DUO
TARENTE, couroni « Jeaiwtr.
Madame, écouiez-moi, de grâce!
JEà.NSE, o»«« tiHl>|tiiaitopi.
Oser reparaître à mes yeux!
TARENTE
In affreux danger vous menace.
Il faut sauver vos Jours si précieux!
JEANNE
De vous , quel secours puis-je attendre ?
Hélas ! je n'ai pas un ami ,
Pas un seul bras pour me défendre ;
Aht tout mon espoir est trahit
TARENTE . atre «la».
Madame, il vous reste un ami !
JEANNE, a*»c indifnatSan.
Quand je vous trouve au milieu des perfides Se disputant, dans leurs désira avides,
Les lambeaux de la royauté,
Vous voulez que Je croie à votre loyauté!
TARENTE
En mol seul, ayez confiance!
JEANNE
Jamais! jamaisl
TARENTE
C’est pour sauver votre existence,
Qu’en CCS lieux, hélas t je parais!
De CCS lâches seigneurs approuver les projets!
JEANNE
Nun , c’est un mauvais piège I
DUttAZZO, TARKNTE.
DVhAZZO, avec colère.
Kllc refiiso!.. mais nous saurons la conlrain-t<î^
TARE.NTE.
Que mon liras vous protège I
JEANNE
Jamais! Jamais:
LA nRINï
TARENTE. -
Ebbicnl puisqu'il le faut, Madame,
Puisque vous doutez de ma foi...
Connaissez donc , ennii , ic secret de mon ime ,
Il devait mourir avec moi i
JEA^?IE.
Expliquez-vous I
TARIMTE.
Écoutez-moi I
On donnait à la cour une enivrante fête ,
Où vous animiez tout d‘uo regard enchanteur.
Du bouquet qui parait votre royale tête.
S'échappa tout-à-coup ia plus brillante fleur; l'n homme, uninsensé... d’une main téméraire.
Osa s’en emparer, dans une fuUc ardeur...
Il osa plus encore... et cette fleur si chère Ueposa bientôt sur son cccur,
Ivre de Joie et de bonlicurf
JEANNE, a«ec ctuoünii.
Achevez I
TAr.EN'n:-
Le Roi , par malheur,
Avait tout vu t
JEANNE , tifcmctit.
Mais cet Iiomine?..
TARENTK.
Ifadanic ,
Long-temps il a soufTcrtdans la captivité
Sans se plaindre du sort... pour consoler son àme ,
Cette fleur, cette fleur ne l'a Jamais quitté!
(Il b»nibf a «t mMitr» à J«aiN<e une fleur ([Itll a tirée
da Êoo MÎii.)
JEANNE, avec eiattatiun.
Vous! vous! il se pourrait! ah! queviens-je d’en-
(lendre I
TARBNTC.
Ah I Madame! pardon pour moi !
l'n amour si discret... un sentiment si tendre!..
Et J’osais douter de sa foi I
(A«ee délire.)
Il m’aimait! il m’aimait! ô moment plein de charmes!
II m’aimait! il m’almaiti maintcnantplusd'alarmesl Doua espoir! à mes yeux le bonheur reparaît!
TAKENTE, afec tranepurt.
Qu’entends-Jet un tclavcu... ne m’abuséjc pas?
Ah ! si Je me trompais , mieux vaudrait le trépas ! JEANNE.
Quand vous avez pour mol souiïert tant de malheur, Dois-Jc encor vous cacher le secret de mon cceur !