‹ La reine Topaze opéracomique en trois actesChapitre 41 sur 54 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

TOPAZE, ANNIBAL, Il rntrp brs«|o#mtei «t «ni la ref|»rder-

IOPAZE , (uni août ejpr.

Comment avez-vous passé la nuit, seigneur? (zantul, i«u fonUr do colore, »« proibooe mm répondra.) VOUS n'ellli lldi'Z pas? Je vous demande comment vous vous trouvez ce malin? (u hm

«•Icare it'Anmtul. EU» t’eânrcr de ena,ptii»*r mm ea- le it« rire et ta s’a*.

*«>•».) Quant à moi, je n'ai jamais si bien rcpwi. Iaî bonheur fait le bon sommeil. A peine si j'ai trouvé le temps de visiter votre galerie de tableaux. À propos! de qui est donc cet admirable portrait de femme qui se trouve auprès du Christ ati tombeau, de notre Titien? N'est ce pas du vieux Léonard de Vinci? oui... il doit être de lui... Est-ce que celte peinture vous a toujours appartenu? Je ne sais pourquoi, en la regardant, j’ai senti s'éveiller en moi des sensations étranges... confuses... comme si j’avais déjà contemplé ailleurs... autrefois... cette belle et noble ligure que le maître a conservée visante sur sa toile. D’où vous vient ce portrait?

ANNIBAL, ar*c haniaar.

D’une vente.

TOPAZE

Et c’est celui...

ANNtBAL-

De la dernière comtesse Salviati.

TOPAZE. **« «Miltfreace.

Ah!... (cAiagMnt d* ton.) Deux immortel* chefs-d’œuvre que nous possédons là, savez-vous? Bien des princes nous les envieraient. Ah mais! répond cz-moi... montrez-vous aimable. Je n’aime pas les maris boudeurs, je vous en préviens.

ANNIBAL

Votre mari? moi, votre mari? Ah I c’est vrai... nous nous sommes mariés celle nuit! (nom a’on ri» M,) Une bonne affaire que j'ai faite là... aussi glorieuse qu’inattendue.

TOPAZE

N'est-ce pas? Il est des gens dont le bonheur dépasse même l’ambition, vous êtes du nombre.

ANMIEtL.

Moi?

TOPAZE

Sans doute. Vous n’aspiriez qu'à la main d’une comlesse, et vous avez épousé une reine. Je m’en étais doutée , vous souvenez-vous?

ANNIBAL, bon de lui.

Par la mémoire de mon pitre, signora, par t’Ainc du vôtre... si tant est qu’un bohémien soit plus qu'un païen, cl en ait une, par mon saint patron et par Ikdzélmlh, qui est celui de votre race, ne prolongez pas vos railleries, ne me poussez pas à bout. Comment! ce n'est pas assez que celte aventure me rende la fiblc de Venise, vous prétendez vous faire une arme d'une grotesque bénédiction... n...i...ni... soyez unis... et un droit d’un prétendu mariage imposé par la force? Oh! mais, souffrez que je coupe court à vos illusions, signera ; un pareil hymen est nul; l’action de s'être glissée ici sous un nom illustre et supposé est punissable. I.a mariée sera mise en prison. les témoins pendus... et quant ù ceux-ci, je me propose de louer une estrade afin de juger par moi-même s'ils auront -bonne grâce en l’air... certain prince romain en particulier... je ne le manquerais pas pour tout l’or du monde. Sans doute ce résultat n’est pas précisément celui que vous prévoyiez, mais je vous le donne pour infaillible, et afin q*.’il ne se fil pas trop attendre au gré de mes désirs, de celle chambre où j’étais enfermé, j'ai eu d’uue part la précaution de lan-

cer aux passants certaines tablettes où je raconte totll, et de l'autre, la satisfaction de les voir ramasser par eus.

TOPAZE, cibr cuimimi.

Je vous remercie de m'averlir. ;eii« Iran* «ur M t.mw 4». „< »ur a uhi*. — u« mWwmo panit.) Nous partons dans un instant, mon mari et moi. Que tout le monde soit prêt.

ANNIBAL

Comment! je pars?

TOPAZE

Deux hommes à ses côtés, pour lui faire honneur, (u *«-

fermia* Mat.)

ANNIBAL

M’enlever I

Quel malheur de quitter Venise! nous y étions si bien! Mais bast! n ‘avons-nous pas des châteaux en terre ferme, des donjons en Morée, des lies dans l'Archipel? On se trouve bleu partout quand on s’aime.

ANNIBAL, folie 111.

Signora!,..

TOPAZE

Ah! nous emporterons avec nous ce portrait- dont je parlais. J’éprouve à le regarder une Irisl -sse et un charme que je ne saurais exprimer. Quant au reste, fiez-vous à uos gens, ils sont très-soigneux, et nous ne manquerons de rien en roule.

ANNIBAL

Mais je ne veux pas...

TOPAZE, riant.

Le capitaine est ici... ditcs-lui adieu bien vite, et surtout ne vous faites pas attendre, (ru* aVdnppo «« courut.)

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