DÛMiGHi n. Historische Inschriflen, t. 11. pi. on
:;. Ki un. Varia hialorica, XII, n \i\. \\\i\. Poui Pi i Phèdre, lix, il esl comte «i«- rhamous.
qu'il avait été le successeur immédiat d'Horus — les dieux sur le trône, et le second roi de la seconde dynastie ; elle lui attribuait juste 3226 ans de règne d. Thot avait d'abord enseigné aux hommes la science des astres, Part H V.xa m i ngrje r».i>l p[ d'en noter tous les mouvements ; les révolutions du soleil, les phases successives de la lune, ainsi que la situation relative des diverses constellations. En un pays comme l'Egypte, l'astronomie ou l'astrologie a toujours été en honneur. Quoi de plus propre à en faire une science enseignée aux hommes par les dieux, une science descendue du ciel qu'elle était destinée à sonder ? Les Egyptiens avaient tout un système astronomique et cosmographique assez bien réglé, qu'il importe de résumer pour suivre l'enchaînement des faits et des idées. Ils comptaient 36 constellations, dont quelques-unes leur apparaissaient comme immobiles, et dont les autres, celles qui se trouvaient à la limite extrême du firmament, accomplissaient des révolutions analogues aux révolutions des planètes. Les trente-six constellations étaient les trente-six décans 2. Elles jouissaient de pouvoirs mystérieux
1. Papyrus royal de Turin, dans Lepsius, Auswahl (1er wichligsten Urkunden, pi. III, col. n. 11, lig. 5. — Sur les diverses inventions de Thot, voir les témoignages des auteurs grecs dans Jablouski, Panthéon JEgyptiorum, t. III, p. 159 et suiv. ; dans Pietschmann, Hermès Trismegistos nach aegyptischen, griechischen und orientalischen Uberlieferungen, p. 28 et suiv. Thot est l'Hermès Trismégiste des Grecs.
2. Lepsius, Einleitung zur Chronologie der allen Aegypten, p. 68-69 (quelques erreurs de détermination) ; Goodwin, Sur un
Cil. IX. — LES DIEUX DANS I.Ï.M . \\\, 269
et extraordinaires. Sothis, <j u i se transforma plus I a rd en étoile <TIsis, quand Orion-Sâhou devinl l'astre d'Osiris, était leur reine. Une preuve que l'astronomie se rattache à la divinité, c'est qu'elle trouva des centres de culture dans les coll< sacerdotaux. Ces collèges furent en Égj pte de \ éritables écoles d'astronomie el les prêtres furent les premiers observateurs, les premiers explorateurs du ciel. Les prêtres, qui desservaient les sanctuaires «lu soleil, de l'astre lumineux à qui l'Egypte est redevable de tantde bienfaits, étaient par vocation même plus prédestinés que les autres à interroger l'immensité du firmament. Grands pontifes, ne se proclamaient-ils pas, avec beaucoup d'ostentation, seuls dignesde contempler l'astre face à face, sans en être éblouis, sans en être aveuglés? Ils étaient tous Oiroumaouou, le « Grand des vues », le chef de ceux qui voient le soleil l'ace à l'ace. L'un d'eux va même jusqu'à s'intituler sur sa propre statue, le« lecteur qui connaît la /if/arc du cicL le grand des vues dans le château du prince d'Hermonthis ■• '. Bientôt chaque temple eut ses astronomes, ses veilleurs de nuit Ourshou -. Ils dressèrent même une carte «lu ciel, dont une partie csl parvenue jusqu'à nous : elle se place entre la xvme el la xne dynastie Lhébaine. Les
horoscope i/rec contenant les noms de plusieurs i' dans
Chabas. Mélanges égyptologiques, 2* sér. p. 294 Bri'oscii,
ï'hesiturus [nscript. aegyptiac. p. 131 «•! buév.
1. M AsiM.no, /{apport sur une mission en Italie, .l.in- le locueil de travaux, t. III. p. 126, g ri.
2. Maspero, Le papyrus </<• Berlin, n« I. lig. is 19, dam Mélanges d! archéologie égyptienne et assyrienne, t lll. p
principales représentations de la carte du ciel sont celles du Ramesseum à Thèbes *, celles de Dendérah 2, celles de la tombe de Séti Ier 3. Comme les Pharaons étaient les représentants de Râ sur cette terre et s'identifiaient avec Osiris dans le tombeau, on dressa plus spécialement pour eux des cartes du ciel , destinées à leur rappeler tous leurs mouvements et toutes les précisions astronomiques relatives à leur office. Un grand nombre de ces tables couvertes de listes et d'indications se sont conservées. Elles se trouvent toutes aux tombeaux de Ramsès IV et de Ramsès IX, et ont fait l'objet d'intéressantes recherches 4.
La chronographie est étroitement liée à l'astronomie. Thot, qui avait enseigné la seconde, dut aussi enseigner la première. En observant les astres
1. Biot, Sur l'année vague des égyptiens, p. 118 et suiv. ; G. Tomlinson, On the astronomical Ceiling of Ihe Memnonium al Thèbes, dans les Transactions of the R. Soc. of Literature, t. III, pi. il, p. 488-499 ; Lepsius, Einleitung zur Chronologie, p. 20-21 ; Brugsch, Thésaurus, p. 87 et suiv.