‹ La reine Topaze opéracomique en trois actesChapitre 46 sur 54 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

llieux que moi? rette bohémienne I LES DEUX IWHI.MIENS.

Topaze est plu» noble que vous.

Les Mêmes, RAFAËL.

ANNIBAL, A part.

Une Ralviali!... à la bonne heure!

FRITELLINO.

P.n naissant, peut.étro,

Eut-elle, mon maître,

Un illustre rang.

Je sois né d'un «orale.

Et je fais sans honte Des tours en plein vent.

FRANC ATRIPPA.

En naissant, peut-être,

Eut-elle, mon nnllre,

Un sort plu» brillant.

Le ciel m’a fait prince...

Et e'e6t moi qui pince Lé pas du serpent.

ANMBAL.

Sa noblesse est pareille à la vôtre.

FRITELLINO.

Jamais! .

FRANOATIUPPA.

Ali! vous ravives mes regret* ♦

Elle courait vive et légère,

La pauvrn enfant.

Et loin des regards de sa mère Allait sautant.

Ab! ah! nh! pauvre petite!

J'en pleure encor.

FRITELLINO.

Quand il a ho, mon aroljte Porte un cœur d'or.

ANMBAL.

Que me dis-tu? voyons, répète cnror :

Elle courait vive et légère,

La pauvre enfant.

El loin des regards de sa mère Allait sautant.

Après?

FRANC ATRirPA.

Apres? Un homme ta prit ANNIBAL.

Un homme la prit ?

FRANCATDIPPA.

Et s'enfuit.

ANMBAL.

El s'enfuit ?

FRITELLINO.

Cet homme, à l'œil fier et hautain.

C'était Taupio ,

Roi de b^béne l

J’ai parcouru toutes les galeries, j'ai cherché, mais en vain, (aux Bokrmic»»). Or çà, mes drôles, vous aller m’expliquer...

ANMBAL.

Ah! capitaine, si vous voyez la comtesse, dites-lui que je déplore ce qui m’arrive, mais elle sait que je me pique au jeu, eî elle comprendra d'ailleurs qu’un homme d'esprit ne peut, quand il en a le moyen, se refuser à lui-même la satisfaction de prendre au piège ceux qui ont cru l'y prendre. C'est une affaire d’amour-propre. J'entrevois même que celle-ci peut me valoir un grand renom d'habileté... grdcc aux indiscrétions de ccs deux gentilshommes... deux cœurs de prince... qui ont le vin tendre.

RAFAEL

Que diable me contez-vous là?

ANMBAL, k lui-mém*.

Je m'explique à présent que la vue de ce portrait ait réveillé en elle des souvenirs... c'est celui de sa mère.

RAFAEL

Vous devenez fou.

ANMBAL.

Non pas! mais je vous dix adieu.

RAFAEL

Comment?

ANMBAL.

Je pars.

Avec ma femme. Elle désire voyager, caprice de jeune mariée. Elle m'emmène, elle m'enlève!

RAFAEL

Hein ! vous dites?

ANNIBAL

Ne me retenez pas. On m’attend. J'ai deux gardes d’honneur, ils s’impatientent. Ne me retenez pas. (il ion » connut a«ec Ira Rulw-m.cn*.)

RAFAEL

Topaze!... Trompé par elle, ce serait odieux !... Il part ! Oh non ! dusse-je employer la force, dusse -je lui barrer le passage l’épée à la main !...

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