‹ La région Matane-Matapédia [microforme]Chapitre 3 sur 21 · DEP TT · texte numérisé non relu

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FAEENEEN EE : ISRRRSENNENNENEER

Coup d'œil d'ensemble.

Nous désirons, dans cette usqu , donner un apercu des ressource de la région Matanc-Matapédia, et faire entrevoir son avenir,

C'est la première fois CTOYODS-HOUS, que ces deux noms so trouvent ainsi réunis, CC le mouvement colonisateur qui sos chargé d'établir le trait d'union.

Autrefois, les colons de la vallée de la Matapédia n'avoient d'autres communications avec le reste du pars que par le chemin de roulage de la Matapédia et par ‘e chemin de fer Intercolonial : maintenant un bon chemin de vole nisation relie Savabec à Suint- Léandre et Matane, et une autre voie de communications scra bientôl établie entre Matane ot les cantons Blais et Lepage, y as sant à l'est du lac Matapédia.

Matane est done en train de levenir, pour un: notable partie des colons de Ja vallée de Ja Matapédia, une nouvelle métropole, favorisée qu'elle est d'un chemin de fer et d'un be ‘âvre

sur le Saint-Laurent.

* Là %k

La région Matane-Matapédia embrasse une vaste lisière de terrain, large de trente à quarante milles, et s'étendant depuis le fleuve Saint-Laurent jusqu'à la rivière Resigouche, soit en une longueur d'une centaine de milles.

Elle comprend, dans le comté de Matane :

Les seigneuries Métis, Matane ct Lac Matapédia: les cantons MeXider, Matane. Saint-Denis, Cherbourg, Dalibai , Romieu, Awantjish, Nemtavé, Pinault. Amqui, Lepage, Blais sault, Jetté, Matalik et Causapscal :

Dans Île comté de Bona nture :

Les catons Milnikek, Asm tquasan, Patapédin, Matapédia et Restisouche.

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ste se

La région Matane-Matapédia offre à la vuc nombre de collines à pentes douces, que l'on appelle montagn:s “par pure politesse” dit Mer Laflamme, [1 faut non tant Î Shickshocks qui s'élèevnt à plus de mille picds au-dessus des autres reliefs du sol,

Ces collines forment partie d'un immense système orographiqnue, qui n'est que le prolongement oriental de la chaîne des Appaiaches, dont certaines parties ont recu des noms partieuliers, à cause de leur groupement, de leur hauteur où de leur situation. Ce sont les montagnes Vertes, Blanches, Cumberland, Alléganvs, Notre-Daine et Shickshocks,

D'après Mer Laflamme, les montagnts comprennent les Alléganvs) s'étendent de la du Vermont et du New Hampshire jusqu'à la profonde dépression par où passe la voie ferrée de l'intercolonial, Les grands massifs de:l'eat sont les Shickshocks, lesquels se prolongent Jusqu'à l'extrémité de la péninsule gaspésienne et déerivant une courbe pour finir à Bonaventure, sur la baie des Chaleurs.

“On se ferait une assez juste idée de l'orographie de ceite région si lon supposait fisées instantanément les vagues qui viennent, de l'Atlantique, battre les rivages américains sous la poussée d'une brise soufflant du Targe Même disposition et orientation des reliefs, même si l’on tenait compte des intumescences socondaires, que Fon trouverait échelonnées sur les flancs de: ondulations principales, Pour rendre l'analogie encore plus parfaite, 51 suffirait de se rappeler que ces vagues terrestres. tout comme celle de la mer, ont été causées par une force venant de l'Atlantique, Jaquelle s'est fait sentir dès le commencement des âges géologiques. La surface terrestre a été ridée de la même facon que la brise du large ride Peau des rivages.” (1)

Plus loin ls même auteur résume le caractère orographique de l'ensemble de ces montagnes:

“Assez (levées an point où elles s rattachent aux montaones Blanches qui appartiennent, elles, au sroupe des Appalaches proprement dites, elles s'abaissent bin vite et se maintiennent an niveau moven de 2,000 pieds jusqu'à la vallée de la Matapéà a. Plus loin à l'est, les croupes rocheuses se pressent. & redressent Ce plus en plus jusqu'à l'extrémité orientale de In Gaspésie, of é'est cet ensemble impesant qui constitue le grand massif des Shick<hocks.” (2)

Mais comme le fait si bien remarquer le savant céolooue eue nous venons de citer, le caractère général du navs est une série d'ondulations, de masses de terres arables et boisées des es-

Notre-Dame (elles frontère des états

(1) War Laflamme., Bulletin de la Société de Géographie de

(2) L'un des pics des monts Shickshocks, le “Table Top” atteint une hauteur de 4000 pieds,

sences forestières les plus précieuses, ce qui est a priori un indice de la fécondité du sol.

