III. — Titres des prêtresses
« qui appartient [est consacrée] aux vagues du Nil », à Eléphantine,
« qui appartient à celui qui trône », à Apollonopolis,
« qui loue dieu », a Thèbes,
« la sainte », à Licopolis,
« la musicienne », à Cus,
« l'aimée », a Ilermopolis,
« qui appartientau premier», ou « la princesse », à Cynopolis,
« qui appartient à la maîtresse du phallus », à Héracléopolis,
« qui appartient au dieu de belle forme », à Menaphis,
« qui appartient a la mère de dieu », à (Ihemmis,
<( qui appartient à la nourrice », à Apis, « qui appartient aux grands », à Sais, « qui appartient à la princesse » ou « à la première », à Xais,
« qui appartient aux augustes », à Athribis, u la maîtresse suprême de la chapelle », à Héliopolis,
« qui appartient à la protection », [du dieu de Mendès],
« l'habillée de rouge», à Bubaste1.
Les fêtes étaient nombreuses et revenaient à des périodes déterminées, avec la régularité des calendriers. Le retour du solstice d'hiver était l'occasion d'une solennité solaire et agricole, assez longue, dite « fête du labourage », qu'on célébrait du 12 Khoiak au 19 Tybi (8 décembre au 14 janvier). Comme on le voit, c'était une période festale d'environ 36 jours, dont 18 consacrés à Osiris, le soleil qui s'en va, et 18 consacrés à lsis et Harpocrate, le soleil qui vient et sa mère divine.
Les fêtes du soleil mourant ou fêtes du mois de Khoiak (8 septembre au 26 décembre) se terminaient par sept jours d'exposition de l'effigie du dieu. Embaumé le 24 comme une momie véritable, on l'inhumait le 26, le lendemain du solstice d'hiver. Le 30 du même mois de Khoiak, on célébrait la fête de l'érection de Tat, l'épine dorsale du dieu et symbole de sa résurrection prochaine.