I. A TANTE , rherrhant dans son forte-monnaie
Tiens, pour tes mioches et pour toi, el laissenous tranquilles. — Dis donc, Baudru!
LE PAPA
Ma tante?
LA TANTE
C'est a toi, qu'est le père de l'enfant, à aller à la sacristie, prévenir le prêtre de semaine.
LE PARRAIN
Et nous?
LA TANTE
Restez avec vot' commère, attendez qu'on vienne vous chercher. 11 a été ben gentil dans la voiture le pauv'bichon à sa mémère !
LA GARDE
Comme ça depuis qu'il est au monde.
t. V TANTE.
Pauv'trésor. — Faudra pas manquer de demander de l'eau chaude.
LE DONNEUR D'EAU BÉNITE
Y en a toujours. — Si ces dames voulaient entier dans la sacristie que l'acte soye dressé, y fait toujours pu chaud.
LA TANTE
11 a raison , vous avez raison , mon brave homme, tenez, pour avoir du tabac.
LE BAPTEME.
LE DONNEUR DEAU BENITE
En vous remerciant de vos bonté-.
LA TANTE
C'est vrai, nous restions là sus nos jambes comme des imbéciles.
T. B PAIIR A I N .
Je croyais qu'il n'y avait qu'à la mairie que l'on dressait l'acte.
LE DONNEUR D'EAU BENITE
On n'a jamais baptisé à la mairie, on ne fait que reconnaître.
D AN s L'EGLI SB
Gens du quartier, MADAME SOMBRET.
MADAME LEBIDOIS.
M A DAM H SOMBRET.
Est-ce que, par hasard, ce serait déjà fini, je ne vois personne?
MADAME LEBIDOIS.
Ça ne m'étonnerail pas, y vous faut une éternité pour mett'un fichu.
LE DONNEUR D'EAU BENITE
C'est pas seulement commencé, y sont dans la sacristie, y vont venir, ça va pas tarder.
MADAME SOMBRET.
Y a pas de temps perdu, vous avez toujours peur d'arriver trop tard, vous voyez.
MADAME LEBIDOIS.
Dame, écoutez donc, chat échaudé craint l'eau froide.
MADAME SOMBRE T
Je voudrais seulemenl voir la marraine; je suis
curieuse de savoir comment qu'elle est mise, puis après m'en aller: je tiens qu'à ça.
MAI) ami: le bi dois.
Allé auraitbeau et' couverte de bijoux, de la tête
aux pieds, qu'aile aurait toujours son air chiffon.