CHAP. IV. VRAIES CAUSES DE NOS SUCCÈS
coup; c'est tout en un certain sens ; il est néanmoins, à mon avis, d'autres circonstances qui ontété les vrais moyens ou les vraies causes des triomphes obtenus â'u milieu de nous par le peuple de Dieu. La liberté n'en serait que la cause médiate ou éloignée. Ces moyens, les voici :
1. Les Ecoles du dimanche où nos enfants, riches et pauvres, mettent régulièrement leurs jeunes cœurs eu contact avec la Parole de Dieu.
2. Les Classes bibliques qui continuent cette bonne œuvre; moyeu puissant de faire du bien, excellente préparation au culte domestique !
3. Les Sociétés qui facilitent aux jeunes gens pieux les études du saint ministère. Ce sont, chaque année, des centaines d'individus qu'on met de la sorte en état d'annoncer le salut.
4. Les Sociétés de Missions à l'intérieur, qui portent l'Evangile dans les nouveaux établissements, et partout où le peuple n'a pas encore les moyens d'entj'etenir lui-même ses ministres.
5. Les Associations malernelles, et les autres moyens qu'on emploie afin de rappeler aux parents le devoir où ils sont d'élever leurs enfants pour le Seigneur, tout en leur rendant cette lâche plus facile.
6. Les Sociétés bibliques et des traités, institutions qui fonctionnent sans beaucoup de bruit, mais non sans beaucoup de fruit.
7. Enfin, et surtout, la prédication de la Parole, ce qu'il y a de plus efficace pour convertir et pour sanctifier les âmes; moyen d'action que nul autre ne peut
kkB LA RELIGION EN AMÉIIIQUE/' LIV. IX
remplacer. Or, grâces à Dieu, nos prédicaleiirs pieux et fidèles ne se coniplenl pas par deux ou trois milliers seulement; et au milieu d'eux, combien qui, joignant h leur Coi et à leur piétù beaucoup de capacité et d'intelligence, cultivent avec d'éclatants succès la vigne du Seigneur.