CHAP. VIII. MISSIONS DIVERSKS
beaucoup de fidélité et de succès. Dès lors, les révérends MM. Bachelor et Dow se sont joints à leurs frères, et tous poursuivent leur œuvre avec un grand zèle.
La source principale des revenus de la Société est dans les collectes qui se font aux assemblées mensuelles de prières. Cependant elle reçoit aussi des dons, parmi lesquels il faut noter celui qui lui a été fait par le révérend Luther Palmer de Noiwalk, Ohio, pasteur bapliste du libre arbitre. Il y a quelque temps qu'il s'est donné lui-même à la Société, avec les 5,000 dollars qui composaient toute sa fortune, exprimant le vœu qu'elle servît à favoriser les travaux d'imjjrimerie dans les Indes. Une semblable libéralité rappelle les joursde la Pentecôte. Les receltes de la Société furent, en 1843, de 3,502 dollars, et les dépenses, de 2,679.
Société des missions étrangères de l'église luthérienne AUX Etats-Unis. Quelques missionnaires allemands dans l'Inde, après avoir été plusieurs années au service de la Société des missions de l'église anglicane, se séparèrent de cette Société à raison de ce qu'ils ne pouvaient approuver certaines mesures qu'elle avait prises conformément à ses vues particulières. Ils écrivirent aussitôt à leurs frères des Etats-Unis, sollicitant les secours de leur charité en faveur des païens. Pour répondre à leur appel, il y eut, au Maryland , une conférence composée de ministres et delaïques luthériens, et, en 1837, la Société des missions fut organisée. Mais les missionnaires dont je viens de parler ayant renoué avec la Société anglicane, les luthériens d'Amérique résolurent d'en II. 27
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envoyer de leui" propre sein, el ils ont niainleiiiiiit deux ouvriers dans les Indes.
Missions étrangères dks Moraves , ou Frères de L'UNrrÉ. Fondée en 1787, la Société des frères Moraves fut légalement reconnue par acte administratif de l'Flat de Pensylvanie, et dès lors elle n'a pas cessé de poursuivre son oeuvre. Elle entretient deux missions et huit missionnaires chez les delawares el chez les cherokis. Ses recettes, l'année dernière, furent de 8,304 dollars. Elle a pour organe le journal des missions intitulé : The Uniled lirelhrens Missionary Inlelligencer, and Religions Miscellany.
Missions étrangères des églises écossaises. En général, el comme nous l'avons dit précédemment, les églises associées, associées réformées, el réformées presbytérieimes, font l'œuvre des missions de concert avec le Conseil presbytérien de la vieille école; mais elles travaillent aussi d'une manière indépendante. C'est ce que j'ai dû consigner ici, quoique je ne me propose pas de donner plus de détails sur cet objet.
Telles sont donc les Sociétés ![ui se sont formées aux Etals-Unis dans le but exprès de faire porter l'Evangile aux idolâtres, sans toutefois s'interdire toute action de ce genre chez certains peuples du nom^ chrétien.
Je dois ajouter encore que nos diverses Sociétés bibliques, la Société américaine des traités el celle des écoles du dimanche, tendent toutes, et chacune à sa manière, une main secourable aux sociétés de missions. Je ne sais pas au juste quelle somme elles
CHAP. IX. SOCIÉTÉS EN FAVELR DES JDIFS. /i.l9
versent annuellement entre leurs mains, soit en numéraire, soit en livres; mais sur une moyenne de dix ans, je pense bien que cette somme s'élève à plus de 50,000 dollars.