‹ La religion des imbécilesChapitre 71 sur 134 · MADAME BRIDAI LT · texte numérisé non relu

MADAME BRIDAI LT

C'est le tort qu'il a eu: il n'en fait jamais d'autres, monsieur; il savait pourtant bien qu'il avail affaire.

DÉSIRÉE

Quelle affaire donc qu'il a?

M \ DAM E lilUDAULT.

Ça ne vous regarde pas.

DÉSIRÉE

Comme si je ne savais jamais tout ce qui se passe ici ?

\ous savez que vous ne savez rien, voilà tout ce que vous savez.

h KS1RÉE.

Ça n'empêche que si madame apprenait les tas de choses qu'on débite mu- son compte, ça l'y ferait pas plaisir.

MADAME BRIDAULT.

Et que peut-on dire sur mon compte? — Ai-je jamais rien fait de répréhensible?

DÉSIRÉE

Quand madame voudra, j'y durai.

M A DAME BRI DAULT.

Gela n'est pas nécessaire. — Heureusement pour moi, j'ai su depuis longtemps me mettre audessus des potains et m'en suis toujours admirablement trouvée. Si monsieur Bridault partageait ma manière de voir, nous serions les gens les plus heureux du monde, mais nous sommes loin de l'être, la faute à qui? Pas la mienne.

DÉSIRÉE

Vu fond, il est pas malheureux, dans ce qu'il est.

MADAME BRIDAULT.

Gomme tous les égoïstes.

DÉSIRÉE

Vous êtes pas non plus raisonnable.

MADAJIL BR1I)AL'I.Ï.

Qu'est-ce à dire?

DÉSIRÉE

Dame, c'est vrai, y fait, c't'homme, tout c 'qui peut pour vous faire plaisir, jamais vous n'êtes contente.

MADAME BIUDAULT.

Vous ne savez ce que vous dites.

It KSI I! I K.

Depuis plus d'quinze jours qu'vous l'tenez comme dansn'eune boîte, à n'jamais sortir qu'pour aller k sa messe, croyez-vous qu'ça y soit bon. puissant comme il est !

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