‹ La reine Jeanne opéracomique en trois actesChapitre 12 sur 48 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

TARENTE, couroni « Jeaiwtr.

Madame, écouiez-moi, de grâce!

JEà.NSE, o»«« tiHl>|tiiaitopi.

Oser reparaître à mes yeux!

TARENTE

In affreux danger vous menace.

Il faut sauver vos Jours si précieux!

JEANNE

De vous , quel secours puis-je attendre ?

Hélas ! je n'ai pas un ami ,

Pas un seul bras pour me défendre ;

Aht tout mon espoir est trahit

TARENTE . atre «la».

Madame, il vous reste un ami !

JEANNE, a*»c indifnatSan.

Quand je vous trouve au milieu des perfides Se disputant, dans leurs désira avides,

Les lambeaux de la royauté,

Vous voulez que Je croie à votre loyauté!

TARENTE

En mol seul, ayez confiance!

JEANNE

Jamais! jamaisl

TARENTE

C’est pour sauver votre existence,

Qu’en CCS lieux, hélas t je parais!

De CCS lâches seigneurs approuver les projets!

JEANNE

Nun , c’est un mauvais piège I

DUttAZZO, TARKNTE.

DVhAZZO, avec colère.

Kllc refiiso!.. mais nous saurons la conlrain-t<î^

TARE.NTE.

Que mon liras vous protège I

JEANNE

Jamais! Jamais:

LA nRINï

TARENTE. -

Ebbicnl puisqu'il le faut, Madame,

Puisque vous doutez de ma foi...

Connaissez donc , ennii , ic secret de mon ime ,

Il devait mourir avec moi i

JEA^?IE.

Expliquez-vous I

TARIMTE.

Écoutez-moi I

On donnait à la cour une enivrante fête ,

Où vous animiez tout d‘uo regard enchanteur.

Du bouquet qui parait votre royale tête.

S'échappa tout-à-coup ia plus brillante fleur; l'n homme, uninsensé... d’une main téméraire.

Osa s’en emparer, dans une fuUc ardeur...

Il osa plus encore... et cette fleur si chère Ueposa bientôt sur son cccur,

Ivre de Joie et de bonlicurf

JEANNE, a«ec ctuoünii.

Achevez I

TAr.EN'n:-

Le Roi , par malheur,

Avait tout vu t

JEANNE , tifcmctit.

Mais cet Iiomine?..

TARENTK.

Ifadanic ,

Long-temps il a soufTcrtdans la captivité

Sans se plaindre du sort... pour consoler son àme ,

Cette fleur, cette fleur ne l'a Jamais quitté!

(Il b»nibf a «t mMitr» à J«aiN<e une fleur ([Itll a tirée

da Êoo MÎii.)

JEANNE, avec eiattatiun.

Vous! vous! il se pourrait! ah! queviens-je d’en-

(lendre I

TARBNTC.

Ah I Madame! pardon pour moi !

l'n amour si discret... un sentiment si tendre!..

Et J’osais douter de sa foi I

(A«ee délire.)

Il m’aimait! il m’aimait! ô moment plein de charmes!

II m’aimait! il m’almaiti maintcnantplusd'alarmesl Doua espoir! à mes yeux le bonheur reparaît!

TAKENTE, afec tranepurt.

Qu’entends-Jet un tclavcu... ne m’abuséjc pas?

Ah ! si Je me trompais , mieux vaudrait le trépas ! JEANNE.

Quand vous avez pour mol souiïert tant de malheur, Dois-Jc encor vous cacher le secret de mon cceur !

Page 1