CHAP. VIII. ÉGLISE MOKAVE
contribua pour beaucoup à préparer des établissements aux frères qui auraient à cœur d'émigrer. Telle fut l'origine des charmants villages de Bethléem , de Nazareth, de Litiz en Pensylvanie, et de Salem dans la Caroline du Nord; sans parler des familles moraves qui s'établirent à Philadelphie, à New-York et autres lieux, et qui y formèrent des sociétés.
Leurs établissements en Amérique ressemblent d'ailleurs tout à fait à ceux qu'ils ont dans l'ancien monde. C'est partout le même esprit d'ordre, le même soin de la jeunesse, les mêmes égards pour les gens âgés, la même industrie et le même système d'association; partout un goût prononcé pour la musique et le plus grand intérêt en faveur des missions. Peutêtre que trop de prospérité terrestre a produit sur leur piété, comme sur celle de beaucoup d'autres chrétiens, le triste effet auquel il était aisé de s'attendre. Quoi qu'il en soit, ils ont sous leur direction d'excellentes pensions de jeunes filles à Bethléem, à Liliz et à Salem, et une pour les jeunes garçons à Nazareth. C'est là que font généralement leurs études, les jeunes gens de leur église qui se vouent au ministèi'e.
Les missions que les Moraves ont chez les Indiens des Etats-Unis, sont essentiellement enlretenues par leurs congrégations d'Amérique.'
Leurs doctrines se rapportent en somme à celles de la confession d'Augsbourg.
* On en a une histoire intéressante dans l'écrit de M. Latrobe, intitulé : Rambles in North America.
220 I.A llKl.KilON KN AMÉKIQUIi. LIV. VI
Quant à la slalisli(iue fie celle sociélé, plus iiilénissanle par la piélé de ses membres que par leur nomltre, nous pouvons la donner en peu de mois :
Eglises. 23
Ministres 27
Communiants, environ. . . 3,000
Population totale , environ. 12,000