‹ La reine Fiammette, conte dramatiqueChapitre 10 sur 105 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GIORGIO D AST

Et je reconnais même Les chanteuses! Voici Miclieletta qu'on aime Pour sa bouclie endiablée et ses yeux ingénus ; Angelica qui porte autour de ses bras nus Les annelures d'or d'une couleuvre ailée; Et Pomone, et Fiorelle, et la Pantasilée, Folle fille qui n'a jamais su refuser Un sourire, le jour, ni, la nuit, un baiser!

Les barques ont disparu dans la partie invisible de la vallée. Désormais, on entend, non les voix, mais les bruits légers des hautbois et des violes.

CÉSAR SFORZA

assis à droite, sans se retourner.

Regarde mieux. Tu vois des hommes auprès d'elle.

Il consulte des tablettes, et nomme les noms qu'il lit.

Jean Vasari.

GIORGIO d'ast, regardant au loin.

C'est vrai.

césar SFORZA

Qui tient la citadelle De Sammogia. La reine — il le croit — lui fit tort En ne lui donnant pas la ville avec le fort. — Jean Cesano.

GIORGIO d'ast

Lui-même.

Page 1