Ibid
SAINT BASILE
sance des choses, écrit Basile, je crois que nos Églises n’ont pas d’autre moyen de salut. Si les Occidentaux veulent montrer pour nous autant de zèle qu'ils en mettent chez eux à éteindre l’hérésie, peut-être quelque bien en résultera-t-il, car l’empereur redoutera leur nombre, leur unanimité, et les peuples les suivront*. »
Il est facile de retrouver dans cette épître à saint Athanase les grandes lignes du mémoire rédigé pour être soumis au pape. La lettre dont il fut accompagné est longue et pathétique, pleine à la fois de respect et de confiance pour le successeur de saint Pierre.
Basile expose d’abord à Dumase les misères religieuses de l’Orient, « c’est-à-dire des contrées qui s’étendent de l’Illyrie à l'Egypte. » On y attend avec ardeur les effets de la piété du pape. Aux jours passés, la charité romaine a, bien des fois déjà, secouru les Orientaux. Un siècle plus tôt, le pape saint Denys a envoyé d'abondantes aumônes à l'Eglise de Césarée, dévastée parles Barbares; ses lettres ontconsolé les fidèles etses offrandesont racheté denombreuxcaptifs. Aujourd'hui, c’est des âmes qu’il s’agit! Ce sont les captifs de l’hérésie qu’il faut délivrer! Les chrétiens de l'Orient se sentent déjà réjouis et fortifiés à la pensée que Damase va les assister. Qu’il veuille bien leur envoyer des hommes capables de concilier les dissidents, de rétablir l’union entre les Églises, ou du moins de l’éclairer sur leur situation, en lui faisant connaître les auteurs des troubles et ceux qu'il doit recevoir dans sa communion5.
A son arrivée à llome, Dorothée paraît avoir trouvé réuni un concile d’évêques d’Italie, de Gaule et d’Illy-