Le voyageur, le nouveau colon ne doit pas se laisser rebuter par l'apparence du pays, surtout s’il y pénêtre par la voie du chemin de fer Intercolonial. Cette première impression défa vorable disparaît de suite en pénétrant dans les cantons qui bor dent le chemin de fer et où il rencontrera de vastes champs d’un sol uni et couvert d’une luxuriante végétation.

Rivières et Lacs.

Les rivières de la région se jettent, les unes dans le fleuve Saint-Laurent, les autres dans la rivière Restigouche et la baie des Chaleurs. Au nombre des premières, signalons la rivière Grand-Mélis, laquelle prend ses eaux dans le lac du même nom, jolie nappe d’eau de 5 milles de longueur, et les déverse à Saint- Rémi-de-Priceville, dans un beau havre appelé l'Ance-aux-Senel-

La plage de Matane,

les. Elle offre à l'industrie trois chrtes sur une dénivellation totale de 117 pieds. La principale a 90 pieds de hauteur et les pentes intermédiaires 98 pieds. La maison Price utilise ce pouvoir pour ses moulins de Priceville.

La rivière Matane, tout aussi belle, donne un bon pouvoir hydraulique à Matane même. Elle prend sa source à 60 lieues en arrière, dans les Shickshocks, L’estuaire de cette rivière for-

me Fun des plus remarquables ports naturels de tout le Saint- Laurent.

Signalons encore les rivières Cap-Chal, Grands-Capucins, Srands-Méchins, Blanche, Tartigou, ele.

La rivière Matapédia prend sa source dans le lac Matapédia, sous la latitude nord N° 40", et se jette dans la Restisouche, après un parcours qui donne une diagonale de 42 milles. Le lac Malapedia est long de 16 milles et large de 3 milles. C'est le joyau de la région. La rivière et le lac baignent plusieurs îles dont quelques unes asssez étendues. 11 y a des rapides à différents endroits, notamment à Causapscal, mais ils n'empêchent nullement la navigation en canot. Bouchette dit qu'en automne et au printemps des bateaux de dix à vingt tonneaux peuvent la remonter. Parmi ses principaux affluents, notons: les rivières Amaqui et Causapscal. Toutes deux prennent leurs eaux dans des lacs portant les mêmes nems qu'elles. Ces cours d'eau forment quelques rapides peu considérables. Toutefois, à Causapscal, M. Chs-Ed. Gauvin estime qu'un barrage de 10 pieds de hauteur donnerait 55 chevaux de force. Et M. J.-C. Langelier dit qu'un tel barrage fournirait à une pulperie une force motrice capable de produire 25 à 30 tonnes de pâte de bois par jour. La Causapscal a un parcours d'une soixantaine de milles,

Minikek, Mill-Stream et Assémelquagham sont encore des affluetns de la Matapédia qu’il faut mentionner, car ils offret des rapides que l’industrie locale utilisera plus tard.

Les rapides situés sur la rivière Assémetquaghan et compris entre les lots 62 ct 69, rang 1 du canton du même nom, peuvent développer un minimum de 230 chevaux effectifs, en y construisant une ou plusieurs chaussées.

Les sources de la Resligouche se trouvent dans le voisinage du lac Témisco:-ta. Cette rirére se jetie dans la baie des Chaleurs après un parcours de deux cents milles. C'est la clef de la baie des Chaleurs, et la ligne frontière naturelle entre les provinces de Québec ét du Nouveau-Brunsewick. La Restigouche rencontre la marée à S milles en aval de la Matépédia, et à ? milles de ce point de rencontre, elle se confond avec la baie des Chaleurs, De la Matapédia à la Patapédia, la distance est de 37 milles. Cest à parti de l'embouchure de Ia Patapédia que ka Restigouche commence à longer le Nouveau-Bunswick.

Le confluent des rivières Matapédia et Restigouche présente Pun plus attrayants paysages de la province de Québec.

C’est dans les trois lacs Long, Chasseur et Patapédia que la rivière Patapédia prend sa source. Sa largeur moyenne est de

cinquante verges. De nomreux ruisseaux y apportent leurs.

fast te

eaux. Le courant est rapide, mais elle $e remonte facilemnt en canot.

