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sont désignées sous le nom de lownship (territoire d'une ville) ; dans la Louisiane, on les appelle des paroisses. Cependant le Maryland, la Virginie, * les deux Carolines, la Géorgie, le Kentucky et le Tennessee ne connaissent pas de division territoriale inférieure au comté.
Les communes forment des corporations civiles et politiques fort importantes. Les citoyens dont elles se composent s'assemblent à certaines époques , pour traiter des intérêts de leur localité et pour nommer les fonctionnaires et les comités communaux. C'est dans ces assemblées primaires que le peuple acquiert l'habitude de discuter les affaires publiques. Quant aux grandes villes, leur gouvernement municipal est calqué sur celui de l'Etal; elles ont leurs pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, ou de police locale.
En se séparant de la Grande-Bretagne et en réorganisant leurs gouvernements respectifs, les Etats- Unis modifièrent les institutions beaucoup moins qu'on n'eût pu s'y attendre. Le roi, le parlement et la justice britannique se virent remplacés par le président, le congrès et la cour suprême; mais c'était au fond le même système politique, plus l'indépendance. Les diverses colonies, de leur côté, ne firent que substituer aux anciennes chartes royales des constitutions.^ Au
1 H faut dire pourtant que dans la Virginie Orientale et dans une bonne partie du Maryland on a conservé la division territoriale des paroisses pour le règlement des intérêts de la localité.
^ Aujourd'hui même, Rhode-Island n'a pas d'autre lormc de
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lieu que les gouverneurs étaient nommés par la couronne, ou par des compagnies, ou par certains individus, ils le furent dès lors par le peuple. Quant aux pouvoirs législatif et judiciaire, ils ne subirent que do légères modifications, car déjà c'étaient les colonies elles-niônics qui nommaient les membres de ces magistratures.
L'Union américaine compte actuellement vingt-six Elats organisés, trois territoires et un district. Les territoires sont gouvernés directement par le président et par le congrès des Etats-Unis, jusqu'à ce que le pouvoir central en estime la population assez considérable pour avoir ses représentanls dans la législature nationale. En attendant, ils possèdent une législature à eux, mais c'est le président qui nomme leurs gouverneurs. Deux d'entre eux, le Wisconsin et le Jowa ne tarderont pas à prendre rang parmi les Etals; et à cette époque, la Floride n'en sera pas loin non plus.
De peur que le gouvernement national ne subît l'influence de quelqu'un des Etats, un district de dix milles carrés, pris sur la Virginie et le Maryland, a reçu pour destination d'être le siège des grands corps dépositaires du pouvoir public. Ce district est en conséquence sous l'empire inmiédiat du président, du congrès et de la cour suprême. On ne saurait dire en vérité que l'expérience ait démontré la sagesse ou la
gouvernement que celle qui lui fut donnée par la charte de Charles II. Une partie des citoyens réclame depuis longtemps une constitution ; mais jusqu'ici leurs efforts ont été vains.
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nécessité de celle mesure. Ce qu'il y a de définitivement vrai, c'est qu'il n'est pas de portion des Etats- Unis qui soit plus mal gouvernée. Le congrès américain est trop absorbé par d'autres soins, pour s'occuper d'une si chétive province.