‹ La religion des imbécilesChapitre 110 sur 134 · M A DAM K I) I FOUR · texte numérisé non relu

M A DAM K I) I FOUR

Non, je n'ai de goût à rien, j'ai même envie de ne plus manger.

LA BONNE

S'agit pas de ça: le vin est tiré, faut l'boire.

( Avançant la tasse sous le nez de sa maîtresse \n\<)I]S, \ 0\ OnS, J cil

pas de temps à perdre, avalez !

MADA M i: 1H POUR.

Non, je te dis, c'est inutile, depuis hier les aliments ne passent plus.

LA BONNE

Tenez, la jolie mouillette. — Ouvrez la bouche... la tile bouche à sa maman.

M A 1) A M K i) 0 F 0 l H . ouvrant lu bouche

Tu tais de moi ce que tu veux.

LA BONNE

Encore une tite cuillerée, pendant que nous y somn les.

M \ n v \i i: DUFOU n.

Que tu es enfant !

LA B09N E

Sans compter qu'vous allez encore vous mettre à table à je ne sais quelle heure.

Entre deux et trois, le dîner e-i commandé pour celle heure-là.

LA BONNE

Mettons-en quatre, et n'en parlons plus.

M A I) A 1IE l> I FOI It

Tu crois?

Est-ce que je ne connais pas ça? on n'en finit plus, dans les noces. En sortant de la messe, vous allez avoir eune faim d'enfer, vous vous jetterez sur les plats comme une affamée et vous viendrez geindre; venez-y, je vous dirai : Tant mieux, c'est ben fait, vous n'avez que c'que vous méritez.

MADAME DU FOUR

Avec toi plus moyen de rien dire ou rien faire, faut toujours que tu aies raison.

LA BONNE

Quand c'est pour un bien. — Voyons, la dernière des dernières, finissons-en.

M \ H AME DUBOUR.

J'ai pas encore assez mangé?

LA BONNE

Encore celle-là... ouvrez la bouche...

\l A I» \ M i: DO POU R.

Non, je te dis.

LA BONNE

Ouvrez la bouche.

MADAME niTOU R'.

Mon Dieu! que c'est agaçant! — Tiens, pour avoir la paix.

LA BONNE

A la bonne heure, ben gentille

MADAME DUFOUR

Ah çà, dis-moi !

LA BONNE

Quoi qu'vous voulez que j' vous dise?

MADAME DUFOUR

Avec tout ça je suis encore à savoir si ma fille est levée.

LA BONNE

Je vous l'ai dit.

MADAME BUFOUR.

Pauv' enfant, c'est le premier chagrin qu'elle aura causé à sa mère !

LA BONNE

Vlà comme on n'est jamais content; m'avezvous assez rabâché qu'vous vouliez y trouver un mari !

MADAME BUFOUR.

C'est vrai.

Eh ben, vous y en avez trouvé un; vous êtes pas contente.

MABAME BUFOUR.

L' est-on jamais?

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