DÉNDMENT D'ÉGLISES AUX ÉTATS-UNIS
» Vu donc les bénédictions signalées dont nous avons joui , nos cœurs rendront à notre Père céleste l'humble adoration qui lui est due, et nous présenterons au monde le spectacle in>posant d'une population entière qui, à un jour marqué , s'abstient de tout travail , aûn de se vouer entièrement au service du Très-Haut. Nous nous rappellerons sans cesse que « la justice élève une nation. »
» Donné, etc., à Albany, le 10 novembre, l'an 1843 de notre Seigneur.
,' ,V; D Signé : W"^ C. Bouck. »
DENDMEXT D EGLISES AUX ETATS-CNIS.
Ce sujet, déjà traité dans l'Appendice du premier volume , p. 507, a reçu , de la main de l'auteur, quelques développements nouveaux que nous consignons ici , de même que certaines rectifications extraites de l'édition de New-York.
D'après celle de Glascow, « l'augmentation du nombre des ministres évangéliques aurait dépassé de beaucoup le chiffre de 650 annuellement, et celui des églises le chiffre de 880. » Plus exactement informé, l'auteur porte maintenant le premier de ces chiffres à 750 et le second à 950. L'accroissement annuel de la population étant actuellement de 500,000 âmes, il en résulterait que le nombre des ministres évangéliques s'accroît dans la proportion de 1 à 660, et celui des églises dans la proportion de 1 à 525 âmes.
Dans l'édition de Glascow, il était dit qu'avant ia révolution,
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les Etats-Unis ne comptaient en moyenne qu'un ministre pour 2,500; celle de New-York réduit ce nombre à 2,4.10, ou mùme si l'on veut à 2,000; mais c'est le plus qu'on puisse dire.
Ces rectifications, qui prouvent le soin extrùme que l'auteur a mis dans son travail, ne changent rien au fond des choses. Il demeure vrai que la religion a fait, aux Etats-Unis, des progrès immenses sous l'empire de la liberté, et que, quelle que soit la rapidité avec laquelle la population s'y accroît, les moyens d'édification s^accroissent plus rapidement encore.
Après cela, notre auteur ex plî(^iie d'où vient que les émigrants d'Allemagne, d'Alsace et r^e !^uisse écrivent à leurs amis d'Europe des lettres si lamentabfes sur leur dénùment spirituel. C'est que les Américains sont, eiQ'"efret, très-mal placés pour faire prêcher l'Evangile en langue allemande. Il arrive aux Etats-Unis peu de ministres allemarlids, et encore ceux qui s'y rendent ne sont-ils pas toujours^ très-qualifiés pour l'œuvre du ministère. Mais il y a maintenant deux collèges et trois écoles de théologie où les étudiants se pré[)arent spécialement à travailler dans cette partie de la moicsion.
II est plus difficile encore de pon^^voir aux besoins religieux des Français. Cependant l'auteur espère que le réveil de l'Evangile en France fournira bientôt les ouvriers dont l'Amérique a besoin. Quant aux Espagnols, aux Polonais, aux Norvégiens, aux Italiens en petit nombre qui traversent l'Atlantique , il y a, pour les évangéliser, des difficultés presque insurmontables»
Le Traductecr.