Boudet, Vie de M. de Bernex [277], II
4. Cf. la lettre de Mme de Warens à Tabbé Léonard, du 4 février 1734 [.560"'^], 7, où elle lui écrit : « Monsieur et très cher frère ». L'nabitude datait de loin, puisque Rousseau, dans une lettre à Mme de Warens, de 1737, appelle déjà Fabbé Léonard son ■- oncle », X, 18. Cf. encore Metzger [.^67], 129-130, et 16.5, la lettre de Léonard à sa vieille amie, qui se termine ainsi :
Le 17 décembre 1745
Amitié de I8
du séminaire. M. Gros, le spirituel lazariste, dont la laideur et l'âge émoussaient les madrigaux, oubliait qu'il avait été chargé naguère d'instruire cette nouvelle catholique ', et, descendu désormais à des soins plus humbles, s'y laissait volontiers transformer en femme de chambre-. A de certains jours, chez elle, c'était une véritable « cohue » de chanoines, frères lais et autres clercs ^ Plus tard même, à Chambéry, la maison de Mme de VVarens gardera celte physionomie ecclésiastique : « les Révérends Pères Jésuites" s'y montreront assidus 's et dans les concerts intimes qu'y dirigera Jean-Jacques, c'est l'abbé Palais qui tiendra le clavecin, et le P. Caton qui chantera '\ D'ailleurs, le catholicisme de cette, convertie récente avait, en quelque sorte, patente et garantie officielles. Le roi de Sardaigne lui avait assuré une pension de 1 500 livres, pour que sa conversion fut contagieuse "; l'évêque de Mauriennc lui versait annuellement 200 livres aux mêmes intentions''; le saint évoque de Genève, M. de Bernex, dès qu'elle s'était installée à Annecy, l'avait prise sous sa protection, et l'appelait « sa fdle ». Souvent il venait la voir, et ne se lassait pas de la trouver « édifiante ». Quand il mourra en 1734, il lui laissera encore une rente de loO livres*. 11 lui savait gré, j'imagine, de s'être faite