Nous avons mentionné au passage des rivières, les principaux lacs. Les autres, très nombreux, sont de moindre importance. Les ruisseaux sont en quantité innombrable et leurs eaux sont aussi limpides que possible,

Voiliers norvégiens dans le port de Matane.

Toute cette contrée semble, par excellence, devoir convenir un jour à l’élevage du bétail. avec Matane comme port de mer, il n'y à pas un autre endroit dans la Province plus avantageux à l'exportation des bestiaux sur le marché européen.

Climat et qualité du Sol.

“J’ai constaté que la région de l’intérieur. jusqu’au Saint- Laurent, sur la route adoptée plus tard par le major Robinson, pour Ja ligne du chemin de fer Intercolonial, est en général une région arable et fertile, et ce jugement est basé sur l'expérience que j'ai acquise en faisant travailler le sol sur un parcours de cent milles, pendant que je dirigeais les travaux d'établissement du chemin de fer.

“La température d'hiver y est de dix à quinze degrés plus élevée que dans la province de Québec, tandis qu’en été ses ri- Ches vallées et ses hautes collines sont rafraîchies par les brises de la mer.

à a notoire que si le printemps n'est pas plus hâtif qu'à. Québec, la saison d'automne est, dans cette région, beaucoup plus longue et plus belle qu'à Québec.” (1)

Cette opinion est vieiile de quarante ans; depuis, : a cté corroborée par les explorateurs et les arpenteurs. En 1891, le ministère de l'Agriculture et de la Colonisation Res un questionnaire aux curés et missionnaires de la région. I[eurs réponses résumées disaient:

“Le climat de la Matapédia est de dix à douze degrés plus doux que celui de Québec. Les semailles ont lieu au mois de mai et les gelées sont moins à craindre que dans toute autre partie de la province de Québec. Les récoltes se font en septe.1bre et en octobre.”

Vers la même époque, M. J.-B. Williams, un explorateur avisé et compétent, disait dans un rapport au ministre des Teres, Mines et Pêcheries:

“En général, dans toute cette région, le climat est plus doux, la neige recouvre la terre de bonne heure et la préserve des gelées, et le “printemps n'est pas plus tardif que dans le voisinage de Québec, sur la côte de Beaupré.

“Les gelées précoces sont rares ou presque inconnues. La neise tombe vénéralement de bonne heure, avant même que la terre soit gelée. Le printemps n’est pas tardif, et la forte couche de neige qui durant l'hiver recouvre le sol, protège si bien celui-ci de la gelée qu'aussitôt que la neige a disparu, la terre est prête pour les semailles”.

Pour ce qui est de la qualité du sol, nous n'insisterons pas, nous contentant de renvoyer le lecteur à nos notes sur les cantons.

Voici toutefois quelques opinions autorisées qui donneront une bonne idée d’ensemble :

De M. Joseph Bureau: rapport au ministre de l'Agriculture et dc la Colonisation. 1893:

“Dans les cantons de la Matapédia que je viens de parcoë ir, les terres sont exceptionnellement honnes: le sol est de naturt franche, glaice, et généralement couvert d'un peu de sable, Inimême très productif, attendu qu’il est ce qu’on appelle du sable glaiseux.

: “Pour me résumer, d'après les notions générales que j'ai sur cette partie de la province de Québec, je suis prêt à dire qu’à partir du lac Témisouata jusqu'au bassin de Gaspé, en ligne

(1) Alerandre-J. Russell.

droite, les terres sont exceptionnellement bonnes et en particulier celles qui sont arpentées et divisées en cantons.”

De M. l'abbé Marquis: rapport au ministre de la Colonisation et des Mines, 1896:

“Ce que dit M. A. Buies, de la fertilité du sol, dans la vallée de la Matapédia, n'a rien d'exagéré, Dans tous les endroits par lesquels je suis passé et particulièrement à Saint-Pierre-du-Lae et dans les cantons Amqui, Causapscal, Matalik, (Beaurivage), Restigouche et Matapédia, les grains et les légumes sont d’une très belle venue et promettent un rendement considérable, J'ai

La plage de Petit-Métis.

vu, dans presque tous ces cantons, des blés et des avoines mesurant plus de six pieds de hauteur et en pleine maturité, Un cultivateur du village Lagacé (Restigouche), m'a montré qu blé d'automne moissonné et battu cette année, dont le rendement avait été de dix-sept minots pour un minot semé l'automne précédent.

