SCÈNE III ORLANDA, DANIELO endormi
ORLANDA
C'est lui !
Un silence.
Ses bras m'étreiguaient, enivrée, Et j'étais adorable et j'étais adorée ; Il me disait les mots délicieux qui font Que la tête s'égare et que le cœur se fond, Et sans trêve c'était de son âme à mon âme Un échange d'extase et de ciel ! et l'infâme Qui doit m'assassiner, c'est lui! Quel rêve affreux. Son amour? Guet-apens. Durant les soirs heureux Il attendait l'instant choisi pour que je tombe, Du sommeil sur son cœur au sommeil dans la tombe ;