SCÈNE XII
RAFAEL, ANNIBAI., jmu TOPAZE.
* RAFAEL, [mivUnl qu Aunitul IrarerM la teene,
C est lui!... Ou xa-t-il aimi?... (voyant AnmKii m airi^r vrr»
l'iiteelUriC.) A cette porte I... (Aontlial frappe.)
TOPAZE, pam.aaM à la crottréi.
Est-ce vous, seigneur Annibai?...
AMIIIAL.
C’est moi.
TOPAZE
11 n’y a personne sur lu place?..»
ANMDAL.
Non.
TOPAZE
Je descends.
RAFAEL, à pari, an fond.
Cette voix m’est connue... c’est la sienne!...
A NM 15X1. a Icii-niAain.
La comtesse, en me faisant écrire ce billet aU*tapitnine, m'a mis vis-à-vis de lui dans une position délicate, il doit être aux aguets par là... J'étais trop avancé pour reculer... Bah! pourvu que j’aie pour moi l'apparence... les amants n y regardent pas de si pies. La porte s’ouvre... attention.
RAFAEL, aprrrrv.nl Topai*.
Une femme!
TOPAZE, venant virement A Au tu bal.
Vous voilà... je vous attendais impatiemment.
ANMBXL, à [art.
Le premier mot est bon. (liant.) Je n'ai pourtant pas laissé passer l'heure : à la nuit tombée... c’étaient nos contentions...
TOPAZE
Oh ! sans doute... je n'aurais pas voulu que vous vinssiez plus tôt.
ANMDAL.
Pourquoi ? Est-ce qu’il y avait quelqu'un ici? le capitaine, peut-être?...
TOPAZE
Je ne me plains pas de votre peu d'exactitude; mais quand on espère quelque chose des gens, on compte les minutes, et j’attends quelque chose de vous.
ÀNNIBaL.
En vérité? (a pan.) Cela se trouve bien. (m»t.) Prends donc mon bras.
TOPAZE
Pourquoi faire?...
AMIIBAL.
Pour ne |>as rester toujours à ia même place.
TOPAZE
Nous sommes bien là.
. ANMBXL.
Sans doute, mais cela nous donnerait un petit air d'intimité qui me serait très-utile... je veux dire très-agréable en ce moment... Je te préviens d’ailleurs que je fie découlerai qu'à cette condition, (Tafm tu 1 *. te m t .. u ; r «n ni» t* donne le ht»», a pan.) A merveille! (a>«t.) Tu disais donc que ma présence te cause un plaisir extrême, et qu’en venant à ce rendez-vous, ce soir... (il* Feioigaut <m ciwii. — br,g, pour
aoreodre , «'Ml peu é peu *li»e In Inné det mutât». Il te tro«v« A l'avanttcéne quand kre aulret remuaient, cl ■« relire ou dupacaU quand ils approchent. J
RAFAEL, A t'avaiii-iccnc.
Elle a pris son bras! Elle l'attendait !... Leur conversion m’échappe par moments... mais les derniers mots de cet homme indiquent assez...
ANMBxl, revenant.*
Sais-tu que ton désir de me voir pourrait me donner de l'amour-propre, et que...
TOPAZE, retirent tou tire».
Je ne vous comprends pas... (lit «arrcuot.)
XNMBaL, A port.
Ah diable! (iiaui.) Non, voyons... je disais... lu as quelque chose à me demander... (u lut «ire de nouveau io uai.j
RAFAEL, a part.
Allons! c'est uii rêve qui passe sans laisser de trace.
TOPAZE, prenant le beat d’Annitnl, et arec vivacité.
Quelle est cette dame qui était là, ce soir, avec vous? Elle n’est pas de Venise. Comment s'y trouve-t-elle?... depuis quand?... Vous l’aimez. Vous aime-t-elle?... Je vcv* savoir...
XNMBAL, haut.
Mais, sur mon honneur, c’est une scène de jalousie que tu me fais là, et je me demande...
LA RK1NJ5 TOPAZE
TOPAZE, uUi« ei pontum ua en un votant U CspiUio*.
Ah!...
ABRIHAL, teignant U iiupvlM.
Le capitaine !... {lU'afl l« retarde, «curit «l t’«kn(D« r?;»<l*tn»*t.
Pendaal le* dernier» mol», ose gondole a p*M>> MU*>Ci(«*etaent le canal *ur ; «Ua • «et arrAtoe au fond. Dm femme eit Jcdiat, qui m tient debout «t nh a er vo : c est y»lo«»U i elle eu nuaqitëe.)
TOPAZE
0 était là!
ANRIBAL.
Voilà pourquoi, ma belle, je tenais tant à t'avoir à mon
bras, (il •'éloigne «• •ourlant, l'n tire part de U gondole, qui conünea u roula.)
TOPAZE, avec Jésupotr.
C'était un piège!... (Ella cube «a Itle dans ua nam».)
FImI*.
TOPAZE
Leur rire a retenti jusqu'au fond de mon cœur I Rage impuissante?... honte et douleur !
Hou Ame révoltée S'indigne, mais eu vain,
Et lui, sans regrets, m’a quittée 1...
Obi comme il m'a traitée I...
Pour moi quel froid dédain!
Adieu, rêves d'amour,
Doui charme de ma triste vie I H faut que sans retour Mon cœur se taise et vous oubliol...
Quand je voyais du sort s'adoucir la rigueur.
Quand j'allais loucher au bunbeur.
Toute espérance m'est ravie 1...
Adieu rêves d'amour, etc.
Mais cessons de nous affliger...
Ou ne répare rien par de stérile» larmes!...
Employons de meilleures aimes,
El commençons par nous venger!
(EMo dunn« un coup do liiilcl. Entrent les Bubetnietu.)