“La fertilité du sol dans la Matapédia est incontestable. Dans presque tous les Cantons, il y a abscence complète de roches pouvant nuire à l'exploitation. Le terrain est naturellement drainé par une couche de pierres en sous-sol. Aussi est-il très rare que l’on soit obligé de faire des fossés ou autres travaux d’égouttement, Voilà pourquoi le défrichement s'y fait facilement et avec rapidité, Rien d'étonnant s: depuis une couple d'::"ées des colons, venant de divers endroits, se portent en graud nombre vers ces fertiles régions. Là où il y a une douzaine

d'années le voyageur ne voyait sur les bords du lac et de la rivière Matapédia que quelques pauvres cabanes autour d’une scierie, s'élèvent aujourd’hui de belles paroisses”.

L'honorable juge Charles Langelirr a visité la vallée de la Matapédia en 1897. Il a ainsi résumé ses impressions :

“On aura une idée de la fertilité excessive du défrichement, si je vous dis qu’il n'en coûte pas plus de trois ou quatre piistres pour mettre un arpent de terre à la charrue dans bien des endroits. Pratiquement, c'est la plaine du Nord-Ouest, ct la fort ici m'est qu'un jeu pour le défricheur canadien. Ajoutez à cela un sol d'une grande fertilité, que la cultutre ne fait qu'améliorer, un heureux mélange de sable et d’argile qui pousse du grain pendant plus de dix ans successifs, sans engrais, où le foin vient abondamment, où les prairies ne souffrent pas de la gelée ; une seccession de vallons, de côteaux et de plateaux parfaitment arrosés par de nombreux ruisseaux. Le climat de la vallée de la Matapédia: pas de vent du nord-est — ce joli vent, si agréable à Québec—pas de chaleurs excessives, des rosées abondantes produites par l’évaporation des nombreux lacs et cours d'eaux, et vore n'aurez qu’une faible idée du pays tel que nous l'avons aperçu. qu'une faible perspective, quand 25 ou 50 mille fanilles y auront établi leurs foyers.”

Vers le même temps, M. J.-P. Tardivel écrivait:

“Cette belle région longtemps ignorée, ou plutôt mal appréciée comme pays de colonisation, commence à être connue cet estimée comme elle mérite de l’être. Les colons y arrivent de toutes les parties du Canada et même des Etats-Unis; et tous ceux qui ont tant soit peu d'énergie et de persévérance réussissent à se créer en quelques années un chez soi fort enviable.

“Ah! si nos jeunes gens des vieilles paroisses, au lieu de gagner les centres industriels des Etats-Unis, voulaient p: andre des lots dans cette belle vallée de la Matapédia, qu’ils feraient preuve de elairvoyance et de patriotisme’ De clairvoyance, parcequ’ils assureraient leur propre avenir avec la moitié des peines et des labeurs qu’ils dépensent en pure perte là-bas. De patriotisme, parceque, tout en travaillant ici pour eux-mêmes, notre chère province de Québec profiterait de leurs efforts.”

Et daïlleurs, quels meilleurs témoignages pouvons-nous invoquer que ces belles paroisses qui ont surgi du sol comme par enchan “nt, depuis une quinzaine d’années, et se sont développées si ::idement.

Organisation religieuse, civile, etc,

La vallé de la Matapédia est enclavée, pour sa plus gran le partie, dans le comté de Matane, Cinq cantons (Milnikek, A sémetquagan, Matapédia, Patapédia et Restigouche) dans le comté de Bonaventure.

Pour les fins du culte catholique elle est toute entière dans

le diocèse de Rimouski, done le sève épiscopal est en la ville du même nom. (1\

se {trouvent

Une vue de Ja rivière Matapédia,

Pour les chambres hautes — Sénat et Conseil Légisatif — la Macanédia fait partie de la division du Golfe. laquelle comprend les comtés de Rimouski, Matane, Bonaventure. Gaspé et Iles de la Madeleine,

Le comté de Matane. qui a été détaché de Rimouski en TR, comprend toute la vallée de la Matapédia, moins les cantons Milnikek, Assémetquagnan. Matapédia, Patapédia et Resticouche.

(1) Le diocèse de Rimouski comprend les comtés de Gaspé (moins les Lies de la Madeleine). Rimouski. Bonaventure et une partie de Témiscouata. Population : catholiques, 118,710: prot tants, 9.798 “Canada Ecelésiastique," 1911.

