‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 161 sur 167 · G LA UELIGION liN AMKItlQUU. I.IV. IX · texte numérisé non relu

G LA UELIGION liN AMKItlQUU. I.IV. IX

galelle k un chef indien, en échange de sa fille, puis de l'avoir éconduile, sans autre forme de procès, après trois mois de cohabitation. La perversité de tels hommes est moins étonnante que l'insolence avec laquelle ils osent calomnier, comme ils le font, tout un peuple bien meilleur qu'eux. Mais c'est ainsi qu'il en ira toujours. Les méchants cherchent à couvrir leur honte, en accusant les autres des crimes mêmes dont ils se rendent coupables.*

Ne dit-on pas aussi que les Américains n'exercent aucune discipline sur leur famille, et que leurs enfants croissent dans l'insubordination, l'orgueil, l'insolence, le manque de respect pour la vieillesse el pour l'autorité paternelle! C'est encore sur le témoignage des étrangers qu'on nous juge de la sorte, comme si les étrangers pouvaient être réellement au fait de la vie intérieure de nos maisons ! ou bien c'est d'après les pauvres échantillons de quelques familles américaines qu'on a pu voir en Europe. Peut-être aussi conclut-on qu'il doit en être ainsi dans une république , apparemment parce que les institutions américaines n'exigent pas la subordination, si même elles la souffrent ! Que répondre à tout cela? Sans doute qu'en Amérique,

1 Cependant les Etats-Unis n'ont pas été calomniés de tout le monde, et si, par exemple, M. de Toqueville peut quelquefois être récusé par eux, ce n'est pas quand il déclare en termes formels que «les Américains sont un peuple fort religieux » (3« Part., ch. IX). et quelques pages plus loin, que dans l'Amérique du Nord « les mœurs sont infiniment plus sévères que partout ailleurs. » « Il est évident,» ajoute-t-il, « que, sur ce point, les Américains « sont très-supérieurs à leurs pères les Anglais. » ( Traducteur. )

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