‹ La reine Fiammette, conte dramatiqueChapitre 96 sur 105 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LES MÊMES, CHIARINA CHLVRIXA,

près de la reine.

Il viendra.

ORLANDA,

embrassant Chiariua dans une folie de joie.

Tu l'as dit ! Tu ne l'as pas nommé.

Mais c'est bien lui qui doit venir? Mon bien-aimé ! Répète qu'il viendra. Je veux eucor entendre Ce mot ! Tu ne vas pas t'excuser, te reprendre, Ou dire que je t'ai mal comprise?

CHIARINA

Il me suit.

ORLANDA

Ce n'est pas vrai, la mort et l'éternelle nuit ! Je vais le voir enfin !

CHIARINA

Pour plus de deuil peut-être.

Rien du cœur de l'amant ne vit au cœur du prêtre ; Il m'a fallu jurer, pour qu'il vînt aujourd'hui. Que vous n'accepteriez l'absoute que de lui ; Et, priant en chemin, c'est le pardon suprême Qu'il apporte, madame, et non l'amour.

ORLANDA

Il m'aime S'il vient! Et puis, qu'il m'aime ou non, je le verrai !

Tout à coup assombrie et regardant avec inquiétude les folles et Chiariaa.

Mais, j'y songe, — depuis trois mois j'ai tant pleuré^. —

Je suis laide? La bure, où je suis obligée,

Me va mal... S'il allait dire : « Elle est bien changée,

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