Il est borné:

Au sud-est, par le comté de Bonaventure; au sud-ouest, par le comté de Rimouski, dont il est séparé par la frontière sudouest des paroisses Sainte-Flavie, Saint-Joseph-de-Lepage et Sainte-Angèle-de-Mérici, prolongée jusqu'à ce qu'elle rencontre la frontière nord-ouest du comté de Bonaventure; au nord-est, par le comté de Gaspé; et, au nord-ouest, par le fleuve Saint- Laurent, et comprend les îles les plus rapprochées situées en tout ou en partie vis-à-vis de ce comté.

Ce comté, ainsi borné, comprend les municipalités de Saint- Léon-le-Grand, Saint-Edmond, Saint-Luc, le village de Saint- Benoit-Joseph-Lâbre, la paroisse de Sainte-Flavie qui renferme le village de Mont-Joli, les paroisses de Saint-J'oseph-de-Lep" ve, Sainte-Angèle-de-Mérici, Saint-Octave-de-Métis, Saint-Octave de-Métis-Sud, le village de Petit-Métis, celle de Saint- Moïse. qui renferme le viliäge de Saint-Moïse, Notre- Dame-de-[/Assomption-de-MeNider, Saint-Damase, Saint-Ulrie, Saint-Jérôme-de-Matane, Sainte-Félicité, Sainte-Mariede-Sayabec, Saint-Jacques-le-Majeur-de-Causapscal, N otre-Dame de-Lourdes et Saint-Pierre-du-Lac; la partie du canton de Roraieux non comprise dans la paroisse de Saint-Norbert-du-Cap- Chat, laquelle est dans le comté de Gaspé; la partie des cantons de Fleuriot et Massé, non comprise dans aucune paroisse et située au nord-est de la ligne de division entre le comté de Rimouski et le comté de Matane; la partie de la seigneurie du lac Métis située au nord-est de la dite ligne de division et le territoire non organisé compris dans ces limites.

Pour les fins de l’administration de la justice, la partie de la vallée de la Matapédia comprise dans le comté de Matane relève du district de Rimouski, dont la ville du même nom est le chef-lieu ; et celle comprise dans le comté de Bonaventure, relève de celui de Gaspé, chef-lieu, New-Carlisle.

En outre des chefs-lieux, ia cour de Circuit siège à Matane. (1)

Une loi adoptée à la session de 1911 a divisé le comté de Matane en deux divisions d’enregistrement, lesquelles comprennent :

Première division: toute la partie qui n’est pas comprise dans la seconde division.

{1) Une demande est actuellemont devant le gouvernement pour l'établissement d’une Cour de Circuit à Amqui.

Seconde division: la paroisse de Sainte-Florence-de-Beaurivage; la paroisse de Saini-Jacques le Majeur de Causapscal ; le village de Saint-Edmond du Le: au Saumon; le village et la paroisse de Saint-Benoît-Joseph Läbre d'Amqui; la paroisse de Saint-Léon le Grand; la paroisse de Suint-Pierre du Lac de Cedar Hall; la paroisse de Sainte-Marie de Sayabec; le village et de 1a paroisse de Saint-Moïse ; la paroisse de Saint-Damase ; la paroisse de Saint-Antoine de Padoue de Kempt; la mission de Saint-Zéanon du Lac Amqui, celles du Lac à Pitre, Saint-Agricole et Couturval; les cantons de Matalik, Causapscal, Lepage, Casault, Blais, Amqui, Pinault, Jetté, Nemtayé, Awantjish, seigneurie du lac Matapédia et partie des cantons MeNider et Cobot et tous les territoires non organisés qui se trouvent dans les limites susdites.

D 7 PU es |

L'ancienne résidence d'été de Lord Mount-Stephens, à Causapscal.

Avant l’adoption de cette loi, le comté de Matane faisait partie de la seconde division du comté de Rimouski.

Saint-Jérôme-de-Matane est le chef-lieu de la première division, et Saint-Joseph-Benoit-Lâbre-d’Amqui, celui de la seconde.

Les deux municipalités de comté auront les mêmes délimitations et les mêmes chefs-lieux.

Pour les fins municipales et d’enrégistrement, les cinq cantons de Milnikek, Assémetquaghan, Patapédia. Matapédia ct Restigouche font partie de la seconde division du comté de Bonaventure, dont le chef-lieu est à Saint-Joseph-de-Carleton.

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