METS ET HKEUVAGES DU SACRIFICE
autant <iue po^^^ible, .san.'< que la bête crie. Les principaux acteurs du sacrifice tournent le dos jus(iu'à ce quelle ait expiré.
Les parties du corps dont on fait offrande aux dieux forment deux irroui)Cs, dont la distinction très caractéristique donne lieu à deux actes de sacrifice entièrement séparés par la lituride. Aussitôt l'animal mort, on fait une incision, par laquelle on retire l'épiploon, enveloppe des entrailles particulièrement riche en graisse' : on le cuit et l'on en fait oblation en grande cérémonie; après quoi, les textes prescrivent la distribution des présents d'usage aux prêtres officiants et les purifications'. II y a donc interruption marquée de l'acte sacrificatoire. Ensuite, on dépèce l'animal ; on offre au dieu, d'abord un gâteau de riz, puis des lambeaux des diverses parties du corps^; d'autres morceaux sont servis aux officiants. On distribue les restes entre ceuxci, le sacrifiant et les brahmanes qui en sollicitent leur part', à la réserve seulement de la queue qui figurera dans une cérémonie finale en l'honneur des épouses des dieux. Voici, à titre de document accessoire, la description que donne A(;valâyana' du sacrifice sanglant de l'Ashiakâ : « Il tue l'animal suivant le rite ordinaire, ... retire l'épiploon, et en fait oblation, en récitant la stance : Apporte, ô Agni Jâtavcdas. l'épiploon aux pères, dans leur lointaine demeure que tu connais bien : que pour eux coulent des flots de graisse; que tous les vœux que voici s'accomplissent, svâhâ! Ensuite 'il fait oblation] des morceaux dépecés [des autre.-