présente, il est impossible de prévoir ce qu'elles représentent de surprises aux courageux et intelligents prospecteurs.” (Mgr. J.-C, Laflamme.)
NESPTUT ENS
téger le prospecteur, et les disprsitions qui y 8 nt fornulé.. lui permettant de récolter en entier le fruit ‘e 8e: labeu 8
Pour se mettre en rèle vis-i-vis du Seriice es Min:s. le prospecteur, avant de se mettre en cam;agne Jevra se procur:r un Cerlifical de Mineur (roût #10,00) qu'il peut obtenir à Québec, où d'un des agents du Bureau de: Minis à Montréal, Ce certificat lui donne droit de Piqueter de: “claims? minier: jusqu'à concurrence 46.200 acres sur tous les terrains dont les droits de mines n'ont pas été aliénés au préilable. Aus tit piqueté, le prospecteur devra faire nrétistrer son “elaim® au Scrvice des Mines qui fournit gratis des formules à cet effet, Pene dant les six mois qui suivent la date du pi juetage, le progjecteur n'a aucune relevance à PaVer, muis il r'evra frire ds tra Vaux de recherches et dévelommane nt équivalant au moins à 26 journées louvraue,
Vue de la ferme de M. Coûfombe de Saint Léon-le-Grand.
A l'expiration des six mois, le p'o peteur, p ur cs rer ses droits, devra prendre un Permis d'Exploilalion, à rii-on de 06, l'acre, et K10,00 d'honoraire, valable pour un an, et dur.nt ctemps, il devra faire des travaux équivalant à 25 Journées d'ouvraxe par chaque claim de quarante ac e: sou: permis. C:p:rmis est renouvelable indéfinim nt aux mêmes cont'itions.
î nemeits au sujet d' ii Lui des Mn:, S'adresser aux agents du Service des Mines, où directement au Ministre de la Colonisation, des Mires ct des P'ch ries, Québec,
Ressources Forestières.
Une exploitation *aisonnée, scientifique de la forêt de la région Matane-Matapédia en ferait une source pour ainsi dire inépuisable de travail et de richesse, Les pouvoirs hydrauliques, sans être très nombreux ni très puissants, si on les compare à veux d’autres régions, comme par exemple le Lac Saint-Jean, sont suffisants pour les besoins de l'industrie.
Pour les fins de l'exploitation forestière, la région Matane- Matapédia fait partie de ce qu'on est convenu d'appeler la “région sud” de la Province, laquelle contient 15,381,890 acres. 1] sera donc facile de lui assigner sa part approximative des chiffres qui vont suivre, lesquels sont extraits de la brochure de M. J.-C. LangelierLangelier, “La Richesse Forestière de la Province de Québec” :
Billots de sciage Bois mous:
Epinette blanche. . . .. . 12,000,000,000 pds. sup. Pinblane sm rm hrs 39,000,000
12,075.000,000 “ Fi
ÉTEND ER EN A 100,000.000 + ÉTADIS RE Er 50,000,000 OT On MG ee ol in ne 20,000,000 é ÉrÉne Mi Tea Ne bes ne 5.000.000 se BF RS ER 10,000,000 *
SOIR ER mm 25,000,000 * & Peuplier. SR en SEA 15.000,000 * cp
Bois n pulpe
Epinette, blaiche et noire... 20.009.000 cordes MR un nero oo do du RON 7 RODICRRRERR OU OUVRE
Dormants
Codre. nombre. 0 205 4 à - «...—.190:000:000 Hêtre * TE M TT 5,000,000 Pot aux pour fils électriques TO PE RE RP TE EN 7,500,000 Bardeau
Cedre nb 00, 20 72 DOUUOU: OU
Bois carre
Cèdre, pour charpente et viadues de chemins de fer, 25.000.000 pds, cubes,
Parmi les essences remarquables de cette région, signalons : le cèdre, le plus beau Qu'il v ait au Canada, à part celui de la Colombie Britannique: le merisier rouge, le ieilleur bois dur que nous avions dans la Provine: pour l'ébénisterie, et qui ue demande qu'à étre mieux connu, l'érable piqué, et le gros bouleau, lequel donne un hoix imitant le cerisier, di Vrtlent aussi attirer l'attention des éhénistes,
Le cède cat à l'état de peuplement pur, en plusieus endroits, mais il à éé Xploité à outrance.
Vue de la ferme de M, Arthur Laforest dé Saint-Léon-le-Grand.
Une exploiiation raisonné: lépinette à été faite un peu partout.
On peut dire qu'en générai. la forét actuelle se compose de 30 p.c. en sapin, 10 pue. en épin tte et 10 pc. en sapin,
On ne encontre de “renversis® nulle part, mais de petits “brûlés”, ici et 1h. Puis les traces d'un grand fou qui a dévasté, Ù y a une cinquantaine d'années, une vaste étendue de pays, de chaque côté de la rivière Matapédia, sur un parcours de 40 à 50 milles, Antérieurement, un autre feu a aussi dévasté plusieurs milles carrés dans le canton Assémetquaghan,
Dans les régions jadis dévasté & par le feu et où le sol est arable, il est recouvert d'un peuplement pur de sapin dans le centre des vallées, et dans les escarpemente. d'un if
euploment chéti +
feu a donné
î 4 de bouleau. Dans le canton Asémetquaghan, } naissance à des pousses de buisson et de bluet,
Les lots sous billet de location, surtout ceux pris depuis quel-
ques années, peuvent fournir de bonnes récoltes de bois de com-
mvree, grâce à l'observance plus rigoureuse de la loi et des règlements.
Les limites affermées sont exploitées assez méthodiquement + n'ont pas trop perdu de leur valeur première, là où elles n'ont pas eues à souffrir de l'incendie.
