‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 20 sur 220 · X, xxxii · texte numérisé non relu

X, xxxii

2. A cause de la couleur que ses eaux présentent à certains endroits de son parcours, on distingue le Nil blanc, le Nil vert, le Nil bleu et le Nil rouge. Cf. Maspero, Histoire, t. 1, p. 16-

3. Chabas, Études sur l'antiquité historique, 2* édit. p. 6 10 . Maspero, Histoire, t. 1, p. 44.

tion, il dérive toute la civilisation égyptienne de la babylonienne ; il prétend même que les mythes d'Héliopolis, qui contiennent en germe toute la civilisation égyptienne, proviennent des cultes d'Eridou ; le nom Onou, A ounou, de la cité égyptienne, serait .Xoiin-ki,.Xoim de la cité chaldéenne : « A examiner les choses d'un peu près, il faut bien reconnaître que l'hypothèse d'une origine asiatique, si séduisante qu'elle paraisse, est assez malaisée à défendre. Le gros de la population égyptienne présente les caractères des races blanches qu'on trouve installées de toute antiquité dans les parties du continent libyen qui bordent la Méditerranée : il est originaire de l'Afrique même et se transporta en Egypte par l'ouest ou le sud-ouest » L Cette dernière phrase indique la deuxième hypothèse. R. Hartmann, Mor • ton, Hamy, ethnologues de profession, placent en Afrique le berceau de la race égyptienne. M. Reinisch a tiré la conclusion radicale de cette opinion ; il soutient en effet que « les races humaines de l'ancien monde, Europe, Asie et Afrique, descendent d'une seule famille dont le siège original était au bord des grands lacs de l'Afrique équatoriale » 2. Ed. Meyer estime que les Egyptiens forment avec Les Libyens et quelques tribus nubiennes un groupe à part. Tiele suppose qu'ils représentent un mélange de cotions asiatiques et d'autochtones nigritiens.

!. Maspero, Histoire, t. I, p. 45.

Der einheitiiche Ureprung der Sprachen der alten Welt, 1873, p. x.

eu. i. — l'égypte 1T>

Ces dernières hypothèses paraissent être les vraies. Les solutions exclusives ne s'accordent guère avec le type égyptien. Le mélange lui convient davantage ; et c'est à celte solution qu'on incline de plus en plus de nos jours. Après avoir dit, comme nous venons de l'entendre, que le gros de la population égyptienne est originaire de l'Afrique, M.Maspem continue : « Peut-être rencontra-t-il dans la vallée quelque peuplade noire qu'il détruisit ou qu'il refoula ; peut-être y fut-il accru après coup d'éléments asiatiques introduits par l'isthme et par les marais du Delta » {. M. Henri Hubert observe : « A la suite des fouilles récentes, l'anthropologie de l'Egypte a été l'objet de travaux sérieux. Ce qu'en somme ils ont mis en lumière, c'est que la population de l'Egypte n'est pas anthropologiquement homogène et quelle est plus ou moins apparentée aux autres populations qui habitent les côtes de la Méditerranée » 2.

On ne sait pas grand'chose de la Préhistoire de ce peuple. Cependant 1rs Touilles de ces dernières années paraissent avoir ouvert quelques hori/.oiis <vl établi certains faits qui ont une signification comparative. .< De nombreuses séries de silex taillés

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