ACTE QUATRIÈME
Brusque :
Mais ce crime, enfin, n'est pas le mien. J'ignore, Je n'aide pas. C'est un malheur, douteux encore, Qui la fait choir du trône et me place à son rang!...
Avec uu frisson, en regardant le trône. C'est affreux, sur le sein d'une femme, du sang...
Il monte, indécis, vers lescalier du milieu d'où il voit paraître Jean Cesano, officier de la porte, et Pompeo Cortez, majordome, qui demeure à parler bas avec des domestiques. Avec répulsion.
Ah ! ces hommes !
Il se détourne, revient sur ses pas et sort par la ganclie, en avant du trône.
SCEXE III
JEAN CESAXO, POMPEO CORTEZ, JEAN VASARl.
PUIS CASTIGLIONE
Pendant que Jean Cesano descend l'escalier, Jean Vasari entre par un portique à droite .
JEAN CESANO
Eh bien!
JEAN VASARI
La garnison approche!
Elle enveloppera le palais. Sur la rociie, Au fort de Sammoggia, mon oriflamme au vent Lui donne le signal de la marche eu avant.
lUO LA REINE FIAMMETTE
JEAN CESANO, désignant im portique, à gauche.
Mon lieutenant avec les gardes de la porte
Se tiennent là, tout prêts à nous donner main-forte.
pompeo cortez, quittant les domestiques et descendant de la terrasse.
Et tous les serviteurs acquis ù mou dessein Seront près d'Orlanda quand viendra l'assassin.
JEAN CESANO
Donc, c'en est bien fait d'elle, et plus rien ne protège La libellule d'or prise dans notre piège!
CASTIGLIONE
descendant vivement l'escalier du fond.
Peut-être!
JEAN VASARI
Que dis-tu?
CASTIGLIONE
Le ballet est manqué !
POMPEO CORTEZ
Ah ! tu nous as fait peur !
CASTIGLIONE
La Reine a révoqué Mes ordres. C'eût été ravissant; c'est burlesque. On danse la Gaillarde et non la Romanesque !