I.ILI.O
Si, si, Pepa!
PEPA
Alors, pourquoi tant tarder? Mon Dieu!
c’est si simple de vous engager : vous me donnez votre anneau , je vous olfre le mien... tous deux, nous étendons la main vers la chapelle de saint Janvier.
LILLO, rinterrornpant.
Eh mais! noos serions mariés, alors... loiUà-fail mariés... plus moyen de s’en dédire !
PEPA
Sans doute ! Est-ce que, par hasard?..
LILtO.
Non , non... mm , vols-lu , Pepa , en ce mo* ment Tambilion me travaillle... je ne pense qu’à m’élever.
PEPA
Qu’à TOUS élever!., (niant.) Ah! ah! ah! pauvre cousin ! Je voi.s rc que c’esL., vous n’étes pas encore bien éveillé, vous dormei lout de bout .
(Riant.)
DCSTTO
Ahï ahi ah! ah! c’est mi beau rére,
Mon cousin V qiw vous faites là!
Mais je iloule fort qu’il s’acliéve.
^ ULLO
j*en répontls... il s’acbtvcra.
Il faut, il faut que Je m’élève!
Je veux mouler, et promplcrociU!
ri«»I.
Cousin , coiLsin , quand on s’élève .
On doit craindre les coups de vent;
Prenez bien Rartic aux coups de vent.
Allons , allons , soyez plus sage ;
Vivez heureux dans votre état.
ULLO
Végéter, au dernier étage.
Quand je puis vivre avec éclat I
PCPA.
I.e repos, dans un l>on ménage, Croyez-moi, vaut mieux que l’éclat.
ULLO
Non, je veux vivre avec éclat!
Assez long-temps , de la noblesse ,
J’ai souffert les airs protecteurs;
11 faut, il faut i ma jeunesse.
Et des titres et des honneurs I
Quand, de ces grands, le sort nous venge ,
Quand, pour nous, la fortune change.
Moi , je veux briller à mon tour.
Oui, briller!., ne fùt-ce qu’un jour!
L’n seul Jour de puissance,
Pour mou cœur enchanté ,
Vaut toute une existence D’obscurité!
PEPA, riant.
Ab I ah I ah I ah ! c’est un beau réve ,
Mon cousin , que vous faites là I Mais Je doute fort qu’il s’achève,
Et de VOUS l’ou se moquera.
LUXO.
Non, non, non... ce n’est pas un rêve!
En vérité, je le sens U,
Il faut, il faut que je m’élève.
Et mon e-spolr s'accomplira !
^ iP<T* foKcB riaoL)