La religion des imbéciles
Nous désirons qu'il n'y ait pas de méprise sur le sentiment qui a dicté les scènes qui vont suivre. Nous avons voulu saisir, encore une fois, la bêtise humaine sur le fait, en montrant comment elle entend les choses les plus saintes, et avec quelle singulière persistance elle parvient à rabaisser jusqu'à son niveau ce qui est de soi-même grand et élevé. 11 est donc bien entendu que ce n'est pas des cérémonies religieuses que nous prétendons rire ni faire rire, mais seulement, mais exclusivement, des sots et des ignorants. Signaler cette sottise, sans parti pris, sans amertume, sans lui
faire les honneurs de la satire que , certes, elle ne mérite pas; la photographier dans ses gestes les plus naïfs, dans ses allures les plus journalières, telle a été notre intention; qu'on veuille donc bien ne pas nous en prêter d'autre.
Après avoir peint la religion des imbéciles , nous comptons peindre, à son tour, la philosophie, la poésie , la politique des imbéciles. Est-ce à dire que nous voulons rire de ce qui est sérieux ou respectable en soi? On ne le croira pas. Cela n'est ni dans notre humeur ni dans notre caractère. Ces quelques lignes suffiront pour éviter les malentendus volontaires ou involontaires dont nos croquis pourraient être, à notre grand regret, la cause innocente.
^T'R UN PALIKR Al' QUATRIÈME ETAGE
MADAME SOMBRET. MADAME LF.BIDOIS.
MAIUME SOMBRET, les deux bras plongés 'laus un baquet.
Déjà sortie?
MADAME E El! II) OIS.
Déjà rentrée, vous voulez dire; j'étais sortie qu'il était pas six, heures.
MADAME SOMBRET.
Eh ben, merci.
MADAME LEBIDOIS.
Qu'est-ce que je vous ai toujours dit?
le i; \i>;-; me.