Plus des trois quarts des limites affermées se trouvent em arrière des cantons arpentées, et plus de la moitié des terres arpentées et livréts à la colonisation est sous billet de location, indice certain de l'activité colonisatrice,
L= principaux concessionnaires de limites à bois sont: Price Bros & Co., J. & P. Coates Co., Ltd. James Richardson & Co. Shives Lumber Co., Eaton & Purves, Dalhousie Lumber Co., Chaleur Bav Mills Co., Fenderson Lumber Co., F.-X. St-Laurent, Matapédia Lumber Co. Pratt Bros. etc,
Il se coupe par année plusieurs millions de pieds de bois, tant sur les terrains affermés que sur les lots de colons.
Le bois de pulpe et les dormants de chemin de fer sont amenés aux gares et les billotts sont flottés aux grandes scicrics de Saint-Mois?, Sayabee, Cedar-Hall, Amqui, Lac-au-Saumon, Priceville, Matane, etc.
A part les grandes sciries que l'on rencontre aux endroits eusdits, il v a encore environ 80 petites scieries qui alimentent le marché local et font un peu d'exportation.
Toutes les grandes scieries exportent leurs produits aux
mi
Etats-Unis. Il se fait auesi un commerce assez considérable ea Eurepe et dans l'Amérique du Sud par les voies du Saint- Laurent et de la baie ds Chaleurs,
Voisi maintenant un état officiel indiquant: 1. La quantité le bois coupé chaque année, dep: is 1897 jusqu'à 1910: (a) Su: les terrains bordant la rivière Restigouche et ses tributaires : (h) Sur les terrains bordant la rivière Matapédia et ses tributaires, 2, [es montants d'argent perçus, chaque année, depuis 189% jusqu'à 1910: (a) Pour le bois coupé sur les terrains bor ant la rivière Restisouche et ses tributaires; (b) Sur les terrains bordant la rivière Matapédia et ses tributaires:
1. a. En 1897-98, 28.260,36 pieds, 7731 milie bardeaux, 27,208 traverses, 2167 piquets, 7013 cordes de bois à lattes.
En 1898-99, 17,823,644 pieds, 848734 mille bardeaux, 56.-
‘092 traverses.
En 1099-00, 15,195.211 pieds, 10,392 mille bardeaux, 23,322 traverses, 56 cor les d 0 bois à lattes.
1900-01, 20,154,29% pieds, 3.695 mille hardeaux. 32.861 traverses, 3215 cordes de bois à lattes
1901-02, 16.7411,019 piods. EN56 mille bardeaux. 253.07 traverses, 1,03% piquets.
1902-03, 14566,928 pieds, 350 mille bardeaux. HIGSS tres verse, 11015 cordes de bois de chauffaue.
1905-01, ISS3IS.790 pieds, 2N329 triserses, 1061 piquets
\Ss
153 cordes de bois à pulpe,
La ferme d'un colon de troisième année, à Saint-Léon-le Grand,
19005 01600 pieds, 531 1riverscs 38 hiquets, 2086 cordes de bois à bobines, 516 cordes de bois à pulpe,
1905-06, 20.086,01 pieds, 550 mille bardeaux, 613576 tra v r<es, 9308 cordes de b IS à obinos,
1060, 25,999 5000, NID Mrarerses, NP res dé
bois à bobines,
190%-0$, 28.601,96 pieds, 12,251 traverses.
1908-09, 52,221,647 picds, SS52S traverses, 2.633 cordes de bois à pulpe.
1909-10, 56.179.661 pl ls, 21.015 traverses. 4123 corles de bois à pulpe.
1. b. En 1895-98, 21,094.959 pieds, 3,73134 mille bardeaux, 27,208 traverses, 2,36: piquets, 4013 cordes de bois à lattes.
En 1808-1899, 17,197 pieds, SIST34 mille bardeaux, 55.29% traverses,
IS99-00, 15.033,919 pieds, 10,552 mille bardeaux, 23,3v° traverses, 36 cordes de bois à lattes,
1900-07, TENNS129 pieds, 3,695 mille bardeaux, 32.861 tra versées, 5215 cordes de bois à lattes.
1901-02, 16,615.268 pieds. 4,856 mille bardeaux. 29,074 traverses, 4.035 piquets,
1902-05, 16,97 1039 pieds, 350 mille bardeaux, 37,688 traversées, 11015 cordes bois le chauffage,
1905-04, 18318390 pics, 28829 traverses, 1.061 piquets, 1793 cordes de bois à pulpe.
PIO OS, LOT LOIT pieds, 15,331 traverses, 38-000 piquets, 200 cordes de bois à pulpe,
1905-06, 20.086,01 pieds, 750 mille bardeaux, GL57G trac verses., 308 cordes de bois à lattes.
1906-07, DST ICS pieds, 3310 traverses, 1931 cordes de bois à lattes.
1907-08, 25.151.208 piels, 12,251 triaverses.
THOS-09, 2180.09 pieds, S,52S traverses, 2.673 cordes de bois à pulpe.
1909-10, 32,010,1S pieds, 21013 traverses, 423 cordes de
bois à pulpe.
2. 4 \nné fiscale. Droits de coupe percus OR ANSE AR A IG 2OT AS ie OR ER RC 1890200 de SR EN 13.601,34 LOI 11.138.66 ÉCRIRE CE 13.591.56 CPE R PRES PR 11.989,37 CS ER PT Et ES 26 RÉ DU ER 17.523,79 LT SET ER EN 19.609747 HUE UT ne ELEC RUE 19.112.116 ÉOTEUSERN RE 21.805,92 ROBE OVER En sr ne 26,702,39